Examen de fin de cycle primaire : les résultats ont enregistré «un développement positif»

évaluation examens de fin d'année 2018
La directrice de l'évaluation et de la prospective au ministère de l'Education nationale, Samia Mezaïb. D. R.

Le ministère de l’Education nationale a affirmé, mercredi, que les résultats de l’examen de fin de cycle primaire avaient enregistré «un développement positif» depuis 2005, faisant état d’une «légère différence» dans les taux de réussite d’une année à une autre, avec un taux ayant enregistré 87,25% et une hausse du taux de passage à la première année moyenne de l’ordre de 96,40%. L’inspecteur général de la pédagogie, Nedjadi Messeguem, et la directrice de l’évaluation et de la prospective au ministère de l’Education nationale, Samia Mezaïb, ont indiqué lors d’une conférence de presse animée conjointement que «685 787 candidats ont réussi à l’examen de fin de cycle primaire, soit un taux de 87,25%, lors de la session 2018, tandis que le taux de passage à la première année moyenne a atteint 96,40%».

Détaillant les résultats par sexe, les deux responsables ont fait savoir que le taux de réussite à l’examen de fin de cycle primaire s’est élevé à 51,1% pour les garçons et 48,9% pour les filles. Estimant que le taux de réussite pour cette épreuve avait enregistré «un développement positif» avec un taux de réussite de 59,43% en 2005, 89,38% en 2017 et 87,25% en 2018, Mme Mezaïb a relevé que le taux de réussite dans ces épreuves n’est pas passé en dessous de 80% ces dernières années.

Pour sa part, M. Messeguem a indiqué que le taux de réussite pour cette année a été marqué par «une égalité entre les deux sexes, un objectif recherché par le ministère de l’Education nationale», a-t-il assuré, soulignant que la baisse du taux de réussite d’une année à une autre, à l’image des années 2017 et 2018, «n’a pas de signification, d’autant que la différence n’a pas atteint 10%».

S’agissant des épreuves, Mme Mezaïb a fait état d’une «amélioration» des résultats obtenus dans les matières de langue arabe et de mathématiques, contre des résultats moyens dans la langue française, avec un taux de 68,92% des candidats ayant obtenu la moyenne dans cette matière, 88,10% pour la langue arabe et 78,93% pour les mathématiques.

M. Messeguem a affirmé à ce propos que le barème de correction pour cette matière a été adapté en raison d’une question dans le sujet qui exigeait le recours à «une règle qui n’a pas été enseignée, tandis que les questions des deux autres épreuves figuraient dans le programme».

En ce qui concerne les résultats des épreuves du brevet de l’enseignement moyen (BEM), le nombre d’élèves ayant réussi, ajoute Mme Mezaïb, a atteint 329 883 candidats, soit 56,88%, alors que le taux d’accès en première année secondaire s’est élevé à 67,8%. Le taux de réussite aux épreuves du BEM chez les garçons a atteint 40,79% et 59,21% chez les filles. Selon les matières, M. Messeguem a affirmé qu’il y avait «une amélioration» des taux de réussite dans toutes les matières, alors que le taux de réussite pour les deux langues, française et anglaise, ont oscillé entre 30 et 40%, outre le recul enregistré dans la matière des sciences naturelles.

Par ailleurs, et en ce qui concerne l’arrêt de publication de nouveaux livres de la 5e année primaire et de la 4e année moyenne, M. Messeguem a précisé que «la publication de nouveaux livres est à l’arrêt depuis la rentrée scolaire 2018-2019 eu égard au nombre important de livres estimé à 70 000 nouveaux livres en 2017, et la correction des erreurs figurant dans les livres publiés l’année passée». Il a été procédé, entre autres, à «l’adaptation de ces livres aux nouveaux programmes et à la sélection et l’ajout de sujets en adéquation avec ces programmes», a-t-il ajouté.

Dans ce cadre, M. Messeguem a annoncé l’organisation de rencontres régionales à Aïn Témouchent et Médéa sur ce sujet.

R. N.

Commentaires

    Mme CH
    5 juillet 2018 - 2 h 25 min

    Quels résultats positifs…?? Le niveau des élèves est catastrophique sans parler de celui de certains enseignants..! Les parents ont recours aux cours particuliers qui sont devenus un système dans un système….! Il y a même certains élèves qui corrigent leurs enseignants……. d’autres enseignants surtout du primaire, disent que telle ou telle matière ne fait pas partie de leur spécialité…etc… en résumé: c’est la débandade…!
    Sans parler des syndicats qui n’organisent des grèves que pour des revendications salariales, au lieu de parler aussi des programmes et du reste…! Karitha…!! Pendant ce temps là, la violence, les agressions, la drogue, l’alcoolisme, l’échec scolaire..etc… sont passés à des vitesses vertigineuses…! Allah Yjib Al Kheir…!
    Je me demande quel genre de génération, ils sont en train de préparer pour l’avenir…!???




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