Quatre cinquièmes des gens normaux sont des psychopathes

gens nnormaux
S. Milgram a prouvé la capacité des gens normaux à infliger des décharges électriques à un inconnu. D. R.

Par Mesloub Khider – «L’éducateur à la tournure d’esprit fonctionnelle voit dans l’enfant l’être vivant et modèle l’environnement de l’enfant en fonction de ses besoins vitaux. L’éducateur mécaniste et mystique voit dans l’enfant une machine mécanique et chimique, le sujet de quelque Etat ou l’objet de quelque religion. Il enserre l’enfant dans un monde qui lui est étranger et appelle ce processus « adaptation » s’il est libéral, « discipline » s’il est autoritaire.» (Wilhelm Reich)

Récemment, des scientifiques français ont réitéré la fameuse expérience de Stanley Milgram(1) élaborée en 1960 consistant, avec la caution d’une autorité scientifique, à inviter des gens normaux à «infliger à un inconnu des décharges électriques de plus en plus élevées». En effet, dans le cadre de ses recherches sur les mécanismes de la soumission à l’autorité, Stanley Milgram a mis en œuvre cette expérimentation. Contre toute attente, l’expérience a démontré des résultats surprenants. Alors que S. Milgram s’attendait à obtenir de la désobéissance, les résultats ont été totalement contre-intuitifs : 65% des sujets de l’expérience ont été jusqu’au bout, en administrant un choc de 450 volts à l’élève.

Ainsi, des sujets ordinaires peuvent donc se comporter en bourreau dès lors qu’ils sont soumis à une autorité.

Cette propension extrême des adultes à la soumission inconditionnelle aux ordres de l’autorité a constitué la découverte majeure de l’étude. Il ressort de cette expérience que l’explication du comportement fortement porté à la soumission se niche dans la relation à l’autorité et non pas dans la prégnance d’instincts agressifs car, en l’absence de toute autorité matérialisée en l’espèce par la présence de la «blouse», les sujets s’abstiennent d’administrer les chocs électriques. On ne peut que s’alarmer de cette étude expérimentale. Voici des individus animés d’aucune haine, d’aucun esprit vindicatif, disposés néanmoins à se muer en bourreau dès qu’ils consentent à devenir rouage d’une structure hiérarchique de la société.

Dans la dernière expérience menée en France, les résultats sont encore extraordinairement étonnants, inquiétants, car «le pourcentage d’obéissants augmente encore : sont prêts à torturer à mort un innocent, non plus les deux tiers, mais les quatre cinquièmes de nos semblables», précise l’étude. Cette expérience scientifique a été menée pour mesurer le degré de déficience mentale notoire qu’on appelle «obéissance». Cette expérience consistait à évaluer l’empathie de l’être humain, le degré du respect de l’altérité, en un mot l’humanité de l’homme.

La normalité humaine s’évalue dans la reconnaissance d’autrui comme des êtres semblables à nous, qu’on doit respecter, aimer et surtout éviter de violenter, agresser. Faire preuve d’un comportement contraire est l’illustration d’un caractère pathologique, la manifestation d’une personnalité psychopathique.

Etant entendu que ce genre d’attitude pathologique ne relève pas de l’hérédité (il n’y a pas de « race » méchante), force est de constater qu’il s’agit là d’un phénomène de dégénérescence acquise. Ce phénomène étant massivement répandu, la conclusion nous oblige à déduire que nous avons affaire là à un fléau social. Exiger l’obéissance d’autrui, c’est dénier son humanité. L’humain adopte un tel comportement avec l’animal, la machine. Envers son semblable, dans ses relations, l’être humain use du respect. L’homme étant doté de la parole, avec son prochain, il doit employer cet outil précieux de communication pour communiquer avec civilité. Agir autrement, c’est rabaisser autrui à l’état animal. C’est lui dénier son humanité. Tout échange entre êtres humains, dans le cadre de la vie quotidienne ou professionnelle, doit s’établir dans le respect mutuel. Tout échange, quoique établi dans le cadre professionnel par une «autorité supérieure», doit s’effectuer dans le respect à l’égard de l’agent «subalterne». Car la subordination professionnelle ne traduit pas une infériorité humaine, mais seulement le positionnement de l’agent dans le classement de l’ordre hiérarchique de l’organigramme. Cela n’accorde nullement au détenteur de cette fonction supérieure le droit de manquer de respect à ses collègues placés à l’échelon inférieur.

Pareillement, dans le cadre de l’éducation nationale, le professeur doit scrupuleusement respecter l’élève. La transmission du savoir doit s’effectuer dans le respect mutuel. Le professeur est un modèle identificatoire pour l’élève. C’est au professeur de donner l’exemple en matière de civilité et d’éducation. L’emploi de la trique est un aveu de faiblesse, un signe de maladie mentale.

Seuls les ignorants ou les psychopathes (car ils projettent sur les autres leurs propres ressentis) sont persuadés de la nature malfaisante de l’homme. Pour ces individus dénués d’humanité, le «mal» est intrinsèque à l’homme. Ils voient le mal partout, car il est surtout ancré en eux. Et pour combattre le mal, ils proposent de le guérir par la contrainte, la violence, la soumission, l’obéissance. Ce remède est pire que la prétendue maladie.

On l’oublie souvent : la contrainte est la mère de la méchanceté et l’obéissance, le père des bourreaux.

Ces enfants de la contrainte violente et de l’obéissance servile, représentant la majorité de la population dite «gens normaux», constitue de futurs bourreaux, pervers narcissiques, disposés à semer la terreur et la mort si quelque autorité l’exige.

Revenons à cette douce expérience scientifique dévoilant l’humanité profonde de nos contemporains. Au cours des décharges électriques, comment expliquer que ces cobayes (cowboys ?) se montrent aussi insensibles aux cris de douleur émis par les personnes en situation de torture ? D’autant que l’expérience inclut un feed-back émotionnel dont on pourrait penser qu’il devrait inciter les sujets de l’expérience à refuser de poursuivre. En fait, en élèves dociles et soumis, ayant intégré les mécanismes de la torture sociétale et de la souffrance pathologique intériorisée, tolérée et acceptée, ces gens agissent en criminels et assassins car ils sont éducativement et socialement « normaux», à l’image de la société autoritaire qui les a façonnés, embrigadés fabriqués en vue de leur obéissance.

«Qui aime bien châtie bien.» «Si je te fais mal, c’est pour ton bien», ou bien : «Tu me remercieras plus tard.» Voici le genre de maximes d’une grande humanité que tout enfant s’entend asséner par ses parents, ses professeurs et autres autorités de substitution. «Qui aime bien châtie bien», aime à répéter le parent à sa progéniture. Alors que la réalité humaine nous prouve que celui qui aime ne châtie pas.

Avec de tels «principes éducatifs» et la souffrance et la torture font alors partie de leur conception de la vie, principes assimilés au «bien». Châtier et supporter les châtiments constituent un mode de fonctionnement normal, psychologique et éducatif de l’homme élevé avec de tels principes éducatifs. Dès lors la frontière entre le bien et le mal est parasitée par des conceptions totalement erronées. La perception du bien et du mal est faussée. Eduqués par de telles conceptions éducatives confuses, il ne faut pas s’étonner que ces hommes soient potentiellement capables de se métamorphoser en criminels, en psychopathes. Des serviteurs zélés des pires régimes, des pires dictatures.

Ce sont ces mêmes «gens normaux» qui sont capables d’appuyer sur le bouton des décharges électriques, sans discontinuer, sans scrupule ni remord.

De toute évidence, cette obéissance, cette déficience mentale est le corollaire de l’autorité. Sans autorité instituée et contraignante, point d’obéissance. Sans apprentissage précoce et intériorisation de la soumission à l’autorité, point d’obéissance. Par son obéissance, l’homme signe sa soumission et reconnaît à l’autre le droit d’exercer son autorité. On récompense l’obéissance au degré élevée de sa soumission à l’autorité. Plus l’obéissance est obéissante, plus la servitude est récompensée.

L’homme n’a rien à apprendre du chien en matière d’obéissance à son maître. D’ailleurs, depuis que le chien est devenu l’ami de l’homme, il a perdu sa liberté. Il a développé un instinct humain d’obéissance remarquable par sa longévité. Et il n’est pas près de s’en défaire, à l’image de son «maître», l’homme, qui porte l’obéissance comme une seconde peau.

Excepté dans les contextes extrêmes de guerre, de colonialisme, d’esclavage, de prise d’otage, l’obéissance s’exécute librement, elle s’offre en toute quiétude à l’autorité. Dès lors, ce n’est pas l’autorité qu’il faut incriminer, mais l’obéissance qu’il faut condamner. Pas d’autorité sans obéissance. Eliminer l’obéissance : l’autorité aussitôt s’effondre, s’éteint. En vérité, il est plus difficile de venir à bout de l’obéissance que de l’autorité. L’obéissance est un cancer qui ronge la société autoritaire.

L’apprentissage de l’obéissance s’exerce principalement au sein de l’éducation nationale. A cet égard, les circulaires de l’éducation nationale sont explicites. Ces écoles-casernes se chargent d’inculquer la discipline. Le conditionnement s’exerce durant au moins une quinzaine d’années pour fabriquer des adultes diplômés ès obéissance. Des adultes prêts à s’engager sous l’autorité d’un patron, d’un haut gradé pour servir dans l’armée, sévir sous toute autorité. Prêts à appuyer sur le bouton des décharges électriques.

De même, le sport, notamment d’équipe, est une autre école de cette violence exercée contre la liberté d’agir et de penser. L’école du sport (qu’il faut différencier du sport pratiqué par plaisir individuellement) se charge également d’enseigner la discipline, l’obéissance, notamment dans les clubs. Il n’est donc pas surprenant que l’école et le plus populaire sport, le football, soient devenus des terrains d’exercice des pires violences. Pas surprenant que la société capitaliste fondée sur l’obéissance à l’autorité ait fait de l’école et du football les lieux privilégiés du conditionnement social, d’embrigadement idéologique.

De surcroît, Il ne faut pas oublier le rôle de la télévision et du cinéma. En effet, ces deux instances médiatiques et filmiques diffusent quotidiennement des émissions et des films où toutes les violences gratuites sont ainsi légitimées. Ces deux médias participent à la banalisation de la violence, à la normalisation des comportements antisociaux par la diffusion de programmes et de films valorisant la violence.

On entend souvent dire que «les prisons sont la meilleure école pour fabriquer des bandits, des psychopathes, des malades mentaux». Mais c’est notre société capitaliste contemporaine moderne qui est la meilleure école pour fabriquer ces spécimens, ces énergumènes, à l’échelle industrielle. Ces bandits et malades mentaux, devenus la norme, capables d’appuyer sans scrupule sur le bouton de décharges électriques sans interruption.

Par l’intériorisation de la maxime hautement éducative «qui aime bien châtie bien» (je te fais du mal pour te faire du bien), la souffrance individuelle intégrée comme une bienfaisante action publique, il n’est pas surprenant que le docile et obéissant enfant se mue à l’âge adulte en potentiel bourreau. Que la majorité de ces adultes figurent parmi les quatre-vingts pour cent des cobayes disposés à appuyer sans scrupule sur le bouton des décharges électriques, avec une joie carnassière et une férocité jubilatoire. L’expérience scientifique s’est déroulée dans une situation normale, au sein d’un laboratoire, avec des personnes innocentes. Qu’adviendrait-il dans un contexte de bellicosité réelle ? Assurément, la férocité de ces personnes se déplorerait et se déchaînerait avec une plus sanglante cruauté.

Cette expérience scientifique dévoile la nature pathologique de la majorité des hommes et femmes de notre société. La férocité dont ils sont capables révèle des personnalités psychopathiques. Ces caractéristiques pathologiques ne sont pas la conséquence de facteurs externes, mais la traduction du fonctionnement même de leur «normalité». Aussi longtemps que l’autorité et l’obéissance constituent des vertus sociales, la société fonctionnera comme une jungle composée d’animaux bipèdes régis par le seul instinct de domination et de meurtre. La vie n’a aucune valeur.

Dans le rapport analysant l’expérience scientifique, il est indiqué que «mieux le sujet était intégré à la société, plus il était susceptible d’obéir à l’ordre de torturer». Ce constat est alarmant. Cela révèle que 80% de gens socialement intégrés, dits «civilisés», sont disposés à torturer, à maltraiter, à massacrer des personnes en cas de nécessité. Par exemple, sévir comme mercenaires au service du terrorisme d’Etat, des bandes criminelles religieuses ou mafieuses, des milices ethniques irrédentistes. Que l’on ne s’étonne pas des récurrents massacres collectifs perpétrés par des jeunes psychopathes au sein des établissements scolaires. Des jeunes psychopathes disposés à se faire exploser au milieu d’une foule. A foncer au volant d’un camion sur des piétons.

Au reste, si 80% acceptent joyeusement d’exécuter des ordres inhumains, cela laisse une grande marge de manœuvre à l’Etat pour puiser une masse moutonnière brute disposée à remplir les basses besognes criminelles et meurtrières pour perpétuer son ordre établi. J’ai toujours pensé que le fascisme se love dans le giron de la démocratie bourgeoise, dans les entrailles du capital. Le fascisme est le frère siamois de la démocratie bourgeoise. Ce sont les deux revers de la même médaille capitaliste.

Dans l’expérience scientifique, il demeure 20% qui n’ont pas exécuté les ordres. Selon le compte rendu du rapport, «les insoumis étaient plutôt les marginaux, des individus mal intégrés». Le salut de l’humanité viendrait-il de sa marge ? Et en marge de l’ordre existant ? Salut porté par cette frange pourvue encore d’humanité, réfractaire à toute obéissance, révoltée congre toute autorité, éprise de principes de liberté et d’égalité, attachée à la fraternité ?

«Tu es malade, petit homme, très malade ! Ce n’est pas ta faute. Mais il ne tient qu’à toi de te débarrasser de ton mal. Tu te serais débarrassé depuis longtemps de tes oppresseurs si tu n’avais toléré et parfois soutenu activement l’oppression. Aucune force de police au monde ne serait assez puissante pour te supprimer s’il y avait, dans ta vie quotidienne, seulement une étincelle de respect de toi-même, si tu avais la conviction intime que sans toi, la vie ne continuerait pas un seul jour.»

«Tu refuses d’être un aigle, petit homme, c’est pourquoi tu es la proie des vautours.» (Wilhelm Reich)

M. K.

1- Stanley Milgram (1933-1984 à New York) est un psychologue social américain. Il est principalement connu pour l’expérience de Milgram (sur la soumission à l’autorité) et l’expérience du petit monde. Il est considéré comme l’un des psychologues les plus importants du XXe siècle. L’expérience de Milgram devient largement connue à partir de 1963.

Comment (15)

    mouatène
    30 août 2018 - 14 h 06 min

    donc les institutions judiciaires ( cpi – tpi – cij ) servent beaucoup aux africains et pas grand chose aux autres. et sans oublier que la loi du plus fort est toujour la meilleur.

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    Bouzorane
    29 août 2018 - 21 h 22 min

    Des conclusions hâtives et des raccourcis hasardeux!
    L’autorité n’est pas un mal absolu et la liberté n’est pas un bien absolu!
    Cela dit, c’est un article très intéressent et on aimerait lire plus souvent des essais de ce genre : des analyses psychologiques, sociologiques, anthropologiques….. à condition que ce soit appliqué à l’Algérie!
    Et c’est là que réside la principale reproche : à quoi sert un analyse sociétale si elle ne concerne pas une société bien ciblée?
    Parler dans le vide…. cibler l’humanité dans son ensemble….c’est trop vague… trop prétentieux… trop peu efficace…. trop peu constructif… c’est juste du verbiage!
    Soyons efficaces… Soyons pragmatiques… Concentrons-nous sur notre Patrie!

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    Le Français
    29 août 2018 - 21 h 19 min

    Très bonne expérience (la française) d’ailleurs, pour ceux qui veulent la voir, quelqu’un l’a diffusée sur YouTube.

    L’expérience des années 60 n’a pas été diffusée sur YouTube par quelqu’un en entier mais vous devriez pouvoir en voir quelques parties en cherchant.

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    Logiciel
    29 août 2018 - 20 h 15 min

    et comment…

    – Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston ?
    Winston réfléchit :
    – En le faisant souffrir, répondit-il.
    – Exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Comment, s’il ne souffre pas, peut-on être certain qu’il obéit, non à sa volonté, mais à la vôtre ? Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l’esprit humain en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies. Commencez-vous à voir quelle sorte de monde nous créons ? C’est exactement l’opposé des stupides utopies hédonistes qu’avaient imaginées les anciens réformateurs. Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d’écraseurs et d’écrasés, un monde qui, au fur et à mesure qu’il s’affinera, deviendra plus impitoyable. Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance. L’ancienne civilisation prétendait être fondée sur l’amour et la justice. La nôtre est fondée sur la haine. Dans notre monde, il n’y aura pas d’autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l’humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout.
    « Nous écrasons déjà les habitudes de pensée qui ont survécu à la Révolution. Nous avons coupé les liens entre l’enfant et les parents, entre l’homme et l’homme, entre l’homme et la femme. Personne n’ose plus se fier à une femme, un enfant ou un ami. Mais plus tard, il n’y aura ni femme ni ami. Les enfants seront à leur naissance enlevés aux mères, comme on enlève leurs œufs aux poules. L’instinct sexuel sera extirpé. La procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d’alimentation. Nous abolirons l’orgasme. Nos neurologistes y travaillent actuellement. Il n’y aura plus de loyauté qu’envers le Parti, il n’y aura plus d’amour que l’amour éprouvé pour Big Brother. Il n’y aura plus de rire que le rire de triomphe provoqué par la défaite d’un ennemi. Il n’y aura ni art, ni littérature, ni science. Quand nous serons tout-puissants, nous n’aurons plus besoin de science. Il n’y aura aucune distinction entre la beauté et la laideur. Il n’y aura ni curiosité, ni joie de vivre. Tous les plaisirs de l’émulation seront détruits. Mais il y aura toujours, n’oubliez pas cela, Winston, il y aura l’ivresse toujours croissante du pouvoir, qui s’affinera de plus en plus. Il y aura toujours, à chaque instant, le frisson de la victoire, la sensation de piétiner un ennemi impuissant. Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain… éternellement. »
    .
    George_Orwell : 1984 Troisième Partie Chapitre_III.

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    Anonyme
    29 août 2018 - 19 h 16 min

    Pour les arabo-musulmans cinq cinquième sont des sociopathes.

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    à creuser ...
    29 août 2018 - 15 h 37 min

     » Il est principalement connu pour l’expérience de Milgram (sur la soumission à l’autorité)  »
    cette histoire de soumission à des moins que nous ….c’est intriguant , c’est à se demander qui est normal et pas ?

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    Ch'ha
    29 août 2018 - 13 h 50 min

    Cher Mesloub Khider.
    Je suis en désaccord total avec votre article 4/5 des gens normaux sont des PSYCHOPATHES donc ce ne sont PAS DES GENS NORMAUX.
    Ensuite, je ne suis pas une marginale et pourtant je n’ai jamais pratiqué la politique du harcèlement au travail ni la torture PERSÉCUTION etc sur autrui dans le civil et cie quand on est équilibré dans sa tête son corps et dans sa vie sain de corps et d’esprit on ne se trouve pas un bouc émissaire à sa viedemerde.com MISÉRABLE VIE, j’ai toujours été intégrée et trouvé my place in society. Dans le cadre professionnel, très compétente sociable bla bli bla bla je ne me suis JAMAIS soumise à la politique du harcèlement envers mes collègues de mon ex chef le Pr Gehennd Michallet au contraire j’ai soutenu mes collègues en détresse psy et les ai aidé alors qu’eux (ceux non virés) csans surprise ont participé à la cabale à mon encontre…avec le coaching des « psychologues » patients …c’est vous dire le niveau.
    Donc NON un individu sain d’esprit ne torture pas ne persécute personne même si l’autorité lui demande.
    Pour les avoir étudié et publié mon étude avec critiques dithyrambiques des professionnels en la matière 😉 sans vouloir faire du zèle Herr Doktor 😉
    Plus taré que les psy tu meurs …et LA MALADIE MENTALE EST CONTAGIEUSE ET INCURABLE, PSYCHOPATHES INCURABLES p<0,001.
    Donc lorsque l'on est sain d'esprit on ne persécute personne on ne va pas écraser non plus un individu en l'occurrence moi et sa mère voiture bélier en la laissant morte (moi) comme un rat sur le trottoir on ne s'extasie sur les réseaux sociaux en portant des CRIMINELS AU RANG DE HÉROS MARVEL on ne laisse pas la victime sans soins médicaux avec PERSÉCUTION OBSESSIONNELLE RÉCURRENTE à tous mes niveaux médicaux paramédicaux étatiques et non étatiques etc etc en République Française de l'État Israël.
    Un sain d'esprit même sous l'autorité n'agira jamais de la sorte seuls les PSYCHOPATHES INCURABLES qui en tirent outre un profit (job etc …promotion canapé…etc..) UNE JOUISSANCE PERSONNELLE visible chez tout malade mental et PSYCHOPATHE qui se respecte.
    BARBARIE PURE SOUCHE PAS BESOIN D'ALLER CHEZ L'ENTITÉ SIONISTE c'est gratuit pour les bougnoules algériens en France.
    RIEN ABSOLUMENT RIEN NE JUSTIFIE NI NE CAUTIONNE UN COMPORTEMENT PSYCHOPATHE ET CRIMINEL.

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      Ch'ha
      29 août 2018 - 13 h 59 min

      PS : tout individu est RESPONSABLE DE SES ACTES.

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      Anonyme
      29 août 2018 - 17 h 00 min

      Bonne réponse j’ajouterai que la conscience, la moral, l’intelligence, la capacité de réfléchir sur des situations données, etc.., de chaque individu, et quelle que soit son environnement, son éducation, déterminent ses actes. L’obéissance et la soumission aux lois, à condition quelles soient justes, qui régissent les sociétés, et les individus, sont nécessaires pour éviter des situations chaotiques. Ceci dit, l’obéissance et le respect des lois justes, contribuent à améliorer et protéger la société et à lui permettre de vivre en harmonie avec toutes ses différences, dans une société libre et démocratique. Ceci dit l’obéissance à un ordre dont il est question dans cet article, elle s’applique à des sociétés déséquilibrées, masochistes comme l’est la société algérienne qui a perdu tous ses repères historiques et identitaires, et les sociétés musulmanes en générale qui font le zèle religieux. Pour en revenir aux psychopathes dont il est question dans cet article, il y en a malheureusement dans toutes les sociétés, mais ils ne représentent qu’une infime minorité. J’ai encore foi heureusement en l’humanité

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      mouatène
      29 août 2018 - 17 h 12 min

      vos deux derniers paragraphes sont interessants. question: comment qualifiez vous les chefs d’états qui ordonnent des frappes sur des vielles entières et ceux qui exécutent ces ordres. votre réponse m’instruirait. merçi.

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        Logiciel
        29 août 2018 - 19 h 50 min

        ils sont appelés « méthodes nauséabondes de la multinationale« .
        .
        Heineken au Rwanda: brasser de la bière pour des génocidaires

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    Med
    29 août 2018 - 13 h 34 min

    Contribution très intéressante. Je suggère de voir le travail de Phillip Zimbardo à la Standford University: le Stanford-Prison-Experiment (1971).

    Il serait peut-être utile de voir où se situent les limites entre la socialisation de l’individu et le risque de sa soumission devant autrui. L’espace principal où s’articule cette soumission demeure toujours l’école où l’on apprend (on enseigne) dès le jeune âge à être un futur travailleur obeissant dans le secteur productif, administratif ou autre. Alors que le travail devrait être une condition d’émancipation sociale.

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    pire encore :
    29 août 2018 - 13 h 30 min

     » y’a t-il quelques medecins normaux  » ? hahahaha

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    La question de toujours..
    29 août 2018 - 13 h 28 min

    la question que je me pose depuis une trentaine d’années : c’est quoi la personnalité dite normale ??? ; je ne suis jamais arrivée à une réponse qui méne à un échantillon constatable … cela fait peur !

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    ZORO
    29 août 2018 - 13 h 04 min

    Si les quatre cinquiemme des humains sont des psychopathes et le cinquiemme qui reste des marginaux et des individus mal intergres où sont donc les hommes qui ne cessent de nous chanter qu ils sont libres???
    Amazigh??just an amazing quiz!!!!
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