Pourquoi le FFS a boycotté l’élection du nouveau président de l’APN

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Hadj Djilani, premier secrétaire national du FFS. New Press

Par Hani Abdi Le Front des forces socialistes (FFS) explique les motivations de sa décision de boycotter, mercredi dernier, la plénière consacrée à l’élection du nouveau président de l’Assemblée populaire nationale (APN).

Pour la formation de feu Aït Ahmed, les présidents des deux Chambres n’ont jamais respecté l’éthique politique. Le FFS souligne qu’au lieu de présenter le bilan annuel du Parlement et d’évaluer l’année parlementaire dans le domaine de la législation et sur le plan de l’activité parlementaire, notamment le contrôle de l’action de l’Exécutif, les présidents des deux Chambres avaient profité de cette tribune pour faire la promotion de réformes ratées, imposées par le pouvoir, loin de tout consensus et hypothéquant l’avenir du pays et des générations futures.

Le plus vieux parti de l’opposition cite notamment la loi sur les hydrocarbures, l’exploitation du gaz de schiste contre la volonté populaire, la privatisation des entreprises et la gestion chaotique du foncier agricole. Le FFS s’était élevé contre l’utilisation du Parlement comme «comité de soutien au pouvoir, à travers la promotion du bilan du chef de l’état, soutien au 5e mandat». Cette formation rappelle ainsi avoir pris la décision de boycotter l’ouverture de la session parlementaire le 3 septembre 2018 pour dénoncer la mainmise du pouvoir exécutif sur le législatif et la mise en péril de l’avenir du pays et l’ascension vers une Algérie démocratique et sociale.

Le FFS estime aussi qu’au lieu que leurs discours traitent des grands dossiers de corruption dans lesquels sont impliqués de hauts responsables au niveau du pouvoir, les présidents des deux Chambres excellent dans les attaques contre «l’opposition et contre tous ceux qui réclament le changement par la transparence et une bonne gestion des affaires du pays». Le FFS dit également avoir dénoncé «la majorité usurpée et les gouvernements successifs excellant dans la violation de la Constitution et des lois, et la pratique des coups de force et de la violence».

Le FFS souligne que devant les coups de force, la violence et la mise en faillite des institutions, ses parlementaires ne pouvaient que boycotter la mascarade du 24 octobre dernier. Autrement dit, le FFS ne pouvait apporter son soutien ni à l’un ni à l’autre camp du pouvoir. Il dit continuer à militer pour qu’aboutissent les commissions d’enquête parlementaires que ses députés demandent, notamment celle relative à la réapparition des épidémies et des maladies infectieuses, les retards et surcoûts des projets structurants et les concessions agricoles.

H. A.

Comment (3)

    GHEDIA Aziz
    25 octobre 2018 - 19 h 31 min

    Le FFS et les autres partis de l’opposition devraient se retirer carrément de cette APN doublement illégitime. Demander des enquêtes sur l’apparition du choléra et des autres maladies du Moyen-Age ne sert à rien si ce n’est qu’à noyer le poisson dans l’eau. En d’autres termes, cela s’appelle aussi la politique de la fuite en avant. De toutes les façons, c’est une question de quelques jours ou quelques semaines, on ira, qu’on le veuille ou on, vers la dissolution de cette institution non représentative du peuple. Le président A. Bouteflika va bientôt émerger de son état léthargique et prendra la seule solution qui s’impose : dissolution de l’APN.

    Tredouane
    25 octobre 2018 - 18 h 21 min

    Car tout simplement c est illégale,l’opinion public réclame la dissolution.

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    FFS Arabise' par l' islam
    25 octobre 2018 - 17 h 31 min

    Parcontre il siege dans un faux parlement. Les membres du ffs/63 se tournent dans leurs tombes

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