Marche pour les libertés : plusieurs arrestations et barricades à Béjaïa

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Les forces de l'ordre ont été déployées pour empêcher le rassemblement sur la place Saïd-Mekbel. New Press

Par Hani Abdi − D’importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour empêcher la marche pour les libertés à laquelle ont appelé plusieurs associations et ONG de Béjaïa.

Les forces de sécurité ont procédé, dès les premières heures du matin, à l’arrestation de plusieurs personnes ; elles ont bouclé plusieurs axes routiers menant vers la maison de la culture Taos-Amrouche et  se sont également postées tout autour de la place de la liberté d’expression Saïd-Mekbel, point de ralliement des marcheurs.

Certains manifestants sont revêtu des gilets jaunes, faisant ainsi un clin d’œil aux protestataires qui ont occupé ces dernières semaines les rues de plusieurs grandes villes françaises pour réclamer la suppression des taxes sur le carburant.

Cette marche vise à défendre les libertés, à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Le Comité pour la libération du blogueur Merzouk Touati, principal organisateur de cette marche, a appelé à la vigilance pour éviter des débordements qui seraient dommageables pour le mouvement et la dynamique enclenchée depuis quelques mois. La libération de Merzouk Touati, injustement condamné à 7 ans de prison ferme et incarcéré depuis 23 mois, figure parmi les mots d’ordre de cette marche. Les initiateurs de cette marche demandent aussi la libération de tous les autres détenus d’opinion, victimes de l’injustice.

Les manifestants, qui se sont heurtés à l’impressionnant dispositif de sécurité, sont pourtant venus nombreux pour faire de cette Journée mondiale des droits de l’Homme «une tribune pour porter haut et fort le cri de détresse de tous les détenus d’opinion et pour que chacun de nous tous; puisse exercer ses libertés d’expression et d’opinion sans risque de se voir jeté dans les geôles de la République».

H. A.

 

Comment (11)

    Blakel
    11 décembre 2018 - 0 h 25 min

    En France, il y a 1 agent des forces de l’ordre pour 10 manifestants, alors que chez nous chez 10 agents des forces de l’ordre pour 1 manifestant. C’est comme ça qu’on a réglé le problème du chômage :=)

    Elkenz
    10 décembre 2018 - 14 h 09 min

    Les temps ont vraiment changé, puisque de nos jours on défend un traitre ,et on condamne l’ Etat qui l ‘a débusqué.

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      E=MC2
      10 décembre 2018 - 18 h 50 min

      ElKenz, ton commentaire pue elkhenzir! Tu ne parlerais pas comme ça si le pouvoir actuel t’avait injustement emprisonné sans preuve tangible. Rampe à ses pieds si tu veux mais n’insulte pas ceux qui restent debout et résistent à la hogra.

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    Baril
    10 décembre 2018 - 12 h 36 min

    Tu dénonces les atteintes aux libertés collectives et individuelles on te COFFRE, tu dénonces une justices aux ordres on te COFFRE, tu dénonces la corruption pyramidale (haut vers le bas JAMAIS l’inverse) on te COFFRE, tu pointes du doigt l’arbitraire , le benâamisme, le clanisme , le régionalisme, le TAKOUL NAKOUL qui faire rage à tous les niveaux et strates du MOUJTAMA3 on te COFFRE…Tel est la genèse et continuité génétique d’un systeme liberticide…tout le reste n’est que palabres (pour n’oublier personne) de comptoirs de bistrots et autres salons de thé et cafés maures…

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    LE NUMIDE
    10 décembre 2018 - 11 h 47 min

    COPIAGE RIDICULE!! Chaque pays et chaque peuple ont leurs problèmes. le problème a Bougie c’est pas la liberté , mais plutôt la mauvaise gestion urbaine lamentable et catastrophique et la saleté des quartiers et des espaces et artères. c’est ce qu’il faut revendiquer à l’État fainéant .. et aux élus paresseux et médiocres (…)

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      Anonyme
      10 décembre 2018 - 12 h 23 min

      Amazigh veut dire homme libre, or le régime arabe impose l’arabisation, par la force des armes. Si tu veux vendre ton ame au diable c’est ton problème, pour nous toute manifestation pour la liberté doit etre soutenue.
      La bonne gestion en économie est tributaire d’un contexte de droit où la loi est égale pour tous. Dissocier ce volet est ignorer l’ABc de la gestion.

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      En colere
      10 décembre 2018 - 13 h 13 min

      Y a aussi les responsables corrompus qu’on nous envoie pour opprimer et freiner le développement de la région. la seule région ou il n’y a pas d’allégeance à la dictature et trafic des élections.

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    ZORO
    10 décembre 2018 - 11 h 42 min

    De deux choses l une, ou ce MARZOUG est innocent et doit etre libeŕé et le juge qu il l a incarcéré doit rejoindre sa place pour abus de pouvoir et atteinte a la liberté d un citoyen innocent .
    Ou le juge en son ame et conscience a fait ce qu il devait faire . ne reste aux gens de la tribu que se taire ils ne pourront jamais defendre tous les traitres qui se trouvent parmi eux.

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      TRIBUT
      10 décembre 2018 - 13 h 56 min

      @ zero
      Ta petite logique à 2 sous n’a d’égale que ton racisme et ton ignorance.
      A qui formules tu ta question ? A ce système illégitime et corrompu que tu défends et qui envois des innocents en taule sur simple injonction des barons, voire même avant dépôt de plainte.
      Quand à la « Tribu », ce sont SIADEK ce qui t’ont libéré du joug colonial et essaient de t’offrir un état de droit et un peu de dignité. Comme en 62, quand cet objectif sera atteint, des arrivistes dont tu feras certainement partie s’en revendiqueront pour en récolter les honneurs.

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      Anonyme
      10 décembre 2018 - 15 h 24 min

      cher ZORRO, ne fait pas attention et laisse passer. notre ami le kabylophone est en manque.

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        ZORO
        10 décembre 2018 - 20 h 35 min

        J AI IMPRESSION QUE L ANONYME QUI PARLE DU KABYLOPHONE ET LE TRIBUT NE SONT QU UNE SEULE ET MEME PERSONNE
        HAROUDI EL KHALAT DITE ANTI KHAFAFICH.
        SIGNEZORO….Z….

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