Véhicules : forte hausse de la facture d’importation des CKD en 2018

véhicules ckd
Un véhicule CKD en plein déballage pour remontage. D. R.

La facture d’importation des collections CKD destinées à l’industrie de montage des véhicules de tourisme a atteint près de 3 milliards de dollars en 2018 contre 1,67 milliard de dollars en 2017,a appris l’APS auprès du Centre national des transmissions et du système d’information des Douanes (CNTSID).

Ainsi, les importations des collections CKD des véhicules de tourisme (classés dans le groupe des biens de consommation non alimentaires) ont augmenté de plus de 1,32 milliard de dollars, soit une hausse de 79,23% par rapport à 2017. Cette tendance haussière a également touché les importations des véhicules de transport de personnes et de marchandises et de leurs collections CKD, avec une facture de 732,14 millions de dollars en 2018 contre 521,22 millions de dollars en 2017. Les importations des véhicules de transport de personnes et de marchandises et des collections CKD de cette catégorie de véhicules (classés dans le groupe des biens d’équipement) ont ainsi connu une hausse de l’ordre de 211 millions de dollars (+40,5%). Ainsi, la facture globale d’importation des collections CKD destinées à l’industrie de montage de ces deux types de véhicules et l’importation des véhicules utilitaires (produits finis)s’est chiffrée à plus de 3,73 milliards de dollars en 2018 contre 2,2 milliards de dollars en 2017, en hausse de 1,53 milliard de dollars (+70%).

Concernant les importations des parties et accessoires (pièces détachées pour les véhicules d’occasion…), elles ont baissé à 374,6 millions de dollars contre 416,23 millions de dollars, soit une réduction de 41,65 millions de dollars (-10,01%). En outre, les importations des pneumatiques neufs en caoutchouc se sont chiffrées à 147 millions de dollars en 2018 contre 123,62 millions de dollars en 2017 (+19%).

Pour rappel, l’industrie de montage local des véhicules de tourisme a réalisé une production de 180 000 véhicules en 2018 contre 110 000 en 2017, en sus de la production de 4 500 véhicules industriels en 2018.

R. N.

Comment (4)

    Anonyme
    20 février 2019 - 20 h 26 min

    Il ne faut pas sortir de saint-cyr pour comprendre dès le début que c’était une stratégie antique économique et qui allait nous ruiner et rendre plus dépendant de l’étranger. Les plus grands pays ont entre 1 à 4 marque de voitures et ont un tissus de s/traitance très développé. Une voiture c’est des milliers de pièces, nous, nous ne produisons même pas un boulons, n’avons aucune base de s/traitance et nous avons agréé plus de 20 constructeurs. Les USA coulerait leur économie avec ce scénario. Mais les nôtres ont pour objectif d’importer plus et de satisfaire leurs soutiens étrangers.

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    Brahms
    20 février 2019 - 17 h 25 min

    Le réseau routier est trop faible pour absorber toute cette masse de véhicules. Il aurait fallu en amont faire des autoroutes avec péage, des aires de repos, des stations d’essence, des PC sécurité, des hôtels Ibis, des restaurants ultra modernes tout le long des réseaux routiers pour créer des emplois de service et ainsi réduire la masse de chômeurs. Mais rien n’a été fait, on assiste impuissant à plein d’embouteillages comme dans un goulot d’entonnoir et il faut sortir à 04 h 30 du matin de chez soi pour arriver à son rendez vous sinon la journée est foutue.

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      Carlos
      20 février 2019 - 23 h 07 min

      Toi …T’a visité le voisin de l’ouest..!!

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    Anonyme
    20 février 2019 - 15 h 54 min

    Déjà qu’on étouffe avec le parc en place
    Pitié pour notre environnement et les 4000 décès par an sans compter les centaines de milliers de blessés

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