Pourquoi Gaïd-Salah convenait à Bouteflika

AGS scène politique
Ahmed Gaïd-Salah en compagnie de l'ex-président de la Réublique. New Press

Par Ahmed Khadri – Hegel disait que la vérité est dans la totalité. Pour comprendre la scène politique actuelle en Algérie, il faut plus qu’auparavant appliquer cet adage philosophique et remonter dans un premier temps à la grande fracture des années 90 afin de mieux voir les scissions politiques actuelles. La crise de 1992 met déjà en jeu un clivage idéologique essentiel entre démocrates, républicains et islamistes. Ce clivage historique est encore patent en Algérie sous des formes diverses, étant l’essieu essentiel des comportements politiques qui ont une certaine signification idéologique et une incidence sur le cours des événements politiques. Pour simplifier sans dénaturer, l’Algérie eut à se déterminer selon deux projets de société : l’un islamiste dans ce qu’il a de plus rétrograde (obscurantisme et retard technologique) entièrement soumis à l’Occident, selon les modèles déjà en cours dans le Golfe. C’était le projet du FIS. Le deuxième camp est représenté par une vision moderne de la société basée sur la construction d’un véritable Etat de droit et sur un islam éclairé, qui propulse la société vers une indépendance totale des moyens économiques et technologiques de l’Occident. C’était la raison d’être du HCE (Haut Comité d’Etat), mais également de pans entiers de la sécurité nationale, depuis les GLD, l’armée et les services de sécurité, sans oublier tout un peuple jamais convaincu par le projet intégriste.

Les deux pôles majeurs : l’Algérie ou l’Occident

Ces deux axes idéologiques sont encore déterminants même s’ils scindaient déjà la société algérienne avant même l’irruption du mouvement du hirak du 22 Février. Les indépendantistes trouvent un écho plus lointain dans l’opposition frontale à l’Occident que constituent les exemples russe, chinois, nord-coréen, iranien et vénézuélien. Les islamistes de l’ancien FIS et de leurs avatars trouvent, eux, leurs relais occidentaux aussi bien en Arabie Saoudite qu’au Qatar, aux Emirats et en Turquie. Ce sont deux visions de la société en opposition totale. Le hirak du 22 Février est donc un nouvel écho de la lutte des démocrates des années 1990. En ce sens, il s’inscrit dans la démarche historique du premier camp des républicains de l’armée qui ont instauré le multipartisme en Algérie avant que Bouteflika ne vienne tout détruire. En Algérie, contrairement à d’autres pays plus monolithes, l’infiltration occidentale par le FIS a été signifiante même si elle a été vaincue militairement. Feu Mohamed Lamari, chef d’état-major de l’ANP dans les années 1990 n’avouait-t-il pas que si l’hydre islamiste était vaincue militairement, son idéologie ne l’était sans doute pas ? La réflexion lucide du chef de l’armée algérienne conduit tout naturellement à analyser le rôle incident d’Abdelaziz Bouteflika dans la gestion de la défaite militaire du FIS.

L’ex-président Abdelaziz Bouteflika n’appartient pas au clan des républicains-démocrates. Il appartient à la deuxième mouvance occidentaliste et islamiste. Il ne s’est jamais caché de ses craintes vis-à-vis d’un système de pensée qu’il renie foncièrement : la démocratie. Autoritaire, autocrate, se complaisant dans un arabo-islamisme anti-progressiste, fataliste, intéressé, il fut appelé pour éteindre définitivement le feu à la maison Algérie sur le mythe politique de Boumediene et en utilisant les deniers de la manne pétrolière. Contre lui, des personnes de haut rang, issues de tous les milieux sécuritaires et politiques, des historiques qui connaissaient parfaitement le personnage et qui subodoraient le danger d’une telle venue. Et c’est ici qu’il faut s’attarder sur un facteur supplémentaire de la crise en cours, le profil psychologique même des décideurs politiques.

Hybris et sans foi ni loi

En général, il existe deux types psychologiques prépondérants dans l’exercice du pouvoir : l’un conçoit le pouvoir comme une fin en soi, une fin qui justifie tous les moyens : Bouteflika et Gaïd-Salah appartiennent à cette catégorie psychologique. Pour le deuxième type, le pouvoir n’est qu’un moyen qui reste soumis à l’intérêt suprême de la nation. Khaled Nezzar en est un exemple : il démissionne de l’état-major en 1992 et quitte toute fonction politique en 1993 à seulement 56 ans. Il n’existe pas d’autre type que ces deux-là, avec des variantes plus prononcées. En faisant venir Bouteflika, certains décideurs ont commis une erreur d’appréciation fatale en sous-estimant l’hybris d’un personnage comme Abdelaziz Bouteflika. Très vite installé au pouvoir, l’ex-président fait le nettoyage et installe des proches aux postes stratégiques. Il fait preuve d’un profond népotisme contre toute attente. Pourtant rappelé par des républicains légalistes, Bouteflika se retourne vite contre eux en aménageant une place de choix à Ahmed Gaïd-Salah, qui devient chef des armées.

Pourquoi Ahmed Gaïd-Salah ? La raison essentielle est une fois de plus de nature psychologique. Ahmed Gaïd-Salah est un ambitieux avant tout dont la vision politique est très limitée : sans conviction idéologique, il convient parfaitement à un Abdelaziz Bouteflika très soucieux de faire un nettoyage en profondeur selon l’axe occidentalo-islamiste que nous avons décrit plus haut, auquel Gaïd-Salah ne peut que se soumettre, n’étant pas politisé. Mais tout comme on avait sous-estimé l’hybris d’un Bouteflika, ce dernier commit aussi une erreur fondamentale, ne voyant pas chez Gaïd-Salah l’ambition politique calquée sur des intérêts matériels que celui-ci affirmait de plus en plus. Bouteflika a, en effet, été doublé par Gaïd-Salah qui, de fait, partage le même profil psychologique que lui. Les deux personnages refusent de lâcher le pouvoir qu’ils ont obtenu par tous les moyens. L’union de deux ambitieux fut assez positive pour leurs propres intérêts, mais ce qui devait arriver arriva.

L’éclatement et le reniement du maître était la fin naturelle de calculs démesurés : en rejoignant l’axe islamo-occidental, Gaïd-Salah s’aperçut vite de sa trahison dogmatique des tenants de la démocratie et de son rôle instrumental dans l’éradication des artisans de l’arrêt du processus électoral pour sauver la République en 1992. C’est au moment où Bouteflika voulut s’en débarrasser que celui-ci s’aperçut de son erreur de calcul, sous-estimant une fois de plus l’ambition démesurée de son chef d’état-major. Il est évident que lors même d’un cinquième mandat, Gaïd-Salah n’aurait pas fait long feu. Bouteflika, toujours dans sa quête effrénée de puissance et d’invulnérabilité, ne pouvait que nommer un militaire de sa région au poste suprême de commandement. Un Abdelghani Hamel par exemple. Il est impossible de penser le contraire, d’autant plus que le président déchu avait verrouillé tous les postes régaliens. L’hybris de Gaïd-Salah en décida autrement en détruisant Hamel et les résidus du bouteflikisme idéologique.

Un troisième axe ?

Ainsi est apparu un troisième axe. Né de la scission avec les Bouteflika, l’Algérie politique tangue aujourd’hui entre trois pôles de décision, le pôle républicain démocrate, le pôle islamo-occidental et celui que constitue désormais le clan Gaïd-Salah, qui n’est pas à proprement parler un pôle idéologique comme nous le verrons. Gaïd-Salah étant une scission du bouteflikisme, il faut se demander ce que sous-tend son action politique actuelle. Il est évident que l’homme se cherche une idéologie, une troisième voie, ne pouvant plus se justifier auprès du hirak républicain qui le rejette malgré une grande campagne de récupération en cours (opération mains propres), et ni auprès des islamistes. Lorsqu’une faction politique dissidente entre dans une seconde dissidence, il peut soit tenter de revenir vers sa souche d’origine, soit rechercher une nouvelle autonomie. N’oublions pas, en effet, que Gaïd Salah a été un acteur du redressement républicain contre les hordes islamistes avant de rejoindre l’axe bouteflikien. Mais il fut également un acteur majeur du démantèlement du DRS, deux perfidies qui ne laissent d’autre solution politique que celle d’une troisième voie.

Laquelle ? C’est toute la question du moment. Du point de vue de l’islam, on a vu qu’un premier axe la concevait comme celui d’une religion éclairée : islam progressiste, rationnel, sortant des abîmes du temps pour l’ancrer dans une renaissance humaniste ; c’est le camp des démocrates et des républicains. Islam soumis à l’appréciation de l’Occident, wahhabite et fataliste, avec un penchant pour une réhabilitation du Messalisme, c’est le camp de Bouteflika. La vision islamiste de Gaïd-Salah revient, elle, vers un fondamentalisme de l’association des oulémas d’Ibn Badis, dans une version écumée des visées assimilationnistes à la France contre l’indépendantisme du FLN. Autant dire que l’entreprise est périlleuse. Peu importe, il faut, de toute façon, une nouvelle idéologie pour se maintenir au pouvoir et, surtout, un visage. Mais lequel ?

Dans sa nouvelle voie, Gaïd-Salah semble avoir favorisé deux personnages : Ahmed Taleb Ibrahimi et Ali Benflis. Ils pourraient, selon ses concepteurs, représenter cette fameuse troisième voie, anti-wahhabo-messaliste et également anti-islam des lumières. Une forme de traditionalisme dont le cœur aurait une teinte nationaliste, voire «djazaïriste». De quoi satisfaire pas mal de monde dans une philosophie du «moindre mal». Ou d’un retour aux sources de l’idée nationale. Il est évident que Gaïd-Salah évolue dans un trou de souris dans la mesure où il doit affronter la mouvante islamiste «internationaliste», jadis couvée par Bouteflika, et le courant nationaliste moderne des historiques, avec comme représentant majeur l’ONM. Une telle configuration à trois pôles laisse peu de chance à Gaïd-Salah de réussir. Très décrié dans le hirak, et pour cause, tout acte politique émanant de lui comme la désignation d’un candidat de l’armée est vouée à l’échec. C’est ce qu’un Ahmed Taleb Ibrahimi a certainement compris mais qu’Ali Benflis tente d’occulter à soi-même, tellement désireux de reprendre une revanche sur l’histoire. Car, en définitive, comment peut-on faire confiance à un homme qui fait feu de tout bois et dont l’envergure politique ne se limite qu’à des considérations conjoncturelles ?

En politique, et parmi même les plus machiavéliques, il faut un certain degré de visibilité et de stabilité institutionnelle, sans quoi, tout l’Etat s’effondre : l’Algérie de Bouteflika et de Gaïd-Salah suit une logique d’effondrement étatique. Comment, en effet, interpréter la mise à l’écart des généraux du DRS avec l’aide de Gaïd-Salah par les Bouteflika et, dans un deuxième mouvement, le choix d’un rapprochement sans vergogne vers le camp républicain et les généraux du DRS pour tenter de déloger le chef d’état-major ? Dans la gestion de la crise, Gaïd-Salah a commis des erreurs fatales, notamment des emprisonnements de personnes emblématiques et une atteinte au peuple du hirak même. N’ayant pas cette assise populaire, il est condamné à terme. Lui reste la solution d’un président de transition qui organise sa sortie avant que le peuple ne le déloge par la force de sa détermination à aller jusqu’au bout de sa révolution.

A. K.

 

Comment (24)

    alif
    27 août 2019 - 21 h 43 min

    C’est pour ca qu’il met la pression sur les manifestants
    On lui dit pas d’elections tant que le calme n’est pas revenu

    alif
    27 août 2019 - 21 h 36 min

    Normalement il devait partir des qu’il y a les elections
    Pas possible de partir comme ca
    Le probleme ca se passe pas comme prevu
    Alors il est agacé

    BEN
    27 août 2019 - 9 h 23 min

    HONTE A VOUS OFFICIERS SOUS OFFICIERS INGÉNIEURS ET TECHNICIENS DE L’ANP VOUS FAIRE COMMANDER PAR SES VIEUX SCHNOCKS DE L’ÉTAT-MAJOR TOUS DOIVENT PARTIR A LA RETRAITE SINON LE BATEAU ALGÉRIE VA SOMBRE

    Debza Kadiya
    26 août 2019 - 18 h 32 min

    Ce sont les deux faces d’un même medaillon, ou bien c’est Castor et Pollux appelés Dioscures dans la mythologie grécque ancienne mais contrairement à ces deux personnes de la mythologie grecque qui oeuvrent pour le bien, ces deux sinistres personnages sur la photo, sont des êtres maléfiques. Et le systéme dont ils sont issus est la Hydre de Lerne le monstre de la mythologie grecque possédant plusieurs têtes qui se régénèrent doublement lorsqu’elles sont tranchées.

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    Hamid
    26 août 2019 - 2 h 17 min

    Quand on vous dit que le système est partout, vous refusez de l’admettre.
    Oui le système est partout ! Il se promène, il prend le bus, il marche les vendredi et Mardi, il va au stade , au concert , le système habite l’esprit de chaque algérien. Il prie, il vole, il ment, il triche, il insulte sans raison, il soutient la Palestine et le Polisario, il déteste tout , il voile les femmes et regarde les films porno, il jette ses déchets partout et se plaint de la saleté de son environnement. Il est victime de tout et coupable de rien. Il dénonce la corruption quand ça ne lui profite pas à lui. Il chante le nationalisme 1 2 3 et fait tout pour échapper au service national obligatoire . Sans parler d’un gars complètent bourré qui mange pas le porc car c’est haram et Il déteste la France et l’occident mais se plaint d’avoir une réponse négative à sa demande de Visa…

    Comment voulez-vous démanteler un système dont vous êtes un élément actif ?
    Comment voulez-vous faire une révolution avec autant d’hypocrites ?

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      Zaatar
      27 août 2019 - 2 h 59 min

      C’est cela notre société élevée à la distribution de la rente et à la prédation. Et pour la formater il faudra beaucoup de temps… sauf si un événement extérieur vient le faire, genre un astéroïde type Apophis qui viendra percuter le pays à plus de 140 mille km/h.

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    Felfel Har
    26 août 2019 - 2 h 05 min

    Selon moi, la réponse est simple et claire: GS sert de feuille de vigne à Bouteflika. C’est lui qu’il a choisi pour s’assurer que le 5ème mandat ira à son terme, le temps pour ses protégés les plus fidèles de se ménager une sortie de secours avec valises lourdement chargéees. Quand le dernier sera parti, GS éteindra la lumière, fermera la porte de la Caverne d’Ali Baba et s’en ira sur la pointe des pieds en nous faisant un bras d’honneur.
    GS est le garde chiourme du clan, il veille sur l’équipe gouvernementale, ce cadeau empoisonné que nous a légué le despote en se retirant. Il s’assure que le travail de sape, entamé depuis 1999, se poursuivra jusqu’à l’inévitable affrontement final avec le Hirak.
    N’oublions surtout pas que ce sont les militaires qui ont adoubé Bouteflika et qui lui ont assuré 20 ans de règne absolu! La gestion catastrophique des dernières années est aussi imputable à tous ces gradés qui l’ont laissé faire pour qu’il les laisse faire à leur guise.
    Robespierre, qui a eu à combattre le pire des systèmes iniques, la monarchie absolue de droit divin, a contribué à ériger une république démocratique en avertissant ses compatriotes que « le pire de tous les despotismes, c’est le gouvernement militaire ». Pour notre malheur, nous sommes tombés de la Monarchie à la Dictature militaire. Jusqu’à quand?

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    Ayweel
    26 août 2019 - 0 h 24 min

    Je pense qu’il est temps et c’est le moment, avant que ce soit trop tard, pour Monsieur Khaled Nezzar, ex chef de l’armée algérienne, de dire la vérité et toute la vérité au peuple algérien et tout particulièrement à cette jeunesse qui a eu la chance de ne pas vivre les horreurs et les atrocités des années de braises. Il est temps de raconter à cette jeunesse  ce qu’ allait devenir l’Algérie sous le règne des islamistes. Il est temps de leur dire comment le courant islamiste de même aussi que le courant bathiste ont été créé, par qui ils ont été créé et comment ces idiologies ont été introduite dans notre pays, et par qui. Il faut leur dire, quitte à profaner le sacré, qui étaient ces pays soi disant frères et amis qui soutenaient les bourreaux et finançaient leurs compagnes. Il faut leur expliquer  quel était leur objectif et ce qu’ils voulaient faire de notre pays et de notre peuple. Il faut donner les noms des algériens collaborateurs, ces faux nationalistes , ces Moulins de paroles, qui font semblant d’aimer l’Algérie, qui font semblant de défendre l’Algérie en tirant sur ceux qui ont su préserver l’intégrité de la nation, sur ceux qui ont eu le courage de prendre la décision , même doulereuse soit- elle, elle est la seule judicieuse pour sauver la patrie. À un certain âge on a rien à perdre plutôt on a tout a gagner, une vérité dite est un chemin éclairé pour nos enfants, et toutes les générations futures ne seront pas trahis. Ainsi ces charlatans, sous-traitants pour les comptes d’autrui ne trouveront à qui parler à part les autres sous traitant par le biais de leurs chaînes voix de leurs maîtres. Il est temps et urgent d’expliquer dans un langage simple, que tout citoyen algérien peut comprendre, pourquoi Boudiaf est assassiné et par qui et qui a financé?, …. Qui était derrière ceux qui ont poussé Monsieur ZEROUAL à démissionner?, comment bouteflika a été imposé et par qui et quel étaient ses promesses en contre parti. Pourquoi Ghediri, et Benhadid ont été mis au cachot, et pourtant ils étaient les ferveurs opposant au système bouteflika. Et pourquoi atliba, saidani, mehri et toute la clique de ouedsouf n’a pas été touchée? Quel est le lien entre cette caste et le Royaume d’Arabie? Monsieur Nezzar, de par votre long parcours ,de la guerre de libération à la guerre qui nous a été imposée durant les années 90 , vous êtes le mieux placé pour éclairer la jeunesse algérienne. L’ALGÉRIE est au bord d’un précipice, un simple faux mouvement et c’est la chute dans l’enfer et c’est tout le peuple algérien, y compris ceux qui, aujourd’hui, sont en train de prendre la politique pour un jeux d’enfants, et s’autoproclament, qui pour chef, qui pour chef des chefs, c’est l’Algérie qui va disparaître en tant que nation et en tant que peuple . Ceci de votre part sera la dernière cartouche d’un combattant patriotique.

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    Anonyme
    26 août 2019 - 0 h 23 min

    pour briller,boutef,ne pouvait que prendre un médiocre,plus mediocre que lui !

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    Mounir Sari
    25 août 2019 - 23 h 44 min

    Excellent article et entièrement raison avec l’auteur de l’article.Gaid Salah, le nouveau Sissi Algerien, le chef de la bande qui a sa place derrière les barreaux de ceux qu’il a emprisonné à la prison d’El Harrach et qui a soutenu tous les mandats de Bouteflika est devenu le nouveau Reb El Djazair après avoir emprisonné l’autre Reb El Djazair parce que tout simplement il lui faisait de l’ombre…..

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    Djemel
    25 août 2019 - 18 h 55 min

    Je ne suis convaincu que M. Gaid -Salah possède les capacités intellectuelles pour définir une nouvelle orientation idéologique cohérente. Il ne fait que défendre le système et la famille de Bouteflika. Pourquoi nous n’avons pas entendu le nom de Said Bouteflika lors des enquêtes sur les personnes arrêtées? Est-ce qu’on a ce monsieur pour le sauver de la justice civile? Pourquoi le Clan de Annaba n’a pas été arrêté?…

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    Anonyme
    25 août 2019 - 17 h 41 min

    De grâce ne nous mettez plus jamais la photo de ce traître narcissique!

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    SI KADDOUR
    25 août 2019 - 16 h 43 min

    Dis moi ceux que tu fréquente,et je te dirais qui es-tu;si Bouteflika a choisis Mr le Général;il savait bien pourquoi,car qu’ils avaient les memes idées et la meme vision;d’ailleurs toutes les personnes ayant travaillé avec le Bandit d’Oujda aucune n’a les mains propre sauf et peut-etre Mr Benbitour;réveillez ne vous laissez pas endoctriné par des mesurettes bidon

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    Nour
    25 août 2019 - 16 h 32 min

    C’est dans les crises qu’apparaissent les visionnaires et les vrais hommes d’etat, 62 fut un exemple,65 aussi, 92 aussi et la nous sommes devant une nouvelle crise politique !!! Les vrais hommes d’etat travaillent pour le pays , les minables se remplissent les poches et dans tous ca l’erreur est humaine.

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    Hamid Belahsene
    25 août 2019 - 13 h 48 min

    Pour ma part, cette analyse est pertinente et nous éclaire sur la structure réelle du pouvoir ( les trois pôles) si changement il y’a c’est bien de cette structure qu’il s’agit .il faut impérativement donc la reconfigurer car j’estime qu’elle a échoué dans sa mission de faire avancer le pays vers le progrès et la modernité. À travers les expériences de beaucoup de pays à l’instar du Singapour, l’Espagne, la Roumanie, la Russie…tous ont opter pour une’ dictature positive et constructrice afin d’en reconfigurer toutes les structures du nouveau système devant permettre à l’Algèrie de sortir de sa crise multidimensionnelle une’ fois pour toute.

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    ABOU NOUASS
    25 août 2019 - 13 h 21 min

    Ces deux lascars sont comme larrons en foire.
    Tant que tout marchait comme sur des roulettes , ils se câlinaient, s’envoyaient des amabilités au sens propre du mot, combinaient ensemble dans la rapine, usant d’un langage à propension irrationnelle envers certaines chancelleries tout en se sustentant mutuellement avec les investisseurs respectifs, ce fut le parfait amour.

    Mais dès lors que la révolte populaire s’est amplifiée, sauve qui peut !

    Gaid salah , sentant le danger proche, préféra sauver sa peau en accusant Boutef’ d’en être la cause du mal-être du pays.
    Quel culot !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Quelle grande amitié !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Sergent Garcia a sauvé sa peau mais pas pour longtemps.
    Ce … rejoindra prochainement les autres à El-Harrach.

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    Zombretto
    25 août 2019 - 12 h 29 min

    « Mohamed Lamari, chef d’état-major de l’ANP…n’avouait-t-il pas que si l’hydre islamiste était vaincue militairement, son idéologie ne l’était sans doute pas ? »
    Si le chef d’état-major de l’ANP s’inquiétait tant du danger de l’idéologie islamiste, pourquoi n’a-t-il rien fait pour l’endiguer alors? Tous les algériens savent très bien que l’armée a toujours été aux commandes en Algérie. Mohamed Lamari étant son chef d’état-major était donc l’homme fort du moment et avait certainement le pouvoir d’infléchir la politique d’éducation nationale. S’il était sérieusement contre l’idéologie islamiste, il aurait utilisé son pouvoir pour l’éradiquer du pays en changeant le système d’éducation. Or c’est plutôt le contraire qui s’est passé.

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    hamou
    25 août 2019 - 10 h 18 min

    Cette analyse quoique intéressante n’explique pas la continuité du projet de destruction de la Nation algérienne qui suit son cours depuis depuis les années 80.
    Je pense que le collège militaire qui a gardé le pouvoir depuis la mort de Boumediène utilise les idéologies comme des instruments politiques et bascule facilement d’une à l’autre en fonction de ses intérêts. Hélas, ce collège corrompu fait passer ses intérêts avant ceux de la Nation.

    Ce collège s’appuie sur des invariants depuis 40 ans qui vont occasionner d’ici 2 à 3 ans des dégâts collatéraux graves, à savoir la fin durable de l’état rentier. Les échéances de cette catastrophe étant courtes, cela va se traduire forcément par une situation de chaos sauf si un conflit géostratégique fait monter les prix du pétrole à plus de 120 $/b ce qui n’est pas exclu.
    Quels sont ces invariants?
    -Le renoncement à la laïcité et la destruction de l’école et de l’université
    – l’économie informelle
    – l’absence de politique de développement durable
    – la démographie galopante

    La dictature de Boumediene, celle qui a nationalisé le domaine minier, ne permettait pas le sabotage économique, la trahison , le trafic de cocaïne et l’injustice flagrante.

    L’Algérie ne peut être sauvée que par une dictature civile ou militaire pendant 10 ans qui imposera un plan Marshall de l’éducation et de l’emploi sur la base d’un bilan transparent.

    L’alternative d’un vote démocratique installera les islamistes au pouvoir et ne fera pas reculer les échéances (2022) du chaos et de la guerre civile même avec l’aide financière (et militaire) de l’axe américano-israelo- wahabite..
    IL est donc de l’intérêt du Hirak et des militaires de se projeter sur un débat autour des solutions à mettre en oeuvre avant cette catastrophe car l’élection d’un président n’est pas une fin en soi. La seule urgence est de condamner les saboteurs, les voleurs et les traîtres (d’interdire le délit d’opinion) et de récupérer les biens volés en Algérie et à l’étranger.

    La démocratie sera bienvenue lorsque le pays sera souverain et indépendant financièrement.

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    HANNIBAL
    25 août 2019 - 8 h 35 min

    Entre Gaid et Boutef qui entretenaient des relations de convenance ,d’un amour tellement platonique que l’un et l’autre
    suivaient deux routes parallèles , avec terminus dans une Gare avec un Tampon rouge qui signifie stop tout le monde descend , bien que le Destin des deux se soit croisé c’est une partie de cache cache qui s’est mal finie pour la mafia
    dirigeante prise de vitesse , par l’Esclave Gaid qui a devancé son Maitre Boutef une guerre de Clan qui finit mal
    pour le Clan de l’Ouest , chassé par le clan de l’Est grace aux manifestants du 22 Février il s’agissait ici pour Gaid Salah
    de sauver sa place et ne pas finir aux oubliettes , dans une maison de retraite , Gaid pendant ses 20 ans de courtisant
    a apprit la fable du Corbeau et du Renard , il caressait le plumage de Boutef dans le sens du Poil , pour ainsi dire la fable
    ( la raison du plus fort est toujours la meilleure ) puisqu’il se prend pour Neron n’a plus qu’a se faire sacrer empereur
    a la Grande Mosqué au moins elle aura servie a quelque chose , les hommes passent et l’Algerie continue d’exister !!

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    RAUS
    25 août 2019 - 8 h 07 min

    Le monde a l’envers le pays qui a sacrifié un quart de sa population pour son indépendance est dirigé par des incompétents vieillards;meme les russe et les ex pays communiste ont changé ou c’est des moins vieux vieux qui dirigent;l’argent et le pouvoir c’est le point faible de certains faux croyants

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    Ma Vérité
    25 août 2019 - 7 h 41 min

    Mes propres analyses,l’Algérie à été programmée en 1958 avec la plan Lacoste,ou il fallait éliminé tout les vrais Moudjahid;les honnètes dirigeants;et préservé les collabos détenteurs de la carte blanche,ceux qui travaillaient le jour avec les Moudjahid et le nuit avec l’occupant;pire que les Harkis,d’ailleurs ou sont-ils nos dirigeants honnète et patriotiques en majorité assassinés ou forcé a l’exile;dire que Bouteflika est un vrai Algérien ainsi son clan,impossible;certains généraux ripoux et traitre qui continuaient à collaboré avec les ennemis du pays jusqu’a ce jour,un militaire corrompus est un traitre;un militaire pileurs aussi;…

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    Brahms
    25 août 2019 - 7 h 00 min

    Papy Bouteflika voulait gouverner ad vitaernam (à vie) jusqu’à l’age de 100 ans comme Mugabe au Mozambique.

    Ses mandats étaient truqués et tronqués passant son temps à enrichir la France et à ruiner le pays en laissant des voleurs de tout poils faire comme ils voulaient, allez vas y prends, tape dans la caisse.

    Bilan : Catastrophe économique, aucun développement dans le pays, des migrants algériens partant à l’étranger pour se marier avec n’importe qui, juste pour fuir la misère sociale. Vous avez trop volé.

    Politique de gribouille et de barbouille.

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      Mugabé
      25 août 2019 - 17 h 23 min

      Brahms
      25 août 2019 – 7 h 00 min
      Mugabé est du Zimbabwe 🙂

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    Anonyme
    25 août 2019 - 6 h 57 min

    Disons les choses clairement, Gaid Salah est un agh…, Bouteflika un traître et le reste des opportunistes qui cherchent à se frayer un chemin vers le pouvoir. Si Gaid Salah est condamné, il n y a pas de réel changement de système qui se dessine au vu de ce qui pataugent dans la cohue en quête du pouvoir. Nous aurons encore droit à un bis ou tris repetita.

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