Ramadhan au Yémen : la tragédie sans fin d’un peuple

Yémen peuple
400 000 enfants yéménites font face à une mort imminente. D. R.

Contribution de Khaled Boulaziz –  «Dans notre sommeil profond, une douleur persistante, déchire notre cœur meurtri, jusqu’à ce qu’au fond de notre désespoir, contre notre propre volonté, une sagesse lénifiante nous submerge par la grâce incandescente de Dieu.» (Robert F. Kennedy, homme d’Etat américain, 1925-1968.) Etrange monde que le nôtre où la conscience occidentale est prône à réagir aux persécutions d’un seul homme, alors que tout un peuple, le peuple yéménite, se meurt, sous le joug de ceux mêmes qui se proclament les défenseurs de la dignité humaine.

Depuis 2015, le Yémen est dévasté par un conflit qui a fait des centaines de milliers de victimes et a laissé des millions de personnes sans accès aux soins de santé, à l’eau propre ou à des installations sanitaires – des éléments cruciaux pour toute vie normale.

Les approvisionnements en denrées alimentaires, médicaments et en carburants ont été interdits par un blocus terrestre, maritime et aérien total mis en place par une coalition aux desseins maléfiques. Depuis six ans, cette coalition menée par les élites des ténèbres violent en toute impunité le droit des populations civiles yéménites à être protégées de la guerre, sans jamais en être inquiétés.

La guerre au Yémen a provoqué une des plus grandes famines d’origine humaine. Les trois quarts des 29 millions d’habitants du pays ont besoin d’une aide humanitaire urgente, et les Nations unies affirment que les 400 000 enfants des plus vulnérables font face à une mort imminente.

Six ans après le début d’un conflit armé qui a tué plus des centaines de milliers de civils, le Yémen reste la plus grande crise humanitaire au monde. Le Yémen connaît la pire crise de sécurité alimentaire au monde avec 20,1 millions de personnes – près des deux tiers de la population – ayant besoin d’une aide alimentaire au début de 2020.

Dès le début, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis (EAU) dirigèrent une coalition militaire contre les forces commandées par les Houthis qui ont pris le contrôle de la capitale du Yémen, Sanaa, en septembre 2014.

En 2020, les combats dans le nord du Yémen ont fortement augmenté lorsque les Houthis se sont emparés de zones détenues par les coalisés et progressé vers le gouvernorat de Marib, où des milliers de Yéménites ont été déplacés à l’intérieur du pays et ont été confrontés à des conditions humanitaires désastreuses et à un risque accru de Covid-19. Dans le sud du Yémen, les EAU ont poursuivi leurs opérations aériennes et leur soutien aux forces yéménites locales sur le terrain malgré le retrait de la plupart de leurs troupes au sol à la mi-2019. Le Conseil de transition du Sud (CTS), soutenu par les Emirats arabes unis, a continué de défier le gouvernement yéménite, reconnu dans le sud.

Le conflit prolongé a eu un impact dévastateur sur les civils à travers le pays. Les civils souffrent d’infrastructures essentielles détruites, d’un manque de carburant, d’un manque de services de base, de forces de sécurité locales abusives, d’un Etat faible et d’une gouvernance fragmentée. De fortes pluies sans précédent dans de nombreuses régions du Yémen en 2020 ont tué des dizaines de personnes et en ont déplacé d’autres. Les inondations ont détruit et endommagé des maisons et des infrastructures, y compris des bâtiments dans la vieille ville de Sanaa, un site du patrimoine mondial de l’Unesco.

L’économie du Yémen a été ravagée par des années de conflit. Des millions de personnes au Yémen ont perdu leurs revenus en raison de fermetures d’entreprises et certaines personnes travaillant dans le secteur public n’ont pas perçu l’intégralité de leur salaire régulièrement, ce qui a entraîné une pauvreté accrue. Des millions de civils au Yémen dépendent de l’aide humanitaire.

Près de trois ans avant l’avènement de Covid-19, l’OMS a déclaré le Yémen l’endroit le plus vulnérable de la planète.

Le Comité international de la Croix-Rouge, le Croissant-Rouge et Médecins sans frontières, les hôpitaux, les cliniques, les organisations de secours et les défenseurs des droits humains ont été ciblés par des bombardements.

Les Nations unies, contrôlées par les élites des ténèbres, donnent un semblant de légalité au blocus et à l’embargo sur les armes qui cible unilatéralement le Yémen. Cela ne sert à rien de se demander pourquoi l’ONU n’a pas aussi interdit la livraison d’armes à tous les belligérants. On connaît la réponse.

L’ONU se désole de la crise humanitaire, de la pire épidémie de choléra de l’histoire de l’humanité et des ravages occasionnés par le Covid-19. Mais l’ONU ne fait rien pour arrêter ce génocide conduit par les élites des ténèbres qui, inexorablement, s’acharnent à la destruction totale du Yémen.

Causer délibérément une guerre, tout en bloquant l’aide urgente aux médicaments revient à mener un conflit total. Le Yémen n’est pas le premier pays contre lequel les élites des ténèbres ont mené des guerres totales.

Pendant la guerre du Vietnam, les élites des ténèbres ont pulvérisé des millions de gallons d’agent Orange, qui ont empoisonné le sol, les rivières et les gens. Ce même agent, cinquante ans plus tard, provoque encore de fausses couches, des maladies de peau, des cancers et des malformations congénitales.

Les élites des ténèbres ont contaminé la Bosnie, l’Afghanistan et le Moyen-Orient avec de l’uranium appauvri. Ce matériau engendre le cancer, des difformités congénitales et probablement beaucoup d’autres problèmes de santé.

Le peuple du Yémen, ainsi que celui de la Syrie passeront un Ramadhan de plus sous le joug féroce des élites des ténèbres.

Ces élites des ténèbres qui ne sont qu’une autre classe tyrannique dont l’humanité a tant souffert durant son histoire. Leur perfidie et invisibilité transcendent les frontières et imposent unilatéralement, et sans recours possible aux lois et règles tant que leur volonté de pouvoir et de possession est devenue sans limite.

Tel est le destin de l’humanité dont elle ne peut y échapper, sans parvenir à mettre suffisamment en lumière l’aspect vain, fugitif et absurde que ces élites constituent au sein de la tragédie humaine.

Des éternités se sont écoulées d’où elles étaient absentes ; et si elles disparaissaient de nouveau, il ne se serait rien passé. Car il n’y a pas pour ces élites des ténèbres de mission qui dépasserait le cadre de cette vie, sordide et éphémère.

K. B.

Comment (2)

    Brahms
    16 avril 2021 - 18 h 56 min

    Les bédouins de la bédouinerie.

    Les MOABITES sont à l’origine de la famine et aux infos, ils n’en parlent jamais.

    Tout est camouflé, crimes à huit clos.

    Elephant Man
    16 avril 2021 - 18 h 48 min

    Je me demande comment l’OMS peut comptabiliser les cas Covid19 au Yémen alors les Yéménites n’ont pas accès aux soins médicaux et y compris de base… Notamment traitements anti-cancéreux et pathologies chroniques etc etc….
    Le CTS soutenu par les EAU et l’entité sioniste.
    Même le PAM avait livré des denrées avariées….
    Pour une guerre qui devait être une Blitzkrieg zaama les Yéménites leur ont mis une déculottée monstre.
    Je reprends mon commentaire @Elephant Man 02/03/21 :
    Les Yéménites peuple qui force l’admiration pour son combat pour la souveraineté de son pays et contre le néocolonialisme pillage de ses ressources et richesses (pétrole gaz Total implanté ..rivalités AS/ EAU….île de Socotra patrimoine mondial de l’Humanité colonisée par EAU qui l’ont offerte à l’entité sioniste …port de Belhaf …. détroit de Bab el-Mandeb …) …
    Tout est fait pour maintenir dans le sous-développement et maintenir le chaos au MO puisque l’arrêt de la guerre signerait la fin de la famine due à un EMBARGO sans accès aux soins médicaux et y compris de base et donc crise humanitaire sans précédent…UNE HONTE POUR L’HUMANITÉ et étrangement y’a pas « WE ARE THE WORLD WE ARE THE CHILDREN… » peut-être que si le Roi de la pop Michael Jackson était encore en vie….

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