Meurtres de journalistes : deux poids, deux mesures

Commentaires

    zenaty
    7 juin 2022 - 9 h 43 min

    Osons un rêve
    L’impunité dont profite l’entité sioniste qui assassine, quotidiennement, des enfants et des femmes dans les territoires palestiniens occupés semble faire des émules. C’est ainsi qu’une responsable du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP) a cru opportun de s’en prendre au prophète de l’islam (SAWS), histoire de complaire à l’opinion de plus en plus islamophobe de son pays. Tel est le vent qui secoue les branches disparates d’un arbre qui fut le géant de la forêt et n’est plus que l’ombre de lui-même. Néanmoins, s’ils parvenaient réellement à cette belle unanimité qui les a vus se dresser comme un seul homme contre la responsable indienne, finalement «suspendue» par son parti radical, s’ils affichaient concrètement l’union sacrée non pas face à un événement de circonstance mais en toutes occasions, les pays du Monde arabe se découvriraient de loin parmi les superpuissances mondiales, grâce à leurs richesses et à la jeunesse de leurs forces vives. Malheureusement, depuis plusieurs siècles, l’Occident a pris en compte l’adage qui dit qu’ils se sont mis d’accord pour ne jamais être en accord et, sans grande difficulté, il les instrumentalise à tour de bras, tout en veillant à maintenir leurs divisions, quelles que soient les velléités de rapprochement. Il en va ainsi du différend mortel entre Chiites et Sunnites qui sert la géostratégie occidentale en perpétuant le statu quo et une infertilité de la Oumma dont les ressources sont abondamment pillées par ceux-là même qui tirent les ficelles. On a vu ce que cela a engendré, durant la guerre entre l’Irak et l’Iran, une fois brisé l’accord arraché par feu le président Boumediene qui accueillit le Shah et le vice-président Saddam Hussein à cet effet. On le voit plus près de nous, au Sahara occidental, où le Makhzen embrasse, avec foi et ferveur, la bannière sioniste ensanglantée et où le joug de certaines puissances occidentales empêchent, coûte que coûte, l’émergence d’une Union du Maghreb Arabe dont le poids économique et géostratégique risque de contrarier celui d’une rive méditerranéenne jalouse de ses prérogatives, n’en déplaise à mon regretté ami Jacques Berque et à ses «mémoires des deux rives» irréconciliables. Ne parlons pas des tragédies irakienne, syrienne et libyenne et du rôle fragmentaire de la Turquie, la chute de l’Empire ottoman ayant eu les conséquences néfastes que l’on voit en Palestine, notamment et dans un Monde arabe dépecé dont les peuples veulent, pourtant, rêver d’une nouvelle Nahdha, telle que celle qui a engendré l’âge d’or de la Renaissance dans une Europe totalement médiévale. Car le rêve, comme l’espoir, fait vivre.

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