Tout savoir sur la guerre de succession que se livrent les pantins du Makhzen
Une contribution de Mohsen Abdelmoumen – La fin imminente du roi du Maroc a incité le maître français à se positionner pour l’après-Mohammed VI, car la France, qui a créé ce royaume féodal archaïque, détient l’information sur l’état de santé du monarque bambocheur et entend bien jouer un rôle prépondérant dans la succession au trône en plaçant son joker. Ce n’est donc pas un hasard si le journal Le Monde publie ces derniers jours six longs articles consacrés au roi marocain, révélant ainsi la vision de l’Etat profond français sur son sujet marocain. Les grandes manœuvres ont commencé.
Et de fait, on assiste à une bataille rangée entre les candidats à la succession du roi du Maroc avec plusieurs groupes qui se bagarrent comme de vulgaires chiffonniers sur la place du marché. Ça tire à tort et à travers à la manière de Règlement de comptes à OK Corral et on a bien du mal à s’y retrouver et à savoir qui est le fils de qui, qui est le frère ou l’amant ou le père, tant les ADN sont mélangés. Dans ce Game of Thrones à la bousbirienne, tous les coups sont permis et les paris sont ouverts : qui va s’asseoir sur le trône convoité de Bousbirland ?
Parmi les challengers, il y a l’héritier du trône, le prince Hassan, le fils de Mohammed VI et grand collectionneur de montres de prix, mais ce gamin n’est pas encore sec derrière les oreilles et ce n’est pas sa promotion de «colonel-major» d’opérette qui va lui permettre d’exercer une quelconque autorité. Néanmoins, il est le chouchou d’André Azoulay qui sait qu’il pourra le manipuler à sa guise. Sa mère, Salma Bennani, dite «Lalla Salma», dont la disparition énigmatique en 2017 et son prétendu divorce en 2018 alimentent bien des rumeurs, est un sujet tabou dans le royaume féodal. Sa dernière apparition remonte à la visite du couple Macron-Trogneux, en décembre 2017, alors que les deux «femmes» (on a toujours du mal à définir Brigitte Macron en tant que femme) visitaient le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat. Depuis, plus rien, elle s’est comme… volatilisée. Selon certaines sources, la princesse Salma aurait tiré sur son royal époux et, l’ayant raté, aurait été à son tour visée par l’une de ses belles-sœurs, qui, elle, a eu plus de chance, si l’on peut dire. Quand nous vous parlions d’OK Corral… La défunte «première dame» serait enterrée au palais royal à Rabat.
Le Makhzen a escamoté ce crime en divorce, une décision royale stipulant que la princesse déchue devait respecter l’interdiction formelle de se montrer en public, ce qui est bien pratique pour maquiller un meurtre. Quelques photos sortent de temps en temps pour la localiser ici et là, mais avec Photoshop tout est possible, n’est-ce pas ? Et devinez qui a annoncé le divorce royal au peuple marocain qui se demandait où était passée sa princesse de conte de fées ? Pas le palais royal, ni la presse du Makhzen, non. C’est la France, via Dupond-Moretti, l’avocat de Mohammed VI, qui, en 2019, a qualifié Salma Bennani d’«ex-épouse» du roi. On imagine aisément que si cette histoire est vraie et que Hassan accède au pouvoir, son seul désir sera de venger sa mère et on peut déjà prévoir que ses tantes vont passer un mauvais quart d’heure. Les verra-t-on la tête au bout d’une pique ?
Ensuite, il y a le prince Hicham, le cousin de Mohammed VI qui vit aux Etats-Unis et qui a rompu avec le roitelet sur une question d’héritage. Il a un œuf à peler avec la famille royale et est en train de fourbir ses armes pour récupérer son dû.
On voit aussi beaucoup gesticuler Fouad El-Himma, le juif de cour, ami intime du roi et son proche conseiller. Il est aussi le beau-frère de Mohammed VI. Cela ne lui déplairait pas d’être prince consort en installant sa femme sur le trône de Bousbir, faisant croire au monde que le royaume de la pédophilie, du cannabis et de la colonisation du territoire sahraoui est une monarchie «éclairée».
Il y a aussi les chefs des services de renseignement, que ce soit la DGED de Mansouri, créée par le bourreau du peuple sahraoui Ahmed Dlimi, ou la DGSN de Hammouchi, qui ne s’entendent pas et qui veulent imposer chacun leur favori. Eux aussi participent à la course à l’échalote.
La fratrie Azaitar revendique aussi sa part du gâteau car, enfin, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes, à savoir leur partie charnue, à la cause royale ! Ils n’entendent pas se laisser flouer.
Je demande à mon lectorat de ne pas me garder rigueur si je parle des événements qui se déroulent au palais royal comme s’il s’agissait d’un article à publier dans Closer ou Gala, des magazines people, mais avec le Maroc, il est impossible de faire autrement. Tout tourne autour des parties charnelles et du grisbi, ce qui est une seconde nature à Bousbir.
Bref, ça fait beaucoup de monde et la cour royale est devenue une véritable foire d’empoigne. Il y a fort à parier que cette guerre de succession sera fatale à ce royaume factice du Maroc qui ne signifie rien, ne représente rien qu’un décor en carton-pâte comme dans les représentations théâtrales, une entité sans passé et sans histoire, un jouet aux mains des anciens colonisateurs que sont le Portugal, l’Espagne et la France, et nouvellement colonisé par les Israéliens qui ont fui l’enclave sioniste au Moyen-Orient, et par les Emiratis. Il y a une grande probabilité que le Maroc ne résiste pas à la pression des clans et implose.
En effet, cette guerre de succession entre les différentes parties concurrentes soutenues par divers intérêts étrangers, puisque le Maroc est le vassal de plusieurs maîtres, précipite ce pays dans le chaos, les puissances occidentales jouant chacune leur carte pour imposer leur volonté. On le voit bien avec la France qui veut avoir la mainmise sur le processus de succession. Rappelons que le Maroc est toujours sous interdépendance avec la France par les accords de Celle-Saint-Cloud et le restera jusqu’en 2056, ce qui fait de la France la puissance tutrice du Maroc.
Le Maroc ne pourra sans doute pas survivre à cette guerre de succession. Il y a tellement de problèmes dans ce pays, et qui n’ont jamais été résolus : une pauvreté endémique de la population alors que la famille royale vit dans un luxe inouï, une crise de régime épouvantable avec un roi absent depuis des années, la corruption des «élites» dirigeantes et au sein de l’armée, et enfin les coups de boutoir quotidiens infligés par le Polisario qui entend bien reconquérir son territoire.
Nous allons donc assister prochainement à l’implosion de cette entité voyou qui n’existe que dans l’imagination d’une population abusée, et qui est dirigé par des pantins liés à Israël et aux Français. Ses contradictions fondamentales qui ne font que s’amplifier au fil des années, malgré tout l’argent dépensé pour tenter de maintenir en vie un mourant, se cristallisent aujourd’hui autour d’un trône depuis longtemps abandonné. La guerre des différents clans qui se disputent le pouvoir est venue se greffer sur une crise politique majeure, amplifiant le processus de désintégration déjà en cours depuis un certain temps. Tout indique que le Maroc ne tiendra pas longtemps et qu’il va s’effondrer. Il finira éclaté en micro-Etats et son rêve d’expansion finira, comme lui, dans les poubelles de l’histoire, et le peuple sahraoui récupérera sa terre ancestrale.
Installez-vous et préparez les popcorns.
M. A.
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