Affaire Khalifa : des personnalités rattrapées par le nouveau procès ?

Abdelmoumène Rafik Khalifa. New Press
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L’acceptation par la Cour suprême du pourvoi en cassation de la défense et du ministère public semble relancer l’affaire Khalifa. Des ministres et de hauts responsables, cités comme témoins lors du premier procès, risquent de comparaître cette fois-ci comme accusés, apprend-on de source judiciaire. L'affaire qui sera rejugée concerne 50 accusés qui avaient été acquittés au premier procès Khalifa en 2007 à Blida. Parmi les ministres qui risquent d’être rattrapés par ce nouveau procès, il y a Mourad Medelci, ministre des Finances à l’époque qui avait déclaré en tant que témoin qu’il n’avait pas été «assez intelligent» pour découvrir le vrai visage de Khalifa. Il y a également Bouguerra Soltani, alors ministre du Travail et de la Sécurité sociale, et Abdelmadjid Tebboune, qui était à la tête du ministère de Habitat et de l’Urbanisme, entendus lors du procès de 2007 en tant que témoins. Tous ces hauts responsables à l’époque et bien d’autres sont concernés par ce nouveau procès qui promet de nouvelles révélations sur le dossier Khalifa. La date de la tenue de ce nouveau procès n’est pas encore fixée. Les accusés jugés par contumace, dont Rafik Khalifa, patron du groupe éponyme, n'ont pas le droit d'être rejugés. Lors du premier procès au tribunal criminel de Blida, des peines allant jusqu’à la perpétuité avaient été prononcées contre les principaux accusés, dont le responsable du Groupe Khalifa, Abdelmoumène Rafik Khalifa, condamné par contumace. Les accusés avaient été jugés notamment pour les chefs d’inculpation d’association de malfaiteurs, vol qualifié, escroquerie, abus de confiance, détournement de fonds, faux et usage de faux. La justice poursuit également son enquête sur la compagnie Khalifa Airways et l’affaire des transferts illicites de devises. L’enquête, ouverte au tribunal de Chéraga, avance en titubant. L'Algérie a demandé à la Grande-Bretagne l'extradition du patron du Groupe Khalifa qui avait pris la fuite dès l'éclatement du scandale en 2003. Le banquier est toujours en Grande-Bretagne. L'effondrement du Groupe algérien, constitué autour d'une banque, d'une compagnie aérienne et de deux chaînes de télévision et employant 20 000 salariés en Algérie et en Europe, avait causé un préjudice estimé à 5 milliards de dollars à l'Etat et aux épargnants.
Sofiane B.

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c est trop tard!

On veut bien lire, mais on n'arrive pas à lire; Celui qui a fait l'habillage de ce site est un vrai illettré. Il ne lit jamais et ne veut pas que personne ne lise. Suffit d'écrire noir sur blanc, merci

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