FFS : Samir Bouakouir répond à Djamel Zenati

Au FFS, les partisans du boycott et les défenseurs de la participation aux législatives continuent de s’affronter à travers la presse. Aux critiques acerbes de Djamel Zenati qui, dans une tribune publiée sur un quotidien national, avait remis en cause le «choix tactique» du parti de prendre part à ce scrutin, c’est finalement Samir Bouakouir, représentant de cette formation à l’étranger, qui répondra de Paris, où il a tenu samedi soir une conférence de presse. «Notre participation est tactique dans la mesure où nous ne cautionnons pas ces élections parce qu'elles pourraient être nécessairement la solution à la crise, mais pour remobiliser la société et faire émerger une vraie conscience politique et une vraie culture citoyenne», a-t-il souligné. Une précision qui se veut, selon toute vraisemblance, une mise au point à l’ancien bras droit de Hocine Aït-Ahmed qui a dénoncé le choix tactique du FFS qui «veut remettre du mouvement dans le statu quo», le considérant comme une caution légitimant un processus électoral dont «l’issue est préétablie». «C'est cela le sens de notre participation», a insisté M. Bouakouir, tête de liste du parti en France.  «Notre objectif, a-t-il poursuivi, est, d'une part, d'utiliser la tribune de la future Assemblée nationale pour susciter le débat d'idées, populariser  nos mots d'ordre, porter la voix des laissés-pour-compte et être une force de proposition et, d'autre part, agir avec les forces et personnalités politiques crédibles pour construire un rapport de force politique favorable à une alternative  démocratique et sociale.» Il estime ainsi que le choix de participer est loin d’être une saute d’humeur. Il a été, rappelle-t-il, «mûrement réfléchie». Le FFS a fait le bilan du premier boycott auquel il avait appelé en 1990 pour les élections locales et il considère aujourd'hui que le boycott n'est pas une «forme efficace»  qui permet de mobiliser les Algériens autour de projets de société d'intérêt général. «Compte tenu de la situation nationale, marquée par une société désintéressée de la chose politique, et de la situation géopolitique, avec l'exemple le plus récent du Mali voisin, la question du boycott dans une telle conjoncture ne rimerait à rien», a-t-il admis. «Nous estimons, au contraire, au parti que la meilleure manière de faire émerger un rapport de force politique favorable à l'alternative du changement démocratique est de participer et créer des canaux de communication et notre participation au scrutin nous permettra d'y parvenir», a ajouté ce responsable au FFS qui présente une grille de lecture des événements régionaux totalement différente de celle de Djamel Zenati qui a qualifié les prochaines législatives de «mascarade électorale». Ainsi, au fur et à mesure que la campagne approche, les divergences de vue s’exacerbent au sein du plus vieux parti de l’opposition sur l’importance de ce scrutin législatif auquel participe une quarantaine de partis.

Sofiane B. 
 

Commentaires

    Anonyme
    8 avril 2012 - 21 h 48 min

    puisque vous justifier cette
    puisque vous justifier cette participation tactique comme vous voulez l’appelé pourquoi vous nous avez fait perdre du temps depuis 2002. vous n’avez pas participer en 2002 et 2007 est pourtant c’est le meme boutef. dite a zizi l’hocine que les gens sont fatiguer de ces mensonges il a son quota et c’est t out. c’est comme nos internationaux de foot ils ont choisis l’argent du qatar au detriment de leurs carrière sportive et ils veulent nous faire admettre que le niveaux au qatar est proche de celui de l’europe. du khoroto. mes amis




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