Un historien français traite le colonel Amirouche d’intégriste

Dans un récit publié cette semaine par l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur, et consacré à la bleuite, le reporter et historien français, natif d’Algérie, Jean-Paul Mari, a qualifié le colonel Amirouche, chef de la Wilaya III historique, d’intégriste et de paranoïaque, qui n’aurait pas hésité à employer les méthodes les plus cruelles pour neutraliser les présumés traitres qui auraient infiltré les rangs de l’ALN, sur instruction du capitaine Leger, au lendemain du démantèlement de la Zone autonome d’Alger. L’auteur, sans citer de source, et dont le jargon emprunte beaucoup au lexique propagandiste d’anciens officiers de l’armée française, impute au héros de Djebel Thameur des phrases sentencieuses qu’aucun ouvrage ni témoignage n’auraient rapportées : «Oui, on peut massacrer le tiers des révolutionnaires pour sauver les deux autres !» ou encore : «Pour éliminer la gangrène, il faut couper jusqu'à la chair fraîche.»
L’objectif est clair : tenter de relativiser les exactions de l’armée française, en remettant au goût du jour cet épisode noir de la révolution algérienne – qui est, en fait, déjà reconnu comme tel par plusieurs auteurs et acteurs algériens – et en faisant sienne la version fournie par les écrits d’historiens colonialistes sur ces événements, qui estimaient le nombre de victimes de cette purge entre 3 000 et 4 000.
Loin d’être innocente, cette évocation fournirait, ainsi, un bel argument aux nostalgiques de l’Algérie française, à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie, soutenus par divers courants politiques, en pleine course électorale. Il montre, enfin, l’extraordinaire facilité avec laquelle certains historiens français, y compris ceux qu’on a tendance à classer, ici en Algérie, parmi les plus objectifs, à l’image de Benjamin Stora, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de la guerre de Libération, et Mohammed Harbi, ont tendance à épouser le zèle des négationnistes.
Ghania B.

Comment (6)

    Anonyme
    13 avril 2012 - 23 h 19 min

    SOMME NOUS CAPABLE D’écrire
    SOMME NOUS CAPABLE D’écrire notre Histoire sans avoir à entendre des élucubrations d’outre mer ,il est notoire qu’on arrive pas à assimiler les enjeux ,il faut laisser les historiens faire le travail et admettre les erreurs commises sans discourt populiste




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    kafiz nadir
    13 avril 2012 - 8 h 01 min

    si le signe de la fin du
    si le signe de la fin du monde ;d’ou les minables et les harkis ont l’ audaces de critiquer des hommes de valeurs que notre chère pays a enfantée !!!!




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    becirAnonyme
    12 avril 2012 - 19 h 08 min

    il ne manquait plus que ces
    il ne manquait plus que ces sanguinaires de français pleins de haine qui n ont au grand jamais avaler encore leur déroute en algérie qu ils croyaient française à l eternité.la guerre a etait gagnée par nos braves héros chouhadas.vive l algérie libre honte aux traitres harkis.




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    kaddourbachiAnonyme
    11 avril 2012 - 15 h 41 min

    je vois mal un historien
    je vois mal un historien français même honnête dire du bien de l’algerie. Voyez ce que BHL a écrit, celui-ci est considéré comme un spécialiste de l’afrique.Tous ces français se considèrent des experts de quelque chose alors qu’ils ne sont pas capables de régler leurs problèmes internes. Le chameau ne voit jamais sa bosse. A bon entendeur salut.




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    Benbrik
    11 avril 2012 - 10 h 58 min

    Un colonisateur peut dire
    Un colonisateur peut dire n’importe quoi, ce qui nous gênait vraiment c’est le comportement de M. Ziari Président de l’APN en fin de mandat, de mettre en veilleuse le projet d’incrimination du colonialisme. Les nostalgiques de l’occupation barbare et de l’Algérie Française dans les deux pays continus à se mettre à genou devant leur mère Marianne, mais l’histoire retiendra que les Algériens patriotes ont défendu leur patrie l’Algérie et continus à la défendre malgré M. Ziari et consort. Et malgré ce qui est dit chez Marianne




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    Docteur Farouk HAMZA
    10 avril 2012 - 18 h 39 min

    En commentant l’article « que
    En commentant l’article « que sont devenus les neuf fondateurs de l’Algérie moderne » d’E. BERRETA (LE POINT), j’écrivais le 31 mars 2012 ceci : Notre histoire ne peut pas être écrite pas des étrangers et encore moins par des historiens Français avec toute la considération et le respect que j’ai pour tous les historiens.Pardonnez-moi de vous dire très amicalement que vous ne pouvez pas me conter « mon histoire et celle de mon pays ». Cette lourde tache reste le devoir de mes concitoyens et de mes véritables compatriotes. André Julien a écrit « son histoire de l’Algérie » et tant d’autres comme Benjamin Stora. Leurs travaux mérite toute l’attention et doivent être étudiés et commentés par les historiens algériens mais ne seront jamais des références scolastiques pour les algériens, cela va de soit ».Aujourd’hui voilà qu’un certain pied-noir, prétendant être historien, que sais-je, tente de manipuler notre Histoire récente, alors qu’il est parti-pris dans les évènements. Qu’il sache, que ni lui ni tout autres nostalgique ne peut atteindre nos symboles, nos héros et particulièrement le Chahid le colonel Amirouche, Allah yarhmou ainsi que tous les Chouhada, tombés au champ d’honneur depuis 1830 jusqu’à l’année 1962. C’est grâce à cette catégorie d’hommes décidés et convaincus que la colonisation a été neutralisée. Ces pseudo-historiens nostalgiques de l’Algérie française, au service de forces occultes comme l’OAS et autres traîtres à la nation algérienne, osent affirmer sans aucune éthique, leur vérité historique. Ils peuvent ils peuvent toujours se raconter des histoires pour continuer à entretenir leur délire, la vérité est tout autre, et ils le savent parfaitement. Quel culot! Ils tentent de salir son parcourt glorieux. Le Colonel Amirouche est au-dessus de la mêlée!




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