Les pharmaciens lancent l’alerte : 200 médicaments introuvables

Pas moins de 200 médicaments sont indisponibles en pharmacie, a dénoncé Messaoud Belambri, président du Syndicat national des pharmaciens d’officines (Snapo). Craignant des conséquences graves sur la santé publique, M. Belambri, qui est intervenu sur les ondes de la Chaîne II, a lancé un cri d’alarme à l’endroit du gouvernement afin qu’il remédie à cette situation «qui s’aggrave de jour en jour». Parmi ces médicaments introuvables, il y a ceux destinés aux malades cardiaques, aux cancéreux et aux insuffisants rénaux. Mais pas que. Des médicaments pour des maladies anodines comme la bronchite ou le mal de tête sont disponibles mais en quantité insuffisante. Pour le représentant des pharmaciens, la tension sur le médicament de manière générale est perceptible. «Les pharmaciens sont assaillis par les clients à tel point que certains d’entre eux s’approvisionnent auprès de la parapharmacie», regrette-t-il, rappelant que cette situation perdure depuis «plusieurs semaines». Cette pénurie touche également les hôpitaux qui souffrent d’un manque criant des produits consommables. Cette situation a contraint les hôpitaux à reporter plusieurs interventions chirurgicales. Pour le président du Snapo, le gouvernement «doit revoir le système actuel de distribution des médicaments». «Il y a à la fois de la mauvaise distribution et de la rétention des stocks», a-t-il attesté. Pour y remédier, M. Belambri appelle l’Etat à casser le monopole en élargissant et renforçant les circuits de distribution. Convaincu que le système actuel est obsolète et totalement dépassé, le président du Snapo propose la mise en place d’une politique du médicament à long terme. Entre fabrication et importation, il estime qu’il faut une politique d’anticipation des besoins nationaux pour éviter des ruptures de stocks «de manière brutale». Selon lui, l’installation de l’Agence nationale du médicament peut constituer une solution à ce problème récurrent qui pénalise grandement les malades.
Sonia B.

Commentaires

    Anonyme
    14 décembre 2013 - 22 h 48 min

    bonsoir, moi en tant que
    bonsoir, moi en tant que pharmacien , j’ai remarqué beaucoup d’anomalies en particulier du coté snapo , aller voir ce qui se passe à Bouira , une complicité absolue entre le snapo et la cnas , une poignée de pharmaciens detiennent le monopole de tout , c’est une petite mafia qui se fait du busines que ce soit du coté cnas par le non respect de la reglementation (tout passe avec eux) soit du coté administration ( installation anarchique avec complicité de la DSP )Reste que vous enquetez et vous allez voir……. etc……




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