Ali Laskri : «C’est Hocine Aït-Ahmed qui est visé»

Le premier secrétaire du FFS n’est pas allé de main morte pour dénoncer «les attaques en règle» contre le parti. Ali Laskri a donné le «la» dès l’ouverture ce vendredi de la session ordinaire du conseil national en affirmant que le FFS est la cible de «campagnes à l’intérieur ou à l’extérieur du parti, menées par quelques organes de presse, quelques chaînes satellitaires et, malheureusement, d’anciens responsables du parti». Ces campagnes, précise-t-il, ont pour objectif de «réaliser une OPA sur le parti ou, en cas d’échec, travailler à sa destruction». «Oui, la direction du parti est prioritairement ciblée, le président lui-même n’est pas épargné», clame-t-il, invitant les membres du CN à prendre la vraie mesure de cette «campagne» contre le FFS. Il s’en prend, dans ce sillage, à des journalistes qui ne sont pas, pour lui, au-dessus de la mêlée. Des «janissaires de la plume» qui, selon lui, «dictent à coups d’éditoriaux, où le mensonge factuel le dispute à l’impudeur et à l’impudence des commentaires, la nouvelle feuille de route à des militants félons pour salir le dernier des historiques, celui qui demeure un recours pour notre pays». «Après les assassinats par balles, d’aucuns tentent aujourd’hui l’assassinat par la plume ; cette presse-là à l’audace de se prétendre nationaliste, démocrate et, tenez-vous bien, indépendante», s’est-il exclamé, faisant allusion à ceux qui accusent Hocine Aït-Ahmed de «compromission avec le pouvoir». Ali Laskri ne s’est pas arrêté là. Il a vivement chargé les trois anciens premiers secrétaires, Kerboua, Memmari et Bouhadef, qui ont appelé à «redresser» la ligne du parti. Sur un ton acerbe, il les a invités à «quitter leur retraite dorée et à se présenter dans leurs fédérations. Ils auront ainsi l’occasion d’affronter les militants qui les ont portés et qu’ils ont honteusement abandonnés par la suite». Pour lui, les militants «ne sont pas dupes» et savent faire face à ces «campagnes féroces» contre leur parti. Ali Laskri assure, cependant, qu’en dépit de ces attaques, le parti est remobilisé et rassemblé. Et les avalanches de critiques reçues renforce sa conviction que la participation au scrutin du 10 mai dernier a été «un nouveau départ pour la construction du parti et la remobilisation politique de la société». Il a rappelé, dans ce conteste, que la décision de participer a été prise «à la quasi-unanimité des membres du conseil national en accord et en concertation avec le président du parti». Le premier secrétaire ne cache pas la difficulté qu’aurait sa formation politique à aborder les échéances futures. Il dit craindre le travail de sabordage politique : «Les élections locales arrivent. Cela ne sera pas facile, je tiens à le dire, mais tous ensemble nous saurons trouver les moyens de surmonter des obstacles, sérieux peut-être, qui se poseront inévitablement à nous.»
Sonia B.
 

Comment (3)

    Anonyme
    23 juin 2012 - 7 h 52 min

    un grand homme ce ait ahmed
    un grand homme ce ait ahmed




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    imane
    22 juin 2012 - 21 h 28 min

    Ait Ahmed est sans doute une
    Ait Ahmed est sans doute une des figures historiques les plus emblématiques de l’Algérie. Il n’est pas facile de s’attaquer à lui, bien des personnes y ont essayé et ils se sont vite cassés les dents, au-delà d’être un des déclencheurs de la guerre de libération nationale il est aussi un homme politique très futé et aguerri qui a une excellente lecture des événements nationaux et des bouleversements régionaux. Peut-être son âge lui joue quelques tours et altère sa lucidité. On en sait pas trop. On dit qu’il est malade et atteint par cette maladie des vieux qu’on appelle Alzheimer!non aimerai bien en savoir plus.




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    ahmed
    22 juin 2012 - 19 h 53 min

    eh oui on peut aller jusqu’à
    eh oui on peut aller jusqu’à mr ait Ahmed lorsque la cible est la nation algérienne (…)




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