Le blogueur algérien anti-élections évite la prison ferme

La sentence est tombée aujourd’hui : le jeune blogueur algérien, Tarek Mameri, arrêté pour ses appels au boycott des dernières élections législatives, écope de huit mois de prison avec sursis. Une peine assortie d’une amende de 100 000 DA. Ce jeune de 23 ans a été jugé et condamné par la justice non pas, seulement parce qu’il a appelé sur Internet au boycott des dernières élections mais pour avoir  aussi «détruit des biens d’autrui, incendié des documents administratifs et incité à l’attroupement illicite». «Des charges qui lui auraient valu une peine de prison ferme n’était la forte persuasion de ses avocats qui ont su choisir la bonne stratégie de défense», estiment des observateurs avisés. Les avocats de la défense comptent, cependant, faire appel, car pour eux, «c’est une affaire directement liée aux droits de l’Homme». Leur objectif est d’obtenir la relaxe. Le jeune blogueur n’avait pas d’antécédents, un argument qui pourra plaider en sa faveur lors du prochain procès en appel. Habitant dans un quartier populaire, Sidi M’hamed, ce blogueur avait été arrêté le 2 mai. Le procureur avait requis trois ans de prison ferme le 14 juin dernier. Le réquisitoire a suscité une forte inquiétude au sein de la famille du prévenu et de ses amis qui craignaient une peine de prison ferme.
Sonia B.
 

Comment (3)

    smain
    27 juin 2012 - 17 h 21 min

    Le droit de vote, est un
    Le droit de vote, est un droit et n’est pas, juridiquement, une obligation.
    le droit de vote est moralement un devoir pour les citoyens, comme le rappelle l’inscription figurant sur les cartes électorales :  » Voter est un droit, c’est aussi un devoir civique « .
    Le vote n’est pas juridiquement un devoir d’abord par principe
    . Si le vote est un droit, on peut, comme tout autre droit (ex : liberté de réunion ou d’association), ne pas l’exercer. Il pourrait sembler paradoxal de transformer un droit aussi essentiel en contrainte.
    Ce n’est pas juridiquement un devoir aussi pour une question de pratique politique. En effet, obliger les citoyens à voter pose au moins deux problèmes :
    • * vérifier que cette règle sera suivie. En clair, il faudrait mettre en oeuvre une sanction pénale efficace, à savoir une amende sévère. Faute de quoi l’obligation posée pourrait demeurer lettre morte ;
    • * forcer les citoyens à utiliser leur droit de vote peut avoir des effets déstabilisateurs sur les résultats : augmentation des votes blancs, nuls ou extrémistes, qui pourraient symboliser l’opposition des citoyens à une telle procédure.




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    Hatem Baji
    27 juin 2012 - 15 h 33 min

    Elle est vraiment belle la
    Elle est vraiment belle la démocratie!!! Faudra nous dire à nous citoyens où s’arrête la liberté d’expression et où commence l’action illégale.




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    Anonyme
    27 juin 2012 - 15 h 26 min

    (…) le plus grand malheur
    (…) le plus grand malheur on en fait de lui un grand militant de grandes causes et des droits de l’homme.




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