Le représentant commercial de la Russie en Algérie : «Il faut changer les règles du jeu !»

Alexey Shatilov : «L’Algérie doit changer sa législation.» Photo : AP

Le représentant commercial auprès de l’ambassade de la Fédération de Russie en Algérie, et néanmoins deuxième homme de cette institution diplomatique, Alexey Shatilov, n’y va pas avec le dos de la cuillère pour décrire le climat des affaires en Algérie. Pour lui, le gouvernement devra revoir sa copie et sortir de cette situation de marché «à moitié ouvert» s’il veut attirer les investissements directs étrangers. Interview.

Algeriepatriotique : La Russie a assisté au Forum sur l’industrie algérienne durant lequel un conseil scientifique sur l’industrie a été mis en place. Qu’avez-vous pensé du modèle de développement socioéconomique élaboré par les experts présents ?

Alexey Shatilov : Nous avons assisté à ce forum. Il y avait les représentants de notre mission économique et ceux de notre ambassade. Nous avons entendu tout ce qui a été dit dans ce forum et, franchement, je pense que ce n’est pas le meilleur forum qui ait été organisé en Algérie dans le domaine de l’économie et de l’industrie.

Que voulez-vous dire par là ?

Ce forum sur l’industrie a été mal organisé. Et je ne suis pas le seul à le penser, cela a été dit par le premier intervenant lors de cette rencontre, le représentant du FCE, Alexandre Kateb. Quand on organise un forum de cette envergure, on doit avoir un but concret ou bien cela doit être un forum scientifique dans lequel différents spécialistes de différents domaines d’activité, tels que les finances, l’économie et le commerce, se réunissent et étudient la situation économique en Algérie et élaborent ensemble les mesures qu’il faut prendre pour améliorer la situation afin de créer une base pour l’investissement. Des mesures qui seront présentées, par la suite, aux structures étatiques et gouvernementales pour, ainsi, atteindre le but visant à améliorer le climat économique et des investissements en Algérie. Ou alors, il aurait fallu organiser une rencontre où il y aurait des représentants des différents secteurs économiques, Etat et opérateurs économiques, et qui seraient mis en contact direct ; c’est-à-dire une rencontre entre le business et le gouvernement.

Et vous pensez que cela n’a pas été fait ?

Exact. Cela n’a pas été fait. Même la présentation par les structures étatiques n’a pas été faite. Et le fait de toujours inviter les «ex»-dirigeants ne sert absolument à rien. Peut-être ont-ils fait un travail remarquable quand ils furent en poste, mais que peuvent-ils décider maintenant dans le processus de changement de la politique économique et industrielle du pays ? Le principal dans tout cela, l’objectif du forum en lui-même n’a pas été atteint. Pour résumer, il n’y a rien eu de concret.

Qu’entendez-vous par «rien de concret» ?

Je pense que l’Algérie se trouve dans une situation très difficile. L’Algérie est obligée de développer les différentes branches de son économie – hors hydrocarbures – et diversifier son activité économique. Cela devra passer par le législateur. L’Algérie doit changer sa législation pour améliorer le climat des investissements. Il faut que cela se fasse vite, mais avec prudence. Il faut que les choses changent pour que les investisseurs acceptent de venir. Je vous donne l’exemple de la règle 49/51. Si dans quelques secteurs stratégiques de l’économie, cette règle doit être sauvegardée obligatoirement, comme pour les richesses nationales, c’est-à-dire les hydrocarbures, les mines et tous les gisements en or, en fer, etc. – certes, l’Algérie a choisi sa voie qui ne ressemble ni à celle de la Russie, ni à celle de la Chine, ni à celle de l’Europe –, elle doit néanmoins développer les technologies, les finances, le secteur bancaire, etc. Il faut changer les règles du jeu. Il faut rappeler qu’en termes d’impôts, l’Algérie se classe à la première place ! Que propose l’Algérie pour les investisseurs ? Qu’est-ce qui pourrait attirer les investisseurs ici en Algérie et quels sont les avantages qu’elle pourrait proposer par rapport aux autres pays du Maghreb, comme la Tunisie ou le Maroc ? C’est ça la question qu’il faut se poser.

Le gouvernement algérien essaye de pallier la baisse des prix du pétrole. Comment percevez-vous cet effort à partir de Moscou ?

Je pense que c’est une question de travail commun dans le cadre de l’Opep et du Forum des exportateurs de gaz. On essaie de travailler tous ensemble dans le cadre des deux organisations internationales. Ces dernières peuvent recommander aux pays de régler leurs processus dans le cadre du marché international des hydrocarbures. Mais le marché fonctionne selon ses propres règles. Quand un pays pénètre un nouveau marché et devient l’agent réel de celui-ci, il est obligé d’agir selon les règles que ce marché impose.

Sellal a rencontré Medvedev à Moscou pour faire le point sur la coopération algéro-russe. Les deux responsables ont notamment discuté des projets communs dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, des infrastructures de transport, des technologies de pointe et de l’agriculture. Où en sont aujourd’hui ces projets ? Y a-t-il une concrétisation sur le terrain ?

Nous progressons pas à pas et essayons de travailler dans toutes ces directions marquées par nos Premiers ministres, et l’un des domaines potentiels où nous avons commencé à travailler est celui de l’agriculture. Pour assurer l’accompagnement bancaire de ces activités, les responsables de la Banque régionale du sud de la Fédération de Russie ont effectué une visite en Algérie en février dernier. Il y a eu plusieurs pourparlers avec la BEA et la Badr. L’ouverture de comptes de correspondance entre la banque russe et la banque agricole algérienne a eu lieu ce début avril. Ainsi, nous avons ouvert la voie pour les exportateurs agricoles algériens vers la Russie. Au mois de février, pour les représentants de ces banques, nous avons organisé des rendez-vous avec les exportateurs algériens. Nous allons commencer à livrer la production algérienne vers la Russie incessamment, avec une augmentation du nombre d’exportateurs et d’opérations financières jusqu’à atteindre un niveau satisfaisant. La banque russe projette, d’ailleurs, d’ouvrir une filiale en Algérie.

Comment la production agricole algérienne est-elle perçue ?

D’après certains paramètres, la production agricole algérienne est de très bonne qualité. Pour qu’elle soit compétitive sur le marché international, il ne manque qu’une présentation et une promotion appropriées. Moi qui suis en Algérie depuis dix ans, je constate que la production agricole est véritablement biologique, car ne contenant aucun adjuvant chimique ; même en comparaison avec la production européenne, elle est meilleure. Pourtant, les exportateurs algériens doivent faire beaucoup d’efforts pour vendre leurs produits à travers les marchés mondiaux. Il reste encore à résoudre le problème de la conservation pendant le transport des produits, de leur calibrage, emballage, présentation, marketing, etc. Mais il faut dire que les produits agricoles algériens sont d’excellente qualité.

Les échanges économiques actuels entre Alger et Moscou sont loin d’égaler le niveau politique des relations qu’entretiennent les deux pays. Ces échanges, hors armement, ont atteint difficilement 885 millions de dollars en 2015. La balance est clairement en défaveur de l’Algérie. Comment expliquez-vous le peu d’intérêt de la Russie pour les produits algériens ?

Pour l’année passée, il y a eu un taux d’échange de 4 milliards de dollars, dont les trois quarts concernent l’armement. Ce résultat traduit bien l’état de la coopération économique entre nos deux pays. En même temps, il faut noter que nos deux économies ne sont pas complémentaires actuellement. Ce, alors que les économies européenne et algérienne sont interdépendantes puisque l’importation des marchandises européennes s’effectue en échange des hydrocarbures fournis par l’Algérie. C’est un échange gagnant-gagnant. L’économie française ou italienne ne pourrait pas exister sans le gaz algérien. En ce qui concerne la Russie, elle est concurrente avec l’Algérie sur le marché des hydrocarbures, où votre pays se classe comme troisième fournisseur de gaz à l’Europe, après la Russie et la Norvège. Cependant, l’intérêt doit être mutuel, et c’est pour cela que nous avons besoin de voir d’une manière claire et précise ce que l’Algérie peut nous proposer en tant que marché, y compris dans le domaine agricole.

Pourquoi les entreprises russes investissent-elles peu dans le marché algérien ?

Pour une raison plus économique que politique. Pour que les investisseurs viennent en Algérie, l’Etat doit assurer un bon climat d’investissement pour créer l’intérêt pour le marché algérien. L’Algérie reste un pays à moitié ouvert au marché international. Dans les conditions actuelles, marquées par l’absence d’un marché de change libre de la devise, de l’épanouissement du marché noir de la devise et de la corruption à grande échelle, il est difficile pour les entreprises étrangères de travailler en Algérie.

Par ailleurs, il y a une lacune en matière d’organisation de forums économiques et industriels qui pourraient présenter tous les avantages de l’économie algérienne et inciter les sociétés étrangères à venir investir ici chez vous. Il est très important que les représentants de l’Etat expliquent aux investisseurs et aux entreprises étrangères les avantages économiques et financiers offerts par l’Algérie et les possibilités de pénétrer le marché algérien. Lorsque les hommes d’affaires étrangers comprendront qu’ils pourront investir leur argent et seront sûrs de faire des bénéfices et qu’ils auront la possibilité d’élaborer des stratégies à moyen et long termes, à ce moment-là, ils viendront nombreux en Algérie.

Pourtant, depuis quelques années, l’Etat algérien invite les investisseurs étrangers en promettant un climat d’affaires jugé «appréciable»…

Lancer des appels d’offres ne suffit pas pour créer une situation favorable aux investissements en Algérie. Comme je l’ai dit auparavant, il faut créer un bon climat d’investissements pour les importateurs et les exportateurs et faciliter les procédures bancaires. Une des solutions possibles serait la libération du cours de la devise. Je comprends bien, cela dit, que si on le fait de façon immédiate, cela pourrait nuire sensiblement à l’économie algérienne. La seule solution dans les conditions actuelles réside dans l’amélioration graduelle de la législation. J’espère que les représentants de l’Etat auront assez de patience et de sagacité pour aller pas à pas vers le redressement de la situation. Pour que l’Algérie devienne une vraie économie de marché, il va falloir sûrement beaucoup de temps.

Où en sont les négociations entre l’Algérie et la Russie concernant la construction de centrales nucléaires à des fins pacifiques en Algérie ?

Il est bien connu que la Russie est l’un des leadeurs mondiaux dans la construction des centrales atomiques. L’agence russe de l’énergie nucléaire Rosatom est en train de construire 34 blocs pour les centrales atomiques à travers différents pays, y compris en Inde, en Chine, en Finlande, en Iran…

Les textes réglementaires qui régissent la coopération nucléaire entre la Russie et l’Algérie existent depuis 2014, suite à la signature du mémorandum entre Rosatom et le Commissariat à l’énergie atomique (Comena). Actuellement, nous sommes en attente des propositions commerciales de la part de l’Algérie.

Interview réalisée par Khider Cherif et Mohamed El-Ghazi

Comment (33)

    Anonyme
    10 avril 2017 - 19 h 45 min

    L’Algérie à 1000 fois mieux
    L’Algérie à 1000 fois mieux que les centrales nucléaires russes ou autres.
    L’Algérie à un soleil ou le taux de jours d’ensoleillement le degrés le plus élevée au monde avec l’Iran.
    L’Algérie à de quoi fournir de l’énergie 24H sur 24 et 365 jours par an à toutes l’Europe et l’Afrique.
    Sans possédé aucune centrale nucléaire atomique qui traîne le boulet immense du traitement des déchets radioactifs que produits les centrales nucléaires.
    Le soleil algérien et 100% naturel biologique.
    Mais cela monsieur l’ambassadeur Alexey Shatilov : vous avez pris soin de ne pas l’évoquer car ça ne vous arrange pas du tout le compte en banque. Mais plutôt à celui de l’Algérie et son peuple.
    Vous avez raison sur certains points mais pas du tout sur l’ensemble.
    Seul les intérêts pour vôtre pays vous intéresse comme les autres nations étrangères.




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    Ayweel
    10 avril 2017 - 15 h 46 min

    Ce Monsieur a résumé en
    Ce Monsieur a résumé en quelques phrases le mal de l’Algérie. En tant que diplomate, il faut vraiment avoir le courage politique ou avoir un certain sentiment d’amour envers l’Algérie pour oser dire les quatres vérités. Je crois que sa franchise l’ a detient de NIKITA KROUCHTCHEV qui a envoyé les nations Unis baladées le jour où il a utilisé sa chaussure sur le pupitre de l’ONU. Ce sont les hommes et les femmes qui font une nation et non les singes de la shifa.




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    El Hadi
    10 avril 2017 - 10 h 49 min

    Une vérité est dite c’est
    Une vérité est dite c’est pour être entendue. Dire une vérité, tout en restant moralement irréprochable .On sait généralement qu’il est préférable, plus correct, plus honnête, de dire la vérité afin d’instaurer une relation sans dissimulation, une relation de confiance et non pas mentir par lâcheté ou pour manipuler comme c’est le cas de la France.




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    elkechfa!
    10 avril 2017 - 9 h 17 min

    voilà du francparler! voilà
    voilà du francparler! voilà uen critique constructive et sans concession ! ça ne peut venir que d’un pays ami , un pays non impérialiste , un pays qui ne cherche pas à imposer son dictat sur les autres et qui fait profiter tout le monde de son savoir ! Qunad on voit les responsables à la télé s’activer dans tous les sens et qu’on entend ce que dit Shatilov on se dit que ces mecs s’agitent sans but sans vision et qu’ils ne savent finalement pas ce qu’il faut faire,c’est grave !!! voilà la réponse pragmatique de monsieur Shatilov , une critique rationnelle qui va droit au but et qui donne tous les éléments pour rectifier le tir si je puis dire ! alors pusique’il ya des gesn généreux qui veulent collaborer avec l’algérie dans le sens du développement agricole touristique et industriel , PRENONS LES COMME CONSEILLERS!!!!




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    RAMO
    9 avril 2017 - 23 h 03 min

    CE qui voulait dire ,il faut
    CE qui voulait dire ,il faut changé les hommes ,le monopole et le copinage et aussi les lois surmesures




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    Anonymous
    9 avril 2017 - 21 h 09 min

    Surtout ne pas changer la
    Surtout ne pas changer la règle 49/51, ils veulent seulement de nous un marché à leur ….
    ils vont nous sucer jusqu’à la dernière goutte de sang, mrs les responsables gardez des distances respectables et n’offrez pas notre pays en pature à ces hyenes
    Ecoutez la voix du peuple bon sang




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    Ait walou
    9 avril 2017 - 16 h 50 min

    C’est honteux qu’un pays
    C’est honteux qu’un pays comme la Russie nous apprend les règles du bon commerce, un pays qui est resté fermé et hermétique aux échanges commerciaux.
    Nous avons tout oublié, on ne sait plus rien faire




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      MELLO
      9 avril 2017 - 23 h 09 min

      Honteux, vous dites ? Vous
      Honteux, vous dites ? Vous êtes loin du compte, Monsieur Ait, les formations russes au niveau des universités sont beaucoup plus professionnelles. Le diplôme universitaire russe ,toute branche confondue, vous donne toutes les armes pour intégrer la vie professionnelle.




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    CHIBL
    9 avril 2017 - 13 h 52 min

    Je propose M.Alexey Shatilov
    Je propose M.Alexey Shatilov comme premier ministre de la RADP il a l’air de connaitre l’Algerie et surtout il maîtrise bien son sujet. au lieu de nous ramener des ministres algériens corrompus et harki autant ramener un étranger et comme il est russe surement qu’il est pas traître.




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    Nasser
    9 avril 2017 - 13 h 47 min

    voilà ce qui fait la
    voilà ce qui fait la différence entre un représentant de la Russie et d’ un de la France, c’ est que le 1° ne passe pas par 4 chemins il est franc,direct et donc nul besoin de chercher à décoder le message alors que le second utilise celui du politiquement correct vous, passe la pommade pour faire profiter son économie.




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      Anonymous
      9 avril 2017 - 15 h 44 min

      Si un français ose parler
      Si un français ose parler comme cela, on l’aurait étripé. Ne pas oublier le poids de l’histoire.




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    Anonymous
    9 avril 2017 - 13 h 18 min

    dans ce jeu ,cette jungle..
    dans ce jeu ,cette jungle…il n’y a pas de régles…..alors de quoi on parle?




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    Anonymous
    9 avril 2017 - 13 h 16 min

    Le représentant commercial de
    Le représentant commercial de la Russie en Algérie : «Il faut changer les règles du jeu !»

    Autrement dit changer la législation algérienne actuelle lourde, fermée, bureaucratique, moins souple
    Et malheureusement pour le pays et son économie très fragiles moins transparente
    (bureaucratie lourde, corruptions, malversations, dessous de tables, népotisme,…..)
    Les algériens, et les russes ont de bons atouts à jouer ( volonté politique communes !, respects mutuels !,
    Vues géo-stratégiques très très proches ! …)
    Les algériens doivent obligatoirement apprendre la culture, et la langue russes très riches !!
    Pour communiquer bien, et faire booster les coopérations, et les échanges stratégiques pour les deux pays
    Et non se contenter de la culture, et de la langue envahissantes, et dominatrices françaises ?!
    De l’administration en Algérie

    L’industrie et la technologie russes dans l’énergie, l’espace, l’aviation (licences, et sous-traitances),
    Les armes(licences, et sous traitances) , les constructions mécaniques
    Avec les fameux camions robustes KAMAZ (plusieurs succès consécutifs dans le Rally Paris-Dakar,…..)
    (licences, et sous-traitances dans une probable usine près de Sétif, en cours,?…..), véhicules ZIL, GAZ,
    Les mines, les chemins de fer, l’agriculture,la chimie, l’hydraulique, les forets sont des secteurs d’avenir
    Pour une économie ambitieuse algérienne à la recherche d’une sortie de crise, et du sous-développement
    Economiques, et sociales




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    Anonymous
    9 avril 2017 - 12 h 25 min

    Avec les guignols que nous
    Avec les guignols que nous avons au sommet de l’état, nous aurons du mal a réaliser ce que dit ce monsieur, car il a tout a fait raison. Ces guignols pensent a eux avant l’intérêt du pays.




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    Sarah A.
    9 avril 2017 - 12 h 22 min

    « Quand on organise un forum
    « Quand on organise un forum de cette envergure, on doit avoir un but concret …Dans les conditions actuelles, marquées par l’absence d’un marché de change libre de la devise, de l’épanouissement du marché noir de la devise et de la corruption à grande échelle, il est difficile pour les entreprises étrangères de travailler en Algérie…l’Algérie a choisi sa voie qui ne ressemble ni à celle de la Russie, ni à celle de la Chine, ni à celle de l’Europe –, elle doit néanmoins développer les technologies, les finances, le secteur bancaire, etc. ,…Que propose l’Algérie pour les investisseurs ? Qu’est-ce qui pourrait attirer les investisseurs ici en Algérie et quels sont les avantages qu’elle pourrait proposer par rapport aux autres pays du Maghreb, comme la Tunisie ou le Maroc ? C’est ça la question qu’il faut se poser. »
    J’apprécie la franchise de M.Shatilov et cette façon, on ne peut plus claire pour exposer ce qui ne va pas chez-nous. Le constat dressé ici a fondamentalement trait au mode de gouvernance, à la compétence et à l’intégrité des dirigeants du pays et ne laisse pas de place à ces chimères de mains étrangères et blablabla…




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    Jean_Boucane
    9 avril 2017 - 12 h 13 min

    J’aime bien Alexandre Kateb,
    J’aime bien Alexandre Kateb, il est concret… je le verrai bien avec un poste ministériel! En tout cas, notre ami russe a dit des vérités… il faut les prendre en compte car elle sont connus de tous, il faut impérativement arriver aux décollages économiques!!!




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      Thihet
      9 avril 2017 - 13 h 45 min

      Jean_bourranne,Il a oublié de
      Jean_bourranne,Il a oublié de dire le principale.Que l’Algérie ne prépare pas ses élites (ecoles)de managements pour mener à bien les réformes et la créativité.toi et lui = sentiments pravda et tawra éternel.




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        anti infiltrés mekhrebi
        9 avril 2017 - 20 h 50 min

        un bourrin mokoko qui dégage
        un bourrin mokoko qui dégage un sentiment de jalousie chronique,, toi l’esclave mokoko = hmar sidou bien loin des peuples nobles dont tu n’as pas le droit de parler!!!




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    Boukh
    9 avril 2017 - 12 h 11 min

    Sans les IDE ca sera la
    Sans les IDE ca sera la faillite de notre pays.
    Je suis pour une ouverture totale.
    Abroger le 49/51 c’est un obstacle au développement
    Oui au 49/51 hydrocarbures,les mines…..mais a des PME et PMI.
    Les sociétés étatiques sont des crèches pour adultes.




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    anonyme
    9 avril 2017 - 12 h 10 min

    Nous n’avons pas UNE ELITE
    Nous n’avons pas UNE ELITE pour gérer ce pays.
    Nous avons des incompétents, corrompus, etc… qui n’ont aucune vision et stratégie pour ce pays.




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    Anonymous
    9 avril 2017 - 12 h 00 min

    Nous ne voulons pas de
    Nous ne voulons pas de centrales nucléaires chez nous qu’elles soient civiles ou je ne sais quoi tant que nous dépendons de l’étranger, nos ennemis n’attendent que ça




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    SIMPLE CITOYEN
    9 avril 2017 - 11 h 09 min

    C’est un conflit
    C’est un conflit générationnel ! la Russie a évolué dans le bon sens , l’Algérie avec son gouvernenement (…) à l’origine de la faillite et de la banqueroute du pays ne pourra jamais progresser tant cette mafia politico-financière est au pouvoir.
    Nous avons besoin d’une deuxième révolution pour faire dégager ce système pourri et gangré y compris les vrais faux moudjahidines, les collabos,les fils de harkis et des bachaghas………..
    Gloire a nos martyres!




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    Anonymous
    9 avril 2017 - 11 h 02 min

    toute critique est bonne à
    toute critique est bonne à considérer. tout model peut être amélioré. les avis de nos partenaires économiques sont essentiels à notre développement. nous savons par ailleurs que nous avons des adversaires économiques, y compris nationaux (n’est ce pas une guerre du formel contre l’informel?) nous savons aussi que lorsque nous sommes trop précis dans nos politiques, nos adversaires de tout front (interne et externe) s’en saisissent et tout point d’appuis pour biaiser le système et nous savons aussi que pour bénéficier d’un bon climat d’affaire, nous devons faire el choix des partenaires ayant à cœur de nous proposer de « bonnes affaires » 🙂




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    Moustache
    9 avril 2017 - 10 h 38 min

    Il a trouvé ça tout seul? Il
    Il a trouvé ça tout seul? Il aurait pu envoyer un SMS au lieu de faire un coûteux voyage pour nous dire ce que nous savons déjà depuis 1974 quand Boumediène avait du haut de la tribune de Nations-Unies réclamé la mise en place d’un Nouvel Ordre Economique Mondial.




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      Karimdz
      9 avril 2017 - 13 h 40 min

      Moustache,réclamer oui,mais
      Moustache,réclamer oui,mais retrousser les manches et donner du travail aux citoyens c’est mieux.Il faut arrêter le bla bla bla des sentiments,à cette époque que tu cites agriculture,industrie tourisme ont tous été saccage ds 1965.Arretes nous tes sentiments d’antan.




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    karimdz
    9 avril 2017 - 10 h 14 min

    Hormis les richesses du sol,
    Hormis les richesses du sol, je ne suis pas contre l ouverture totale.




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      Boumediene
      9 avril 2017 - 12 h 25 min

      Qui es tu pour dire ça?

      Qui es tu pour dire ça?
      L’Algérie n’est pas à vendre
      l’Algérie a besoin d’hommes intègres c’est le problème primordial, ces investissements de festi c’est pour nous sucer
      l’occident ne cherche que ses intérets, je prefere crever de faim que d’offrir le pays à ces prédateurs




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        un algerien
        9 avril 2017 - 17 h 29 min

        @Boumedienne

        @Boumedienne
        tout d’abord changes de pseudo stp Boumedienne est trop noble pour s’amuser a le colporter comme ca
        Quand a ton beau pays ila été deja vendu tu veux une preuve ??
        dans ‘artcicle ce russe n’a pas été avec le dos de la cuillere il a dit textuellement  » CORRUPTION A GRANDE ECHELLE «  » » » » et il termine l’artcicle en parlant de s centrales nucleaires : «  » » NOUS SOMMES EN ATTENTE DES PROPOSITIONS COMMERCIALES DE L’ALGERIE «  » » »
        autrement dit : l’algerie n’a pas repondu a la russie car ……..CAR…………………;LA FRANCE VEUT LE CONTRAT DES CENTRALES NUCLEAIRES
        alors ton pays tu peux lui coller n’importe qu’elle affiche il retera toujours un berr khali




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          re Boumediene
          9 avril 2017 - 21 h 44 min

          @un algerien

          @un algerien
          je ne changerais pas de pseudo car j’ai un profond respect pour cet homme, le seul véritable président de l’Algérie
          je préfère le pays en ber khali plutot que de l’offrir en pature à ces rapaces, il l’est déjà avec ces hangars de soi disant fabrication de voitures, de la khorda de chine et de Turquie et des pièces détachées de Taiwan……………….
          ALAAB GOUDEM BEB DAREK JE SAIS CE QUE J’AVANCE TU N’AS RIEN A M’APPRENDRE




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          Tahar dz
          10 avril 2017 - 7 h 16 min

          Déjà pour que le pays avance
          Déjà pour que le pays avance ,ils faut arrêter d’importé ils faut produire ceux que l’ Algérie consomme point vue alimentaire.fabriquer nos véhicules,nos machines de production industrielle.?nous avons des ingénieurs qui partent à l’ étranger qui sont excellents dans leurs domaines et reconnus .?mais on Algérie ,on les rejettes tellement dégoûté qu’ ils s expatrie.? Le pouvoir à t ils peur de l’avenir??




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        khlet!
        9 avril 2017 - 17 h 37 min

        le monde entier fonctionne
        le monde entier fonctionne comme ça, personne ne veut « sucer » personne c’est juste la loi de l’économie , c’est ça le marché du travail aujourd’hui ! sinon restez à glander et à faire des tours de voitures toute la sainte journée, restz bien tranquillement dans votre quotidien médiocre ! restons la dernière roue du carrosse , restons un pays sous développé plein de gens sous développés!




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        karimdz
        9 avril 2017 - 20 h 30 min

        Je suis un algérien. L
        Je suis un algérien. L Algérie ne se vend pas, elle a accumulé un certain retard dans l’investissement productif, c est au contraire une chance de pouvoir bénéficier de la technologie de l occident.

        Rien n empeche en parallèle, que l Etat algérien de soutenir les investisseurs algériens sur lesquels il faut également compter.




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          Boumediene
          9 avril 2017 - 21 h 49 min

          @karimdz

          @karimdz
          Je suis sur que tu ne vis pas au bled, ouache men investiteurs c’est des rapaces qui ne cherchent qu’à s’enrichir
          Tu crois que l’occident va te faire bénéficier de sa technologie




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