Les travailleurs de la filiale de la Cnan en Europe protestent

Les travailleurs de la filiale Europe du Nord du Groupe Cnan ont observé ce matin un sit-in devant le siège de la direction à Alger. Ces travailleurs s’inquiètent pour l’avenir de la filiale Cnan-Nord. Ils protestent contre les décisions de la direction générale du Groupe qui a bloqué l’assiette financière qui devait servir à la recapitalisation de cette filiale. Ce sit-in a été tenu suite à l’appel du syndicat d’entreprise, afin de faire pression sur la direction pour qu’elle annule sa décision. Le Groupe Cnan devait injecter plus d’un milliard de dinars pour Cnan-Nord. Cette recapitalisation de la filiale est indispensable pour son maintien. Les travailleurs craignent pour l’avenir de cette filiale et, par ricochet, pour le leur, au moment où le Groupe traverse une phase très difficile, notamment sur le plan financier. Les protestataires considèrent qu’il est «du devoir de la maison mère d’aider cette filiale à se relever» pour maintenir ses activités dans cette région qui reste stratégique pour le pays. La mauvaise gestion des anciens responsables de cette filiale a eu des conséquences désastreuses sur ses activités. Lors de leur passage récemment au sein de l’entreprise, les éléments de l’Inspection générale des finances avaient relevé de nombreuses défaillances dans la gestion de cette filiale. «Le rapport de l’IGF était particulièrement critique. Ayant pris connaissance de cette situation, le conseil d’administration du Groupe a réclamé un audit externe pour mieux situer les responsabilités et prendre les décisions qui s’imposent», a affirmé une source interne à l’entreprise. Cnan-Nord emploie près de 300 personnes. Sa situation actuelle n’augure rien de bon. Les travailleurs protestataires se disent résolus à défendre leur gagne-pain. Cnan-Nord existe depuis 2005. Elle a été créée pour le transport de marchandises en ligne régulières à partir des ports d’Anvers (Belgique), Hambourg (Allemagne), Bilbao (Espagne), Houston (Etats-Unis), et Istanbul et Izmir (Turquie). Elle dispose d’une flotte de trois navires cargo.
Sonia B.

Comment (2)

    Tenna
    17 octobre 2012 - 12 h 38 min

    C’est étonnant qu’une simple
    C’est étonnant qu’une simple décision de reconfiguration du conseil d’administration provoque une réaction aussi violente !
    Quoi de plus normal que l’actionnaire unique de l’entreprise décide de designer des administrateurs avant de débloquer la coquette somme de 1 milliard de dinars .
    La vérité est à chercher non pas dans le rétroviseur mais dans la gestion actuelle.
    la preuve , ils ont oublié qu’ils ont 4 navires et non 3 comme ils l’affirment , le 4ème est immobilisé depuis presque une année à Alger en face de l’assemblée nationale et a déjà coûté à l’entreprise plus de 200 millions de dinars (coût journalier et carburant.




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    Tenna
    17 octobre 2012 - 12 h 36 min

    C’est étonnant qu’une simple
    C’est étonnant qu’une simple décision de reconfiguration du conseil d’administration provoque une réaction aussi violente !
    Quoi de plus normal que l’actionnaire unique de l’entreprise décide de designer des administrateurs avant de débloquer la coquette somme de 1 milliard de dinars .
    La vérité est à chercher non pas dans le rétroviseur mais dans la gestion actuelle.
    la preuve , ils ont oublié qu’ils ont 4 navires et non 3 comme ils l’affirment , le 4ème est immobilisé depuis presque une année à Alger en face de l’assemblée nationale et a déjà coûté à l’entreprise plus de 200 millions de dinars (coût journalier et carburant)




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