Maroc : le budget enregistre un déficit de 15,6 milliards de dirhams

Au lendemain de l’inauguration du tramway de Casablanca en grande pompe par le roi du Maroc en présence du Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, cette information tombe comme un cheveu dans la soupe. Derrière les projets de façade à lesquels le royaume chérifien tente de montrer une bonne santé économique, se cache une grave crise financière qui va s’aggravant dans un pays où la misère enregistre des taux élevés et où la répartition des richesses est nettement défavorable à la grande majorité des Marocains. Rabat est obligé d’emprunter pour éviter la banqueroute, mais ses dépenses semblent loin d’être réfléchies. Le budget, au Maroc, a connu un déficit de 15,6 milliards de dirhams (1 euro = 10 DH environ), à fin novembre 2012, contre un excédent de 4,1 milliards à la même période en 2011, en raison notamment des faibles recettes publiques, nous apprend le ministère de l'Economie et des Finances. La gestion du budget a été caractérisée par la progression des dépenses de fonctionnement, en hausse de 17,4% en glissement annuel, des dépenses d'investissement qui se sont établies à 36,7 milliards de dirhams en hausse de 5,8% par rapport à la même période de l’année dernière et des charges en intérêts de la dette qui ont suivi un trend haussier de 10%, a précisé le ministère dans son bulletin mensuel sur les statistiques des finances publiques. Cette hausse des dépenses de fonctionnement résulte des traitements et salaires qui accaparent 88,1 milliards de dirhams, des dépenses de matériel en hausse de 23,8% et des charges de compensation qui ont franchi le cap de 50,5 milliards, soit une augmentation de 37,4%, ajoute la même source. S’agissant les dépenses d'investissement, elles ont totalisé 36,7 milliards de dirhams, soit une augmentation de 5,8% par rapport à novembre 2011. Les recettes ordinaires ont augmenté de 4%, à 177,6 milliards de dirhams, suite à la hausse des recettes fiscales de 6,3% et celle de monopole de 15% provenant notamment du versement par l'Office chérifien des phosphates de 4,1 milliards de dirhams de dividendes, explique la même source. Concernant les recettes fiscales, celles-ci se sont chiffrées à 154,6 milliards de dirhams, augmentant de 6 milliards de dirhams, alors que les recettes non fiscales se sont élevées à 20,4 milliards de dirhams, en baisse de 9,3% en comparaison avec l’année dernière. Pour rappel, le Maroc, confronté à une baisse des réserves en devises a lancé, début décembre, un emprunt obligataire sur le marché financier international d'un montant de 1,5 milliard de dollars en deux tranches. La première tranche porte sur un montant de 1 milliard de dollars d'une maturité montant de 500 millions de dollars, est assortie d'une maturité de 30 ans avec un taux d'intérêt de 5,50%.
Lina S./Agence
 

Comment (2)

    GENERAL_DZ
    19 janvier 2013 - 14 h 27 min

    Khalehoum ysta7lou houma
    Khalehoum ysta7lou houma ykr7ona ana 3eisch fee Europe ma tgulosch houma khoutna kher hna lee rana nkhamo hagda khalehoum ba7 y7aso Djazzeir masal rah tetban.




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    Anonyme
    4 janvier 2013 - 2 h 24 min

    Y a rien comme l’Algérie,
    Y a rien comme l’Algérie, quand les pays construits leur infrastructure, ce n’est pas faire comme les autres, moi je dis que l’Algérie copie beaucoup le Maroc, comme la grande Mosque est ce que c’est utile de faire une Mosque de 1 milliard d’euros




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