Le front contre le terrorisme islamiste s’insurge contre l’amnésie

Les hommes et les femmes qui ont combattu, au péril de leur vie, le terrorisme islamiste dans les années 1990 rompent le silence pour dénoncer le retour en puissance des intégristes sur la scène nationale à travers, notamment, certains médias. Au nom du Front national de la décennie noire pour la dignité et contre l’oubli, une ONG de défense des victimes du terrorisme, ces braves combattants mettent ainsi en garde contre l’oubli et l’amnésie. Dans un appel signé par la coordination nationale des gardes communaux et par le collectif national pour les libertés citoyennes, ils demandent que tout soit dit et su sur la nature, l’étendue ainsi que les causes des crimes terroristes et des violations des droits humains. Si l’idée de réconciliation nationale a fait irruption comme moyen d’écarter la menace d’un affrontement sans fin avec le terrorisme islamiste, elle ne doit nullement, précisent-ils, constituer «un déni de justice» ni un instrument pour instituer l’impunité. Une impunité qui semble profiter aux islamistes qui se remettent en mouvement en multipliant leurs sorties sur le terrain et faisant l’apologie du terrorisme. «La confiscation de la victoire de la société, des policiers, des militaires, des patriotes et des GLD qui se sont dressés pour défendre la République, la confiscation de la vérité qui reste due aussi bien aux victimes du terrorisme islamiste qu’aux familles des disparus du fait des agents de l’Etat, ne peuvent pas permettre de surmonter les divisions», avertissent-ils, appelant les Algériens à se remobiliser pour défendre, à nouveau, leur pays. «La situation dans notre pays, à nos frontières et dans le monde arabe nous rappelle que le devoir de mémoire est un devoir de vigilance», soutiennent-ils. Qu’ils soient des anciens GLD, des gardes communaux, des rappelés du service national, des soldats de l’ANP à la retraite ou des militants politiques qui ont répondu à l’appel de la patrie pour sauver l’Algérie de la horde intégriste, ils refusent que le compromis se substitue «à la justice, à la vérité et à la reconnaissance concrète des sacrifices accomplis pour la nation». Une justice qu’ils veulent algérienne, s’opposant dans ce sillage à ce que des juges étrangers interviennent dans l’établissement de la vérité. Allusion faite, bien entendu, à l’autorisation de la venue du juge français Marc Trévidic en Algérie pour enquêter sur l’assassinat des moines de Tibhirine. Les auteurs de cet appel exigent que les responsables de cette décennie dite noire rendent des comptes. Ils demandent que soient trouvées les mesures à adopter en matière de réparation, en particulier à travers des statuts pour les victimes et ceux qui ont accompli leur devoir pour la sauvegarde du pays. Ils réclament que des «mesures définitives» soient prises en direction des auteurs de la barbarie terroriste et des atteintes aux droits de l’Homme. Comme ils veulent que soient rendus publics les preuves et les aveux des crimes commis dans l’épreuve traversée par l’Algérie. Ils demandent également que des lieux de mémoire soient institués et que les archives soient réunies pour faire le travail de deuil et avancer. Les auteurs de cet appel affirment ne pas vouloir «ruiner la légitimité morale» du combat qu’ils avaient mené pour la justice en appelant à la vengeance. Mais ils refusent qu’ils soient accusés de faire commerce du sang de ceux qu’ils avaient perdu. «Nous, soulignent-ils, qui avons refusé la remise en cause des acquis séculaires de la société algérienne, en particulier ceux de la lutte de Libération nationale, appelons à une initiative qui refondera la solidarité nationale et dont les fruits seront la force et la souveraineté de l’Etat au moment où le pays célèbre sa 50e année d’indépendance». Pour ce faire, une première rencontre de concertation sera organisée ce samedi 12 janvier au siège du MDS, au Télemly, sur les hauteurs d’Alger.
Sonia Baker
 

Commentaires

    Okba
    11 janvier 2013 - 17 h 22 min

    Les membres de l’Organisation
    Les membres de l’Organisation Nationale des Combattants du Terrorisme, dénoncent aussi la pacivité sur certaines médias qui émetent de l’étranger et qui glorifiaient le terrorisme à travers la sanguinaire composante du FIS dissous, à leur tête le sinistre Abassi Madani, qui est mis en protection au Qatar, et son fils dirige un e chaine TV, aucune enquête pour determiner la source d’argent qui alimente cette chaîne. Bien sur le retour en force des integristes dangereux est constatée pârtout dans les villes d’Algérie et à l’Etranger.




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