Les conditions d’accès au poste de chef de service dénoncées par les médecins hospitalo-universitaires

Le concours d’accès à la chefferie de service dans les Centres hospitalo-universitaires (CHU), qui devra se tenir en mai prochain, suscite de vives protestations de la part des professeurs de médecine. Ces derniers critiquent vertement les conditions d’accès à ce concours et les critères de sélection jugés subjectifs. Au fur et à mesure que la date limite de dépôt de candidatures approche, les voix des professeurs s’élèvent contre ce qu’ils qualifient de «grave injustice» dont les responsables restent les ministères de la Santé et l’Enseignement supérieur. Les courriers et lettres de protestation pleuvent sur les deux départements ministériels qui, jusque-là, feignent d’ignorer les réserves émises par les professionnels du secteur. Certains professeurs estiment «faible» le nombre de postes de chef de service ouverts à ce concours, arguant que des dizaines de services sont actuellement gérés par intérim. Ils ont écrit au ministre de la Santé et à celui de l’Enseignement supérieur pour les alerter sur la situation qui «est loin d’être reluisante avec des dizaines de services qui fonctionnent par intérim». Pour eux, les laisser dans cet état est une «forme d’aberration». Ceux qui occupent ces postes par intérim depuis plusieurs années ne demandent pas qu’ils soient confirmés de fait, mais juste de leur permettre de participer à ce concours. Malheureusement, de nombreux services au niveau des différents CHU d’Alger sont exclus de ce concours. Une exclusion qui reste inexpliquée pour ces professeurs dont certains attendent ce moment depuis de longues années. L’intérimaire a, selon eux, «beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages» à occuper ce poste, car il n’a pas le statut de chef de service. Cela rend le poste moins motivant. Un manque de motivation qui risque d’avoir des effets négatifs sur la qualité de service et sur la prise en charge des malades. D’autres professeurs dénoncent, eux, l’exigence de deux années d’ancienneté dans le poste de maître de conférences A pour pouvoir participer au concours et réclament des dérogations exceptionnelles pour réparer cette «injustice», une injustice parce qu’il leur manquerait un mois seulement en mai prochain pour remplir cette exigence. Les réclamations de ces professeurs seront-elles prises en compte ? Difficile d'y répondre.
F. Amraoui
 

Comment (2)

    raselkhit
    25 mars 2013 - 10 h 53 min

    Encore une fois tout le monde
    Encore une fois tout le monde attend que l’état prrenne des mesures pour dire que ce n’est pas comme ça qu’il faut faire .50ans durant personne n’a bougé le plus petit doigt mais dés quil y a une petite mesurette pour changer tout le monde crie au scandale.Notre corps médical comme tout le monde en Algérie est devenu une force de résistance à toute évolution ou changement sans jamais proposer ou faire avancer les choses.
    Juste à titre d’exemple « un professeur » prescrit des soins de de kinésithérapie mais refuse de donner des indications pour quels soins Le pauvre kiné ne sait plus quoi faire le malade attends et le professeur propose un nouveau rendez-vous dans 6 mois quand la fracture (de la hanche) sera complètement et totalement réduite




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    Anonyme
    24 mars 2013 - 21 h 15 min

    quand on voit l etat de nos
    quand on voit l etat de nos hopitaux, ils feraient mieux de se TAIRE.




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