Des familles de journalistes dénoncent leur situation dans les chambres d’hôtels «sécuritaires»

Depuis mars 1993, soit vingt ans aujourd’hui, 120 familles de journalistes habitent encore dans des chambres d’hôtels à Sidi Fredj et Zéralda, près d’Alger, sur le millier qui y avait trouvé refuge, pour des raisons sécuritaires, face au terrorisme qui s’en prenait à cette profession durant la décennie noire. Ces familles vivent dans des conditions absolument indécentes. Les femmes sont contraintes de faire la cuisine dans… les toilettes. Dans une lettre dont Algeriepatriotique a eu une copie, ces familles de journalistes soulignent que leur situation est connue de toutes les autorités, du chef de l’Etat au plus simple fonctionnaire du gouvernement. Elles constatent que la page du terrorisme a été pratiquement tournée et que chacun a recouvré ses «droits», y compris les «sanguinaires de cette décennie», mais rien n’a changé pour les journalistes qui résident dans les chambres «sécuritaires» des hôtels de Sidi Fredj et Zéralda. Les démarches engagées et les promesses reçues, pour obtenir un logement par les voies légales et quitter les hôtels, ont été vaines. En cherchant les causes de ce refus de répondre à leurs doléances, les journalistes ont découvert que le prétexte des chambres sécuritaires est utilisé pour détourner 300 chambres – qui avaient été abandonnées par les journalistes qui y résidaient – et les destiner à la prostitution au vu et au su de tous. Une bande exploite des voyous pour imposer ses actes criminels. Les familles de journalistes qui habitent encore dans ces hôtels demandent aux autorités d’intervenir en urgence pour mettre fin aux actes de cette bande de criminels et imposer l’Etat de droit dans cette zone.
Karim B.
 

Comment (4)

    mahdi
    26 mars 2013 - 13 h 54 min

    Une grande partie de ses
    Une grande partie de ses « pseudo journalistes » ont bel et bien bénéficié de logement AADL ou autre formule ! je vous évite les « locations de leur chambre » qu’ils faisaient pour X ou Y connaissance ! Je me demande comment peut-on vivre dans un « endroit de prostitution » depuis belle lurette sans avoir à le dénoncer avant ? je n’imagine pas que la gendarmerie qui sont juste à côté laisse faire ce qu’ils (locataires) dénoncent à savoir la débauche ! Maintenant s’ils y sont pour quelque chose là, je suis pour qu’ils décapent aussi rapidement possible et permettre à nous autre citoyens de bénéficier à nos dépends de quelques jours de repos en bord de mer (ils parlent de 300 chambres pour débauche + leur nombre ça fait quand même beaucoup pour des tayabet el hammam !




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    bilal
    25 mars 2013 - 18 h 18 min

    Je passe mes nuits quand je
    Je passe mes nuits quand je suis en Algérie a l’hôtel el Marsa. Je n’ai pas vu ce qui vous nous dite ou alors nous fréquentons pas les même hôtels.




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    axelpanzer
    25 mars 2013 - 11 h 16 min

    donc les seules categories
    donc les seules categories actives et ingenieuses à trouver des rentrées d’argent en dehors des hydrocarbures sont celles du proxenitisme!!!




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    Sidi Moussa
    25 mars 2013 - 10 h 57 min

    Des deux choses l’une :

    Des deux choses l’une :

    – Soit ils avaient un logement avant de venir s’abriter dans les hôtels, auquel cas où, ils n’ont qu’à y retourner !

    – Soit ils n’avaient pas de logements à la base, et de ce fait, ce souci n’a rien à voir avec l’époque noire : c’est un souci majeur de la nation Algérien, qui touche toute la frange jeune !

    PS: Je suis passé par là-bas il y a deux mois, et je dois dire que leurs voitures ne sont pas en si mauvais état !




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