Déclaration sur les droits des femmes : 130 pays pour, les gouvernements égyptien et tunisien contre

Les militantes des organisations de défense des droits des femmes en Tunisie et en Egypte ont fermement réagi à l’opposition exprimée par leurs gouvernements à la déclaration adoptée le 15 mars dernier par la Commission des Nations unies sur la condition féminine. Cette déclaration, qui a recueilli l’adhésion de 130 pays membres de la Commission, appelle les gouvernements à protéger les femmes et les filles toutes les formes de violence et leur demande de traduire en actes concrets les engagements pris en vertu de ce document. La Commission refuse que les coutumes, la tradition ou des considérations religieuses soient utilisées par des gouvernements pour échapper à leurs obligations liées à l'élimination de la violence contre des femmes. C’est justement les arguments religieux que les gouvernements de Tunisie et d’Egypte, dominés par les islamistes, ont avancés pour rejeter ce document. L’accent mis dans le document sur «la nécessité de protéger les droits de la santé sexuelle et reproductive» de la femme et la dénonciation de l'impunité dont bénéficient les auteurs de crimes à l'égard des femmes sont inadmissibles, selon eux. A court d’arguments, les Frères musulmans tentent de dénigrer le travail de la Commission en l’accusant d’avoir adopté un texte qui encourage la prostitution. Ils présentent le document comme une menace pour la famille et pour la femme. Les militantes des droits des femmes, en Tunisie et en Egypte, ont réfuté ces accusations en affirmant que ce document condamne la violence à l’égard des femmes, ce qui, soulignent-elles, n’est pas en contradiction avec l’islam, ni aucune autre religion, ni avec les coutumes dans les pays arabes. Elles confirment qu’il n’y a rien dans le document qui puisse être compris comme un encouragement à la prostitution. Elles estiment que les positions adoptées par leurs gouvernements ne sont certainement pas représentatives des vues de la société civile, des aspirations ou des meilleures pratiques en ce qui concerne l’élimination et la prévention de la violence contre les femmes et les filles dans ces pays. Une des militantes explique la position de son gouvernement par la lutte pour le pouvoir que se livrent les courants islamistes dont la caractéristique principale, dit-elle, est l’ignorance. Ils veulent opprimer les femmes par leur marginalisation sociale et politique, les inégalités, notamment dans l’héritage, par le harcèlement sexuel… Ces courants n’admettent pas qu’une femme ait le droit de voyager et travailler ou d’utiliser des moyens contraceptifs sans l’accord de son mari, pas plus qu’elle ne devrait pouvoir contrôler les dépenses de la famille. Aux yeux des courants islamistes, les femmes ne sont bonnes que pour faire des enfants et s’occuper de la maison, et n’ont aucun droit. Pour le cheikh Mahmoud Achour, d’El-Azhar, le document onusien est en contradiction, dans tous ses aspects, avec la charia qui est la source du droit en Egypte, selon la Constitution, et il appelle à le rejeter. Les militantes des droits des femmes dans les pays arabes et musulmans sont décidées à imposer le respect des dispositions de cette déclaration qui s’inscrit dans leur combat contre les discriminations dont elles sont victimes.
Karim Bouali
 

Comment (2)

    la canaille
    8 avril 2013 - 10 h 54 min

    le document onusien est en
    le document onusien est en contradiction, avec la charia ???

    La charia tout comme le coran, de même que les individus cités dans le coran, les fait retranscrits par les uns et les autres, les anecdotes rapportées….ne peuvent en aucun cas se substituer à une constitution séculière et universaliste compilée, crée par les hommes et les femmes et pour les hommes et les femmes.
    La charia autorise les fatwas. On ne gère pas un pays à coup de FATWAS, lancées pour tout et pour rien, par les membres des corps religieux.
    Voyez dans quel état se situent la question des droits de l’homme, des libertés individuelle, de la production industrielle, du nombre de brevets déposés, et la condition féminine …dans les pays islamiques dont l’Algérie, dont la constitution consacre l’islam comme religion d’état… Il eût été plus judicieux de consacrer l’islam en tant que religion du peuple, ou au mieux proclamer un état laïque.




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    ammel
    8 avril 2013 - 10 h 16 min

    le modele tunisien aussi cher
    le modele tunisien aussi cher a bouguiba et zine sont partis en fumee!!!!a cause des gandoura salafiste khoriches il faut remedier a tout ca avant que la guerre civil generaliser se propage partout dans le monde arabe «  » »l ennemi c est le qatar qardaoui et les khoriches salafistes et ces fatwas d egouts qui propage le sang des arbes a cause de ces sanguinaires assoiffes de pouvoir de mensonges et d argents !!!




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