Parlez, M. le Président !

Dans les pratiques des institutions algériennes, la transparence a des limites, bien que dans certaines circonstances, on puisse comprendre les raisons de la rétention de l’information ou de sa diffusion au compte-gouttes, et c’est le cas quand il s’agit d’une question sensible comme la santé du président de la République. Seulement, ce qu’on n’arrive pas à comprendre, c’est cette situation kafkaïenne faite d’informations et de communiqués relayés par l'APS et les médias lourds, Télévision et Radio nationales, puis à nouveau le silence inquiétant, entrecoupé par des déclarations rassurantes de personnalités politiques qui, incidemment, évoquent ce fait. Il n’y a pas de secret d’Etat en jeu, puisque le Président a été hospitalisé à l’étranger et aussi bien les médecins soignants que le personnel, étrangers, connaissent parfaitement son état de santé. Il y a un secret médical à observer comme l’exige la déontologie, mais à partir du moment où de premières informations ont été données, les Algériens attendent d’être tenus au courant de façon officielle et régulière. Ils ne veulent pas être abandonnés aux rumeurs malveillantes qui fusent de toutes parts. On avait cru, au départ, à une véritable volonté de communiquer sur ce sujet grave, mais on remarque que le pouvoir revient aux «bonnes vieilles méthodes», qui véhiculent un mépris total et insultent l'intelligence des Algériens. En fait, cette manière d'agir est l'illustration parfaite du fonctionnement d'un système intriguant, occulte, secret, suspicieux, dont l’autisme informationnel ne fait qu’alimenter les rumeurs les plus folles, dont celle de la mort du Président qui a fait le tour des rédactions. D'autres parlent d'une stratégie pour détourner les regards des scandales de corruption qui s'approchent inexorablement de la Présidence. Si le Président est gravement malade, les Algériens ont le droit de le savoir. S’il se porte mieux et qu’il est toujours capable de diriger le pays, qu’il le leur dise lui-même, de vive voix.
Kamel Moulfi
 

Comment (9)

    ABDELLAH
    5 mai 2013 - 10 h 42 min

    Les maitres du pays, qui
    Les maitres du pays, qui sont-ils. Pourquoi accordent-ils des indemnités très élevées aux députés dans un pays ou les salaires sont miséreux et le chômage très élevés. Le régime algériens doit complétement être remplacés par de vrais politiciens qui ne sont pas occupés à gaver les députés déjà trop payés. Il faut un referendum et un changement totale du senat, du parlement et tous les coin et recoins du pouvoir dans ce pays. Les responsable continent à suivre la cynique ligne de conduite d’un président mourant et qui a laissé comme héritage ce cynisme qui continue à fonctionner à plein régime. Rien ne va plus. Il faut tout démonter, tout démanteler et que la politique cynique de Bouteflika ne soit plus une ligne de conduite mais un contre exemple surtout à ne pas suivre.




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    axelpanzer
    4 mai 2013 - 21 h 27 min

    @brahim haddou,votre ton est
    @brahim haddou,votre ton est policier,votre suffisance est incommensurable,je vous met au defi de faire des éléctions honnetes pour votre moribond president et vous verrez le resultat!!!vous etes du genre à mentir au president pour lui faire plaisir,on appelle ça « leche bottes »!!!!




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    ABDELLAH
    4 mai 2013 - 20 h 42 min

    @Brahim Haddou
    La

    @Brahim Haddou
    La Ferme!!!
    Bientôt la dératisation va nettoyer les arcanes du pouvoir dont vous faite partie. Votre message à l’auteur du billet ci-dessus est teintée de menaces. C’est en fait, une menace déguisée. On en a marre, marre des gens comme vous qui avez fait fuir toute la matière grise du pays.
    Le président n’a pas honoré le dernier mandat. Il était absent. Il y a vacance du pouvoir et l’article88 n’est pas fait pour rien.
    Soyons au RDV. Ces gens là sont machiavéliques et ont détruit l’Algérie. Soyons au RDV pour écarter de tout centre de décision ces sinistres individus comme cet énergumène plein de suffisance. L’auteur du billet à tout à fait raison et votre menace à peine déguisée servira plus tard. Je fait une copie d’écran qui servira au moment opportun.




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    Brahim Haddou
    4 mai 2013 - 15 h 55 min

    ne parlez pas au nom des
    ne parlez pas au nom des algeriens pour des légèretés.




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    Brahim Haddou
    4 mai 2013 - 15 h 41 min

    monsieur moufi vous perdez
    monsieur moufi vous perdez complètement les pédales en croyant que le regime renoue avec d’anciennes méthodes, parce que ce n’est pas le cas, c’est uniquement votre impression personnelle. ce n’est pas parce que vous vous sentez personnellement insultée que vous devez parler au nom du peuple qui contrairement à ce que vous dites, ne sent pas insulté. pourquoi dans cet édito, vs nous abreuvez avec vos sentiments? cet édito est strictement inutile. puisque c’est plutôt vs qui avez des impressions personnelles. mais est ce vraiment votre impression personnelle? parce que si cela se trouve, vous ne pensez même pas ce que vous ecrivez, vous tirez sur le pouvoir uniquement pour faire plaisir à des esprits faibles en vous conformant de temps en temps à leurs fantasmes, ces esprits faibles obsédés par les critiques juste pour critiquer, ces mentalités obsolètes croient qu’ils représentent le peuple mais ils ne représentent que du vent. alors svp, à l’avenir ne nous abreuvez plus avec des éditos irritantes s’apparentant plutôt à des leçons de morales contre les autorités. il n y a aucuns reproches à faire et contrairement à ce que vous dites, les algeriens ne s’interrogent pas, ils savent qu’on leur dit tout, ne prenez pas les cas de quelques esprits étroits, pour des généralités en voulant faire croire que tout le peuple est comme eux. alors à l’avenir, cessez de vous conformer aux caprices de certains.




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    Anonyme
    4 mai 2013 - 15 h 18 min

    Dans ce pays personne n’est a
    Dans ce pays personne n’est a sa place mêmes ceux qui disent aux autres de partir avec tant de hargnes!savent t-ils au moins que s’ils étaient dans un pays autre que l’Algérie ils ne feraient même pas de bon charpentiers (je parle des journaleux)Laissez le Président en paix , tôt ou tard il s’en ira , et c’est valable aussi pour l’auteur de l’article




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    axelpanzer
    4 mai 2013 - 12 h 39 min

    ce systeme est pire que le
    ce systeme est pire que le sionisme lui meme ,pour une raison tres simple :ceux qui composent le sionisme sont des gens tres competents!tres démocratiques et surtout tres patriotes!!!




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    dib
    4 mai 2013 - 10 h 25 min

    les algeriens savent que ce
    les algeriens savent que ce president mal élu est gravement malade depuis 2005. des millions d’algériens attendent qu’il parle pour annoncer son abondon du poste de president afin que d’autres plus jeune plus competants en tres bonne santé puisent prendre la reléve et redresser le pays retablir l’ordre la justice donner de l’espoir a notre jeunesse arretez l’hemoragie de la fuite de notre matiere grise la justice mettre fin a la construction de sa mosquée. oui, tab djnanou doit arretez de nous prendre pour des gosses qui sucent encore leurs doigts n’en deplaise aux leches




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    Anonymoe
    4 mai 2013 - 10 h 16 min

    Nos journalistes seront
    Nos journalistes seront reconnu en tant que des vrais journalistes qu’après le 21 octobre 2013 si non pour le moment que des TAYABETTE EL HAMMAM.




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