Le MCAF s’en va-t-en guerre contre un journal à sensation

Le coordinateur du Mouvement citoyen algérien en France, MCAF, Omar Aït Mokhtar, a porté plainte contre le journal Echorouk et son avocat pour avoir refusé de lui publier un droit de réponse. Pour aller vite, le MCAF dit, à travers un communiqué transmis à notre rédaction, avoir saisi le bâtonnier de l’ordre des avocats des Hauts-de-Seine, Me Olivier Benoît, afin de prendre en charge cette affaire. La plainte est justifiée par de graves accusations proférées par ce journal et son avocat contre le coordinateur du MCAF, qui s’échine depuis quelques années à défendre les droits des ressortissants algériens en France et partout en Europe. Mais le journal Echorouk n’a pas hésité à ouvrir le feu sur lui et l’organisation citoyenne basée à Paris qu’il dirige, en l’accusant d’avoir entaché l’image de l’Algérie et de ses institutions. L’article incriminé a été publié dans l’édition du 28 avril dernier. Avant de saisir la justice, le mis en cause, Omar Aït Mokhtar en l’occurrence, a cru pouvoir user de son droit de réponse qu’il avait envoyé par fax et par e-mail dans les délais réglementaires, soit 10 jours. Un droit de réponse que le journal n’a jamais publié. Après avoir suffisamment attendu sans avoir eu de réponse, le coordinateur du MCAF a décidé de recourir à la justice pour faire valoir ses droits et défendre son honneur. Et quel est le tort du président du MCAF ? Avoir demandé à connaître le sort des 200 000 euros versés par le consulat d’Algérie en France comme caution à la justice française dans l’affaire du chanteur de cabaret Cheb Mami.
Atteinte à la déontologie
Le coordinateur du MCAF ne sait assurément pas qu’Echorouk, qui n’est pas à sa première œuvre calomnieuse, n’aime pas les mises au point. Du moins, il déteste les publier, même quand elles sont plus que fondées. Faisant de l’injure et de l’invective sa spécialité, ce journal a rarement publié une mise au point, foulant au pied les dispositions du code de l’information. Parmi les cas les plus illustratifs, celui du fameux «entretien» avec la veuve d’un citoyen décédé dans les heurts intercommunautaires qui ont secoué Berriane, dans le sud du pays, en 2007. En dépit de l’insistance de la famille et de ses proches, le journal n’a jamais voulu publier leur mise au point. Alors, ces derniers ont dû recourir aux autres journaux pour dénoncer ce journal et «restituer» la vérité. En 2008, le représentant des Algériens de Syrie avait adressé une mise au point à ce même journal à cause d’un «entretien imaginaire» inventé de toutes pièces par ce journal qui a fait de l’imposture son credo. Jamais, à ce jour, cette mise au point n’a trouvé place dans les colonnes de ce quotidien. Dernier exemple en date, l’information relative à la revalorisation des primes pour les députés. L’Assemblée populaire nationale a également envoyé un démenti à Echorouk qui ne l’a pas publié. L’APN a alors dû passer par l’agence officielle APS. Cette fausse annonce d’une augmentation des primes des députés déjà chichement payés était-elle fortuite ou Echorouk veut-il ou a-t-il été instruit par ses mentors de provoquer la colère de la rue ? Cette manière de faire semble avoir entaché la crédibilité et freiné l’élan de ce journal aux titres racoleurs. La preuve en est le taux d’invendus de plus en plus élevé. Mais Echorouk n’accuse pas le coup. Il continue sur la même ligne. Il tire toujours à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires dans une imprimerie publique qui détient sur lui une dette abyssale qui se chiffre en centaines de milliards ; une dette qu’il n’est pas en mesure d’honorer. Et, au lieu de chercher à maîtriser ses invendus en réduisant son tirage, ce journal arabophone continue de gaspiller du papier importé chèrement payé avec l'argent public – une bonne patrie de son tirage n’est même pas distribuée et est livrée aux recycleurs de papier. Cela, tout le monde le sait, mais personne ne fait rien. Pourquoi ? Le mystère reste entier.
Fahim Amraoui

Comment (2)

    Nenuphar
    11 mai 2013 - 10 h 42 min

    Cessons de prétendre que dès
    Cessons de prétendre que dès qu’un kabyle défend son honneur il est systématiquement taxé d’être du MAK. Avant tout, il est algérien.

    Au contraire les journalistes de ce torchon qui n’est pas à un coup fourré près est le défenseur des islamistes y compris par le mensonge, comme d’autres utilisent la fraude pour se faire élire.

    Les questions sont :

    1°) Pourquoi le sinistre de l’intérieur le sieur Ould machin ne sévit-il pas, lui le prétendu défenseur du droit, l’éradicateur des islamistes et toutes ces « fonctions » qu’ils prétend assumer avec force et dévouement de la patrie alors que c’est le contraire de ce qu’il fait réellement.

    2°) Pourquoi, alors qu’il exige des partis des statuts et l’interdiction d’avoir des déficits, entre autres, tolère-t-il un PQ aussi dispendieux, sans lecteurs sauf quelques analphabètes islamistes et qui vit sur le dos de la communauté nationale ?

    3°) Pourquoi n’exige-t-il pas de son propriétaire qui fasse une déclaration de faillite et qu’il l’oblige à respecter la loi sur la presse et la diffamation ?

    L’honneur n’a pas de prix sauf pour les vendus et les traîtres.




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    00213
    10 mai 2013 - 20 h 42 min

    Cela prouve que finalement
    Cela prouve que finalement Echorouk et le MCAF c’est le même niveau…
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    Évitons de perdre du temps avec d’un coté des nostalgiques du FIS et de l’autre des défenseurs du MAK.
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    Pensons VRAIMENT à la patrie et au peuple algérien et ne perdons pas de temps dans ces débats stériles !




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