Maladie du Président : l’armée n’interviendra pas

L’appel du moudjahid Mohamed Mechati ne sera pas entendu par l’institution militaire. L’ancien membre des 22, qui vient de s’adresser «aux décideurs de ce pays» qu’il ne cite pas et dont il «entend parler comme tout le monde» car, a-t-il déclaré à notre confrère Le Soir d’Algérie, il ne les connaît pas personnellement et il ne les a «jamais fréquentés», leur demande d’intervenir pour pallier le vide laissé par l’absence du président Bouteflika, dont «la pratique despotique, autoritaire et dictatoriale» du pouvoir a «affecté l’Etat tout entier». Si le constat de Mohamed Mechati est au demeurant juste, son initiative qui s’ajoute à la panique générale – mais néanmoins camouflée – qui s’est emparée des sphères du pouvoir depuis l’hospitalisation du Président et au hourvari médiatique suscité par cette longue éclipse, est un coup d’épée dans l’eau. En effet, l’institution militaire, aux destinées de laquelle président trois hauts responsables de l’ancienne génération, a la légalité chevillée au corps. Déjà en janvier 1992, le ministre délégué à la Défense, le chef d’état-major de l’ANP et le patron du DRS actuels avaient participé au sauvetage de la République des mains des intégristes du FIS qui voulaient lui substituer une théocratie rattachée à l’internationale salafiste. L’armée, suite à la démission de Chadli qui face au péril du moment avait choisi de se retirer, avait pris le parti d’appeler à la rescousse un civil, le défunt Mohamed Boudiaf, pour achever le mandat laissé vacant par le président démissionnaire, dans le cadre d’une direction collégiale, le Haut Comité d’Etat (HCE), qui comptait cinq membres. Cette intervention directe de l’institution dans la gestion politique du pays – le HCE comptait un militaire en son sein –, cessa dès que Liamine Zeroual fut élu président en 1995. Lui-même issu de l’ANP, il n’en avait pas moins démissionné suite à un désaccord avec Chadli sur la restructuration de l’armée. Elu à la tête du pays, Zeroual choisit, à son tour, de déserter El-Mouradia suite à une série de scandales mettant en cause son plus proche conseiller politique qui essuyait un feu nourri de la presse. L’avènement de Bouteflika scellera la séparation des prérogatives entre le Président et l’institution militaire. Le chef d’Etat fraîchement élu avait, dès l’entame de sa première mandature, clairement expliqué qu’il ne voulait pas être un «trois quarts d’un président». L’opinion publique avait saisi cette annonce comme un message à l’armée, donc aux «généraux», dont il aurait voulu «se défaire». Mais ses décisions postérieures allaient démontrer que Bouteflika avait été mal compris. Après le départ du général Mohamed Lamari, alors chef d’état-major, à la retraite, il le fera remplacer par un ancien de l’ALN, au moment où les observateurs s’attendaient à un rajeunissement de la hiérarchie. La désignation d’Abdelmalek Guenaïzia au poste de ministre délégué à la Défense nationale achèvera de confirmer que le président de la République n’avait pas l’intention de couper la branche sur laquelle il était assis et qu’il était pleinement conscient que le pays ne pouvait pas se permettre de se passer de l’expérience des «anciens», dans un contexte sécuritaire qui n’était pas encore tout à fait stabilisé. Tout en faisant voter par référendum une loi sur la réconciliation nationale, Bouteflika maintient le cap, poursuivant la lutte antiterroriste, modernisant l’armée et s’appuyant sur des services de renseignements à l’efficacité redoutable. Depuis 1995 à ce jour, l’armée s’est abstenue d’intervenir directement dans la prise de décision politique. Les bruits qui ont longtemps couru sur des différends – vrais ou faux – récurrents entre le Président et les «généraux» sont la preuve que les responsables militaires obéissent aux ordres du chef. Même malade et absent, ils gardent une position droite. Bref, tant qu’il n’y aura pas de menace sur la République, l’armée ne se distraira pas de sa mission actuelle ardue, celle de surveiller d’immenses frontières poreuses et explosives.
M. Aït Amara
 

Comment (41)

    dracula
    14 juin 2013 - 3 h 27 min

    NASSER::t as oublier ennahar
    NASSER::t as oublier ennahar tv .com.fr.ar.islm.dz!!!




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    syriano
    12 juin 2013 - 12 h 17 min

    L’armée connait la valeur de
    L’armée connait la valeur de Bouteflika.
    C’est pas demain la veille qu’on aura un président du meme calibre de Bouteflika,qui a sortit l’Algerie de la guerre civile,qui a galvanisé la souveraineté de l’Algerie grace a sa politique de remboursement par anticipation des dettes extérieurs et qui a eu une politique etrangere fidèle a l’histoire algérienne.




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    NASSER
    12 juin 2013 - 10 h 57 min

    Sites anti Algériens dont-il
    Sites anti Algériens dont-il faut se méfier
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    Outre les sites Anti-Algérie dont nous avons fait état dans d’autres circonstances à savoir Le ‘’ Quotidien d’Algérie’’, ’’KalimaDZ’’ou ‘’lanationdz’’, « soleil d’Algérie », Siwel, Kabylie.net, Rachad TV, Al Magharibia, Ennsar TV, « Activiste Dz » , El Watan et Echourouk aussi qui ont soutenus les ‘’Printemps », nous devons aussi relever un site dont il faut se méfier de « : http://islamic-intelligence.blogspot.com . C’est un site extrémiste qui ne fait que proférer des mensonges en mettant dans le même sac les services Français, les services Algériens, la CIA, le MI6 et le Mossad.
    Rien de logique et d’intelligent, que du dénigrement surtout du pouvoir algérien. Ce site considère tous les terroristes de l’Aqmi, du GIA, de Syrie, d’Al Qaida, qu’il soutient, comme des Moujahidine qui prônent le Djihad. Il se contredit dans tous ses articles, voire dans un même article lorsqu’il soutient les révoltes, fustige en même temps l’occident et l’Otan. Un exemple : le monde sait ce qui se déroule en Syrie, en particulier le complot dont fait l’objet ce pays qui résiste, mais ce site persiste à dire que l’Occident et les sionistes soutiennent plutôt Bachar El Assad. On retient que là où il y a complot de l’occident et des monarchies contre un pays arabe de l’axe de la résistance, utilisant les terroristes dits ‘’islamistes’’, il est toujours là pour faire diversion et tromper sur les objectifs, diaboliser plutôt la victime, personnaliser le complot ; comme il le fait contre « Bachar » et son armée, contre « Bouteflika » et son armée etc. Il applique ainsi à la lettre les « techniques de la propagande subversive » et surtout de la manipulation. Ce site « islamic intelligence » est administré par un certain « Abu Sulayman ». Sous les articles (tous) on retrouve la mention «Posted by Abu-Suleyman » dont les initiales son « AS », sûrement un pseudo du nom d’un certains «Abu Sulayman Jazairi » mort en 2008 au Pakistan haut dirigeant d’Al Qaida. Il est libre, bien entendu, de faire ce qu’il veut avec son site. Il répond lui-même avec rapidité aussi bien aux commentaires sélectionnés sur son site que sur Alterinfo. Nous pensons que nous sommes aussi libres de donner des précisions aux lecteurs sur les auteurs de certains sites et commentaires pour qu’ils puissent se faire une opinion des plus réalistes sur les choses qui se déroulent dans ce monde sans se voir victimes de manipulation.
    —–
    Abu Sulayman Jazairi (décédé le 14 mai 2008) était un haut dirigeant d’Al-Qaïda. Il est originaire de l’Algérie et a été tué au Pakistan.




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    NASSER
    12 juin 2013 - 10 h 33 min

    Le DRS algérien est le
    Le DRS algérien est le fleuron de l’armée. L’armée et ses cadres, sont la colonne vertébrale de l’Algérie qui ont mis en échec tous les complots contre l’Algérie y compris celui du FIS que soutenaient la France, le Qatar et l’Arabie saoudite. Les officiers de la DRS sont des patriotes. Beaucoup, comme des perroquets reprennent les mêmes conneries que diffuse « l’opposition algérienne à l’étranger » dont le MAK. Quand on cherche le désordre dans son pays aidé de forces étrangères soit par les armes ou en faisant le relai de leur propagande on ne peut être autre chose qu’un traitre. C’est Le FIS/GIA qui tuait et égorgeait et c’est l’armée qui protégeait soutenue par les groupes de légitime défense (GLD). Ils ne cessent maintenant de se venger en critiquant l’armée et la DRS aidés par les milieux nostalgiques et sionistes.




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    karim
    12 juin 2013 - 7 h 59 min

    Les algériens doivent se
    Les algériens doivent se rassembler autour de l’institution militaire et faire preuve de civisme et de maturité en ces temps de tempêtes.




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    chemlal
    12 juin 2013 - 7 h 51 min

    D’ abord, la conjoncture
    D’ abord, la conjoncture internationale ne permet pas. Le renversement d’un président « élu » les fossoyeurs de l’ Afrique
    et du monde arabe , n’attendent que ça pour semer les troubles dans notre pays, avec l’aide de l’émirat du Qatar et de l’Arabie Saoudite .De plus , Bouteflika n’ est pas un enfant de chœur, il y a longtemps qu’il a pris ses dispositions , au cas ou certains seraient tenter de le renverser.




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    NASSER
    11 juin 2013 - 22 h 33 min

    Mohamed Mechati? Tiens une
    Mohamed Mechati? Tiens une comète!! A-t-il parlé lorsque le pays était en guerre contre le FIS? Lorsqu’il était en faillite du temps de Chadli? Il parle maintenant parce qu’il est en sécurité, mais pour dire des conneries. A-t-il le niveau requis pour analyser; être un des « 22 » n’est pas suffisant. Est-il le tuteur de l’Algérie? L’écrasante majorité de nos jeunes ne le connaisse pas parce qu’il n’a pas les compétences pour se faire connaitre contrairement à d’autres comme Ait Ahmed. Il veut maintenant paraitre? C’est trop tard. Il aurait mieux fallu pour lui de se taire au lieu de débiter des stupidités.




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    Horizon
    11 juin 2013 - 20 h 55 min

    @ 00213. et les autres aussi
    @ 00213. et les autres aussi LUCIDES

    J’avais remarquer les mêmes flèches empoisonnés entre autres venant des médiats Français à l’encontre du futur très sombre qu’ils prédisent tous a l’unissons , sur le même ton envers notre pays l’Algérie et son peuple .

    Je n’aurais jamais pu l’expliquer a nos frères comme tu la fait dans ton commentaire .

    Une vérité limpide a comprendre une nouvelle preuve pour ceux qui se bercent encore d’illusion en croyants et en espérant que leur avenir viendra par les colons envahisseurs .

    CE SONT DES GLOUTONS IRRASSASIABLES DES RICHESSE NATUREL QUE POSSÈDENT LES MUSULMANS.




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    Cassandra
    11 juin 2013 - 20 h 35 min

    En 1992, les démocrates
    En 1992, les démocrates avaient sollicité l’intervention de l’armée pour conjurer le péril islamiste et elle répondit présente. Et c’est son honneur. Nous sommes tous des janviéristes. Aujourd’hui encore,et alors qu’il y a péril en la demeure, l’armée doit mettre fin à cette mascarade. Il le faut tant qu’il en est encore temps.




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    00213
    11 juin 2013 - 17 h 57 min

    Même moi, simple citoyen
    Même moi, simple citoyen algérien, sait que son appel n’a aucun sens.
    Alors que lui, qui est censé avoir un minimum de visibilité sur les entrailles du gouvernement, se permet de porter des propos dignes du Figaro ou d’Al Jazeera ????
    .
    En ce moment tout les merdias y vont de leurs propres analyses :
    – « L’Algérie au bord du chaos »
    – « Un coup d’état en préparation »
    – « L’état s’effondre »
    – « Un printemps arabe après les élections »
    – « L’impossible transition »
    – « L’armée se déchire »
    – « Un écroulement prévu pour 2014 »
    En bref, chacun y va de son désir le plus profond de voir notre pays exploser et le peuple s’entretuer.
    Il est clair que la période est délicate, mais là c’est du fantasme ou du rêve.
    .
    Cependant il ne faut pas que la classe dirigeante use et abuse de cette patience populaire, car certains changements sont réellement attendus…




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    bilal
    11 juin 2013 - 17 h 47 min

    Je fais confiance à l armée
    Je fais confiance à l armée Algérienne pour prendre la décision qu’elles estimeront la meilleure pour ce pays. Enlever l’Armée Algérienne de ce pays et nous deviendront la grande Putain du Maghreb, tout le monde nous passera dessus…Certain on du mal a le comprendre ou le font express..




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    Anonyme
    11 juin 2013 - 17 h 32 min

    Pourvu que l’armée
    Pourvu que l’armée intervienne !!!
    Militaires, fâchez-vous !




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    Jeune Algérien
    11 juin 2013 - 17 h 18 min

    Vive l’ANP
    Vive

    Vive l’ANP
    Vive l’Algérie

    L’ANP se consacre à ses missions constitutionnelles et les politiciens font de la politique.
    C’est très bien comme ça.
    Un ex militaire qui se lance dans la politique, c’est sa liberté de citoyen. Mais il n’a pas le droit de parler au nom de notre glorieuse ANP.
    S’il le fait, il doit aller au trou.




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    Brahim Haddou
    11 juin 2013 - 15 h 57 min

    Des actions salutaires pour
    Des actions salutaires pour sauver la nation
    Le pays a adopté le multipartisme et la démocratie, après tant de péripéties sous un régime de parti unique. Mais assez vite, le changement démocratique s’est un peu disséminé et une cacophonie meurtrière a ravagé durant presque dix ans le fondement du corps social national. Les forces barbares, criminelles et antidémocratiques voulurent prendre par la force le pouvoir national. Ce qui n’allait pas sans faire occasionner des dégâts considérables tant sur le plan humain que matériel. L’armée, appelée à la rescousse, s’est vue, dans la morale constitutionnelle, obligée d’agir par des actions salutaires afin de sauver la nation d’un véritable désastre. Elle ne transcendait pas ses missions originelles dans le domaine politique, car depuis les événements d’octobre 1988, l’institution militaire s’est automatiquement et volontairement dessaisie de toute immixtion du genre dans la gestion des affaires du pays, se limitant à la noble prescription de protection du caractère républicain du pays et de la sauvegarde de la souveraineté nationale. Cette force militaire qui, au cours du siècle dernier, a mis à genoux la puissance coloniale et ses alliées outre-Atlantique avait pu spontanément et graduellement s’adapter à une situation à laquelle elle ne fut guère préparée non sans un bilan humain assez lourd.
    Initialement armée populaire vouée à la libération, elle se transformera, avec doigté et dextérité vers la fin de la guerre de libération nationale, en une authentique armée de métier constituée de compétences, de corps d’élite et d’une solide expérience. De ce fait, et lorsque l’Etat s’est trouvé menacé dans ses fondements par les actes subversifs perpétrés par les groupes terroristes, l’ANP a été aux premières lignes de la lutte pour restaurer et maintenir la sécurité, la stabilité du pays et préserver la République et les institutions étatiques. Concomitamment, l’institution militaire a poursuivi dans un élan studieux la mise en œuvre du vaste programme de modernisation dans lequel elle s’est engagée pour répondre aux exigences de la défense nationale et être au diapason des armées modernes. Avant l’attaque des tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001, la notion de terrorisme n’avait pas la même définition. Les grandes puissances, l’opinion officielle internationale en faisaient un menu fretin, croyant à un brin local de révolte ou de soubresauts fiévreux d’ordre politique interne. L’Algérie ne cessait de déployer par preuve et conviction le caractère transnational de ce fléau, ses capacités de nuisance, sa connexion directe avec le trafic de drogue et les stupéfiants et son aptitude à frapper à tout moment et en tout lieu. Ainsi, lors d’une conférence d’une instance des Nations unies tenue à Vienne en Autriche, en 1995, l’Algérie, en son nom et au nom des Etats arabes et africains, a introduit un projet de résolution voulant mettre une liaison franche entre le terrorisme et le trafic des psychotropes. Mais elle s’est heurtée au veto américain et britannique. Depuis, le monde a changé. Fortement. L’apparition des foyers de tensions de par le monde a contraint la réticence des puissances mondiales à plus de mesures et de compréhension. Ainsi l’Algérie commençait, par le biais de son armée, à exporter l’expérience acquise dans la lutte antiterroriste et l’ingénierie militaire et à contraindre à la réduction de ce potentiel criminel. L’affaire d’In Amenas a encore une fois authentifié la vérité algérienne.

    Un grand pays, de grands défis
    L’Algérie est devenue, depuis l’indépendance du Sud Soudan, le 9 juillet 2011, le plus vaste pays d’Afrique de par la superficie. Il est le deuxième pays arabe le plus peuplé après l’Égypte et partage ses frontières avec sept pays voisins (Libye, Maroc, république sahraouie, Mauritanie, Mali, Niger et Tunisie). Cette immensité territoriale densifie davantage le rôle de l’armée algérienne à sécuriser l’ensemble du pays. C’est à juste titre, par-devant la réplique des menaces et l’implantation du terrorisme d’Al-Qaïda sur son aile Sud (le Sahel), qu’elle s’est mise dans la permanence d’une vigilance accrue. Objectif fondamental : la défense du pays contre toute atteinte à son intégrité territoriale.
    Ce qui allait accroître encore l’appréhension de cette menace, c’était assurément le conflit libyen. Les groupes de rebelles, dotés anarchiquement d’armes et de moyens de guerre, par la France, l’Italie et autres entités européennes, sont devenus pourvoyeurs de dangers. Le brouillard et l’anarchie qui sévit encore en ce pays constituent non seulement pour l’Algérie mais aussi pour les autres pays limitrophes, un risque permanent tant des armes de valeur destructrice circulent librement. L’Algérie, dans un passé récent, lors de la guerre des sables, eut à connaître un nuage menaçant. Sans la mobilisation de ses énergies alors naissantes, sans l’engagement inébranlable de son armée sur le qui-vive, le pays aurait connu quelques démêlés.
    La modernisation de l’armée projette une approche didactique de défense moins agressive, singularisée par une politique de défense et de sécurité du territoire. L’enjeu qui se greffe à cette approche reste confiné dans la manière de rallier le souci de la sécurisation interne, le besoin de s’affirmer en tant que force tranquille et le besoin d’ouverture vers un monde pluridisciplinaire, multipartisan et démocratique.

    L’appui à la démocratie : un principe sacro-saint
    L’armée algérienne ne fait plus de politique. Ceci en effaroucherait plus d’un qu’il n’en étonnerait. Eh oui, ceci est devenu une réalité tangible. Depuis son retrait des instances exécutives du parti du Front de libération nationale et à la lumière des nouvelles dispositions constitutionnelles, elle s’est mise au service de la nation en gardant avec beaucoup d’ardeur les compétences attributives conventionnelles que sont les siennes : la protection du pays. Même l’amalgame, créé par justement l’exercice de l’acte politique par certains acteurs en mal d’égérie, n’a pu l’attirer vers les méandres d’une ingérence dans la trame politique nationale. Gardienne, elle surveille le développement de la démocratie et fait en sorte qu’elle s’épanouisse. De nombreuses élections ont eu lieu, aucun mot d’ordre ne fut lancé par ses dirigeants. La liberté d’expression élective est reconnue, sous le sceau de la confidentialité, à tout élément faisant partie de cette institution. Par définition, son effectif supérieur ou subalterne est déclaré légalement apolitique. En aucun cas, depuis l’instauration d’un climat politique ouvert aux charmes de la démocratie, l’institution militaire avec tous ses démembrements n’a eu à faire d’intrusion dans les trajectoires d’ordre politique qui transcendent le pays. Bien au contraire, l’on a vu celle-ci inciter, par un silence actif et de non-ingérence, les forces nationales politiques, à plus de débats et de cadres concertationnels.

    Une entité respectée, savamment gérée
    La défense totale et entière du pays reste une déclaration frontale, sans équivoque, soutenue par toutes les composantes militaires et paramilitaires d’une Algérie se voulant libre et souveraine. Composée des commandements des forces terrestres, navales et aériennes, ainsi que d’un état-major responsable de l’emploi et de la préparation des troupes au combat, l’institution s’organise selon un schéma général conforme aux normes des armées contemporaines. Le sommet de la hiérarchie militaire aboutit directement au chef de l’État, constitutionnellement chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale. La restructuration organique et la professionnalisation entamée ont fait de l’armée nationale populaire une entité respectée, savamment gérée. L’unité du commandement, comme l’avait affirmé le Premier ministre dans se conférence de presse du 21 janvier 2013 est un atout majeur bloquant toute mauvaise supputation.
    Les conflits régionaux ont eu certes des effets pervers sur la quiétude régnant jusqu’à un temps récent au niveau de nos frontières. Cependant, depuis le prélude de la guerre de Libye en février 2011, conflit dans lequel l’Otan est le principal belligérant, le statut géostratégique de l’Algérie demeure situé dans une notion aléatoire, voire menacé. Le bombardement des dépôts d’armes et de munitions de l’armée libyenne par les forces aériennes et navales de l’Otan et leur pillage par les rebelles dont des membres de l’organisation terroriste AQMI ont entraîné un accroissement comminatoire et pesant des armes conventionnelles en Libye et au Sahel. C’est toute la hardiesse des services de sécurité générale, entre police et gendarmerie, qui est mise en épreuve. Plusieurs tentatives d’introduction frauduleuse de ces armes furent avortées. Les services spécialisés ont la tête partout. Le cas du site gazier en est le dernier. « La colonne terroriste» repérée, suivie et anéantie dans le sud récemment et dont avait parlé le Premier ministre en est une autre.
    Ce sont ces services qui protègent, à leur corps défendant, et par la haute valeur expérimentale et pragmatique qui les anime, la sérénité du pays. Si avant cette mutation géopolitique régionale vécue par nos voisins, les frontières étaient quelque peu tranquilles, elles constituent, avec la survenance justement de ces derniers événements, l’objet d’un souci permanent. Les services y veillent comme on le fait pour le lait sur le feu. Un regard, une présence, une concentration en veille continue. L’Algérie se retrouve sans ambages, menacée de tous les flancs. Malgré ceci, l’ANP, forte de sa confiance, de l’élan de soutien du peuple ne croit pas aux miracles. Elle agit beaucoup et ne parle pas trop.

    Sous un œil vigilant, rassurant
    Ainsi nonobstant les désarticulateurs de la cohésion sociale et les détracteurs haineux, les services ont toujours cet œil vigilant, cette oreille attentive. La menace n’est pas exclusivement intérieure. A contrario de certaines voix dont la liaison est branchée sur l’onde nostalgérique, semblable à celle de leur maître, l’appétence pour une autre espèce d’intervention en Algérie est aussi mise en alerte. La probabilité, voire l’effectivité de « la main de l’étranger » est prise par ces contradicteurs sur un ton ironique et insouciant. Ils en font une sorte d’hilarité et de dérision. Cette vérité, que seule la postérité, un jour, pourra en effeuiller les épisodes, est le plus souvent caricaturée par ceux-là mêmes qui ont intérêt à ce qu’elle se fasse, qu’elle agisse, qu’elle vienne décomposer l’union nationale et altérer l’histoire et ses épopées. La sécurité extérieure du territoire, tel un rempart infranchissable de par la foi et l’engagement de ses acteurs, aurait été l’une des meilleures au monde pour avoir à temps opportun su déjouer le complot et l’aversion guettant le pays. Digne héritière du fameux MALG, la sécurité générale du territoire obéit aux principes constitutionnels de défense du pays, en tant qu’organe réflexif, préventif et informatif ; voire de formation spéciale professionnelle de l’armée, tout en adoptant un agencement structurel qui avait conduit à une adaptation de la doctrine militaire sur la sûreté sectorielle. La menace ainsi n’est pas sans rapport de pouvoir peser sur les infrastructures sensibles dans des domaines tels que la circulation des personnes et des biens, l’énergie, l’industrie, la santé ou la communication. La paix, son maintien, la cohésion sociale et la sacralisation de l’intégrité territoriale demeurent l’objectif principal d’où se tire toute la puissance managériale de nos différents services de sécurité. La sécurisation de la vie citoyenne passe inévitablement par la présence puissante de services aussi puissants et forts. L’Etat de droit est là justement par tous ses organes à garantir et à stabiliser la situation sécuritaire qui prévaut, nonobstant quelques poches d’insécurité par-ci par-là. Le travail est long et pérenne. La sécurité comme enjeu et défi n’est-elle pas l’affaire de tous ? Du monde et de ses structures internationales.




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    algerieAnonyme
    11 juin 2013 - 15 h 50 min

    kader wahrani,
    kader wahrani, ferme-la……….




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    AL
    11 juin 2013 - 15 h 37 min

    Le Vénérable Mr. MECHATI, dit
    Le Vénérable Mr. MECHATI, dit (à qui ?) Naïvement ou par malice qu’il ne ‘’ connait pas les décideurs, qu’il ne fréquente pas et en entend parler comme tout le monde ‘’… !
    je crois qu’ils sont presque tous connus de  »tout le monde’ ‘- dont je fais partie –
    toutefois ils ne courent pas rues ou les marchés !
    seuls ceux qui ont de la chance et surtout les sésames utiles – parfois les deux ! – les fréquentent et ont accès à leur aires restreints et fermés et protégés jalousement au de là d’une certaine importance, du pouvoir décisionnel ou d’influence :
    ce sont :
    – Le PAPC est soumis et obéit au chef de Daïra, celui-ci au Wali et ce dernier au Ministre de l’intérieur
    – Tous les secteurs de l’Etat, y compris les instituions ‘’élues’’ ou installées totalement ou en partie sont ainsi amalgamés et constituent la pyramide des ‘’décideurs’’ dont le sommet est constitué des fonctions dites de souveraineté …et au sommet du sommet son excellence le Président de la République
    – Tous sont nommés par décret Présidentiel y compris leurs collaborateurs proches ou lointains, centraux ou décentralisés, actifs ou en retraites etc…
    Un citoyen, cellule de base de la société, avec tout le respect du à cet honorable Moudjahid …




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