Hypothèses autour du retour précipité de Bouteflika

La communication entourant le retour du chef de l’Etat au pays s’est avéré encore plus cafouilleuse et chaotique que celle qui avait caractérisé son long séjour à l’hôpital du Val-De-Grâce, à Paris, puis au centre de rééducation des Invalides. Si le Premier ministre a été obligé d’écourter sa visite de travail à Tizi Ouzou pour accueillir le Président, dont le retour était annoncé depuis quelques jours par de nombreuses sources, cela pourrait avoir deux explications. La première est que Sellal n’était pas tenu au courant de la date et encore moins de l’horaire de ce retour, ce qui est en soit un fait surprenant et à la fois grave, dans le sens où ceci laisse penser que les personnes en charge de ce rapatriement – sa famille ou ses proches collaborateurs – ne travaillaient pas en coordination avec l’Exécutif. La seconde hypothèse serait que l’entourage immédiat du Président n’était pas en mesure de fixer une date exacte pour ce voyage, pour des raisons liées à l’état de santé du Président qu’on sait chancelante et en butte à des rechutes imprévisibles. Ce retour «précipité» peut aussi être le résultat de recommandations express de ses proches conseillers ou de hauts responsables, ici à Alger, pour une raison donnée. D’autres raisons peuvent être à l’origine de ce cafouillage : quelque incident à Paris, une exigence du Président lui-même de rentrer au pays après près de trois mois passés loin du pays et, peut-être aussi, son intention d’annoncer des élections présidentielle anticipées. L’extrême sobriété avec laquelle l’accueil a été organisé à l’aéroport militaire de Boufarik conforte cette dernière hypothèse. De toutes les façons, la gestion opaque de cet événement est révélatrice d’une très claire distorsion dans la gestion des affaires de l’Etat. Bouteflika va-t-il remettre les pendules à l’heure ? Oui, s’il en est encore physiquement capable. Ce serait alors son baroud d'honneur.
R. Mahmoudi


 

Comment (33)

    Lemajd
    20 juillet 2013 - 0 h 05 min

    @AP « Bouteflika va t il
    @AP « Bouteflika va t il remettre les pendulles à l’heure  » …mais méme une pendulle en panne indique au moins 2 fois par jour l’heure exacte !

    SiZineddine
    17 juillet 2013 - 19 h 40 min

    @chawi
    Ne classez pas Zerwal

    @chawi
    Ne classez pas Zerwal au niveau de Ghozali. Ghozali, vous vous souvenez? Il a vendu le pays aux grand groupes. Il a denationalisé les gisement si cherement acquis par feu président Boumedienne qui d’alleurs lui ont couté une mort precipité par un empoisonnement au polonium qui engendra un cancer du sang. Souvenez-vous de Ghozali à l’ENTV. Moi, j’ai, j’ai, j’ai… Il vendait publiquement le Sahara qu’il a bradé à Total, Texaco et d’autre compagnie. Souriant avec sa cravate papillon, il se croyait proprietaire de l’Algerie, lui qui fait partie du clan d’Oujda tombé en disgrace à cause de ce bradage des puits que un million et demi de chahid ont arraché à un colonisateur. Oui Zahwal est un grand homme. Mais Ghozali est l’homme qui a bradé l’Algerie et ses gisement à Total et BP

    Anonyme
    17 juillet 2013 - 18 h 55 min

    comme on dit chez les uns:
    comme on dit chez les uns: Sam 3aam, wa ftar 3la djrana…

    Anonyme
    17 juillet 2013 - 14 h 36 min

    À moin que ce retour
    À moin que ce retour precipitê ne s explique par autre chose que tout ce que vous avez dit ( journalistes et commentateurs ) Un coup bas qui se préparait et qui aurait eu des fuites ?

    AnonymeKELAM
    17 juillet 2013 - 13 h 16 min

    je pense que chacun pense et
    je pense que chacun pense et même réfléchie comme il veut:la réalité est devant nous le soleil est a midi la température est de 50 degré vive les climatiseurs.

    Jeune Algérien
    17 juillet 2013 - 11 h 38 min

    Ya Marzouki : si tu es de
    Ya Marzouki : si tu es de Nedroma, alors moi je suis Batman.
    Quand je pense qu’on est en plein Ramadhan….

    Marzouki Drif
    17 juillet 2013 - 10 h 06 min

    Attention d’apparence ils ont
    Attention d’apparence ils ont l’air d’être du même patelin, mais de l’autre coté de la frontière.

    J’ai observé la descente d’avion de Bouteflika, puis vers l’entrée du salon d’honneur, comment Abdelkader Bensalah « le faux Algérien » a bousculé tout le monde pour être juste prés du « président » avec son air d’instigateur qu’on peut deviner à 400 mètres. j’avais les larmes pour mon pays l’Algérie. Triste de voir son destin aux mains de ces vautours en train de se le disputer. Quelle Honte!

    Marzouki Drif – Nedrouma

    Mahdi
    17 juillet 2013 - 9 h 49 min

    et la terre trembla le jour
    et la terre trembla le jour de sa venue !!! comme quoi elle ne le veut plus

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