On joue au poker

Par Karim Bouali – L’opacité extrême de l’activité politique en Algérie a, encore une fois, produit ses ravages sur l’opinion publique et jusqu’aux observateurs censés être avertis y compris des scénarios qui se déroulent en coulisses. Tous se retrouvent complètement désorientés et incapables de donner une lecture plus ou moins cohérente des derniers changements opérés par Bouteflika, dans le gouvernement et dans les services de renseignement. Le brouillard a été épaissi par la confusion entretenue sur les tenants et aboutissants de ces changements, suivis tout naturellement de rumeurs persistantes sur le limogeage d'Untel et la désignation probable ou certaine de tel autre à la tête de telle ou telle institution. Tout cela fait partie du jeu politique initié par Bouteflika. Le respect dû au citoyen recommande pourtant que ce dernier soit mis au courant des raisons qui concourent au choix de telle ou telle personnalité à un poste donné, des raisons de ces changements et du choix de la date pour ce faire, etc. Mais jamais le peuple n'a été informé depuis l’indépendance. Il subit et, navigant à vue, se perd dans des conjectures à n’en plus finir jusqu’au prochain remaniement. Alors, oubliant le premier, il se met à se poser des questions sur le suivant et ainsi de suite. Une sorte de pratique sadique des décideurs qui jouissent à la vue du peuple se triturer les méninges pour comprendre ce qui se fait en haut lieu et ce que les «décideurs» ont derrière la tête, comme dans un jeu de cartes. A quelques mois des élections présidentielles, personne, en dehors du cercle restreint des hommes au pouvoir, ne sait, à ce jour, dans quel sens va aller la vie politique. Certaines personnalités de l’opposition jouent aux cartomanciennes et pensent avoir trouvé, mais leurs calculs utilisent des règles dépassées et se révèlent faux à l’épreuve des faits. Les ministres nouvellement nommés, eux-mêmes, montrent une surprenante ignorance des enjeux qui leur ont permis d’être à ce poste. Alors le peuple…
K. B.
 

Comment (10)

    NASSER
    18 septembre 2013 - 12 h 21 min

    Abou Stroff
    .
    JE N’AI PAS

    Abou Stroff
    .
    JE N’AI PAS besoin d’être wali.
    J’ai fait 05 boites dont la fonction publique. A chaque fois je démissionne pour incompatibilité d’humeur avec mes chefs souvent incompétents et laudateurs (comme vous dites). Ma carrière en a pris un coup. Quand je dénonce des chefs pour leurs abus, je le fait sans peur par écrit au chef puis « à toutes les instances » (dont le chef du gouvernement) ; puis je démissionne. Parfois je dénonce par la presse. Je n’ai jamais appliqué dans mes fonctions des choses qui sortent de la réglementation d’où mes conflits, avec des chefs provocateurs, qui m’ont valu de passer 3 fois en justices ( 1 pour licenciement abusif, 2 pour abus d’autorités ). J’ai obtenu gains de cause dans toutes les 3 (avec indemnisations).
    Un secret : Un responsable m’avait rapporté que l’on propose « chef de Daira ». J’ai refusé car c’était hypocrite et opportuniste. C’était à l’époque où l’on….assassinait aussi ces responsables.
    Aujourd’hui je n’ai besoin de rien venant de l’Etat ; même mon logement j’en suis propriétaire après avoir épargné durant 15 ans !




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    Abou Stroff
    18 septembre 2013 - 9 h 03 min

    nasser sera promu wali dès
    nasser sera promu wali dès que le nouveau remaniement aura lieu. comme laudateur de son fakhamatouhou, on ne trouvera pas mieux!




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    00213
    17 septembre 2013 - 20 h 15 min

    Toute la finesse de la
    Toute la finesse de la pseudo-politique algérienne :
    Personne ne sait vraiment qui fait quoi et quand.
    .
    Je ne connais pas les vrais boss du pays, mais il faut avouer que ce sont des stratèges d’une redoutable efficacité, qui ferait même passer les cerveaux du Mossad israélien pour des attardés mentaux.
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    Dommage qu’ils ne mettent pas autant d’énergie dans la gestion de celui-ci…




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    Anonyme
    17 septembre 2013 - 17 h 59 min

    @Nasser
    Un président qui

    @Nasser

    Un président qui passe trois mois dans un hôpital militaire étranger, qui plus est en France, cela s’appelle: haute trahison, surtout n’allez pas nous dire que les Français l’ont accueilli sans demande de concessions politiques énormes, à moins qu’il n’ait été l’un des leurs dès le début…

    Vous défendez le patriotisme de Bouteflika contre les impérialistes et les colonialistes, c’est-à-dire: ceux-là même qui le soignent et lui redonnent vie….Quel niveau de stupidité!!!!!

    Securitatea




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    NASSER
    17 septembre 2013 - 13 h 41 min

    VOUS DITES: « Le respect dû
    VOUS DITES: « Le respect dû au citoyen recommande pourtant que ce dernier soit mis au courant des raisons qui concourent au choix de telle ou telle personnalité à un poste donné, des raisons de ces changements et du choix de la date pour ce faire, etc. ». Vous êtes sûr de ce que vous dites ?
    Donc, selon vous, pour chaque ministre, enlevé et choisi, le président doit nous donner toutes les raisons, la date etc…
    Il doit donc nous dire à la télé :
    -J’ai décidé de faire un remaniement parce que, parce que…
    -J’ai choisi untel ministre parce que, parce que… (et ce, pour chaque ministre)
    -J’ai enlevé untel parce que, parce que….(et ce pour tous les ministres)
    Ce ne sera pas un président qui passera pour un stupide ?
    Donnez-nous un exemple dans l’histoire et les pays qui le font?
    Votre proposition est inconvenante et irréalisable!




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    Brahim Haddou
    17 septembre 2013 - 12 h 06 min

    La récente remise en ordre du
    La récente remise en ordre du secteur de la Défense constitue un signal fort donné par la Présidence en guise de soutien à la politique du Premier ministre.
    Comment renforcer la stabilité du pays et assurer une sécurité maximale aux citoyens? Voilà une problématique qui préoccupe les plus hauts responsables dont notamment, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et le vice-ministre de la Défense nationale, chef de l’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), Ahmed Gaïd Salah.
    Deux hommes et un défi. Le défi est d’autant plus grand à relever avec la dégradation de la situation au niveau des frontières avec la Tunisie et la Libye où circulent des milliers d’armes de guerre échappant totalement au contrôle des pays voisins. Sur ce plan, la récente remise en ordre du secteur de la Défense constitue un signal fort donné par la Présidence en guise de soutien à la politique du Premier ministre.
    La promotion de Gaïd Salah avec lequel Sellal partage de nombreux points communs est un gage et une assurance que l’ANP va peser de tout son poids dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles afin de mettre le Premier ministre dans des conditions favorables. Tout est donc mis en oeuvre pour permettre à Sellal d’assumer sa mission en toute tranquillité.
    A propos de la situation en Tunisie et au niveau des frontières, le redéploiement de l’armée et l’engagement du président de la République à oeuvrer pour une réconciliation entre les différents protagonistes tunisiens sont autant de signes signifiant que la Présidence et la Défense sont déterminées à assurer au Premier ministre des conditions favorables pour qu’il puisse mener sa mission jusqu’à la prochaine élection présidentielle.
    Concernant cet événement, il fait couler beaucoup d’encre, puisque certains anticipent sur les noms des futurs candidats plaçant au-devant de la scène la candidature de Bouteflika qui pourrait être réélu une quatrième fois. Des mises en scène et des scénarios, lit-on chaque jour dans la presse, sans la moindre connaissance des véritables enjeux qui menacent la sécurité de l’Etat, dont la priorité est, à ne pas en douter, de sauvegarder l’intégrité territoriale!
    Cette responsabilité a été confiée au nouveau vice-ministre de la Défense et au Premier ministre, lesquels doivent se surpasser pour relever ce défi qui n’est pas du tout une tâche facile. Ces deux acteurs sont-ils en mesure d’honorer leurs engagements? Pour des politologues, les deux responsables accomplissent des fonctions différentes, mais certainement pas l’une sans l’autre! «Ils sont complémentaires» soutient-on. Les deux hommes sont forcés de coordonner leurs efforts sur le plan économique et sécuritaire. Et d’assurer le cadre de la prochaine élection présidentielle. Responsable politique n’ayant aucune affiliation partisane, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal se trouve aujourd’hui devant un réel examen dont l’issue lui permettra d’inscrire son nom en grandes lettres dans l’histoire contemporaine de l’Algérie.
    Républicain convaincu et homme de terrain, M.Sellal doit relever d’autres défis en plus de celui strictement sécuritaire où il a des engagements politique et économique qui nécessitent une vision claire et une position sans faille et non une attitude idéologique et démagogique sans impact réel sur une société faisant l’objet de graves manipulations. L’un de ces défis est la relance du secteur industriel à l’arrêt depuis des années. Il s’agit donc en premier lieu de récupérer la base industrielle.
    Sur ce plan, la machine semble bien en marche au vu des résultats enregistrés avec la relance de la machine productive des usines de tracteurs d’El Khroub grâce à un partenariat avec les Américains, de
    Aïn S’mara grâce à l’implication du ministère de la Défense en partenariat avec les Allemands, sans compter la réactivation de l’usine de Tiaret et la réalisation d’une vingtaine d’unités industrielles dans le Sud. Sellal a une chance de contribuer à sortir l’Algérie du cercle vicieux de la rente pétrolière et il compte bien la saisir.
    http://www.lexpressiondz.com/actualite/181268-deux-hommes-et-un-defi.html




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    Fraîcheur
    17 septembre 2013 - 11 h 51 min

    Le peuple a tourné le dos a
    Le peuple a tourné le dos a la jeune élite qui lui a recouvré son indépendance , oui le peuple a trahi ces hommes, les a abandonné les a déçu , Nelson Mandela a été attendu réclamé défendu par son peuple, les ferhat Abbas , abbane , krim, chaabani, Ait Ahmed, messali… Tous ces valeureux visionnaire homme d état ont été emprisonnés pruvés de leur droit civique et politique jeté dans les bagnes de l’oubli par ceux qui n’ont pas fait la révolution et qui ont pris le pouvoir et qui n’ont rien ramener à ce peuple, ce même peuple qui a chanté dansé mangé bu à la santé de ses bourreau d hier et d aujourd’hui , ce peuple a abandonné son élite , alors son destin et tout aussi abandonné aux ténèbres des damnés de la terre.




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    Anonyme
    17 septembre 2013 - 11 h 01 min

    Tout est clair:le pouvoir
    Tout est clair:le pouvoir veut rester en place et en l’Etat ;
    une partie de l’opinion , de la presse et autre tente une certaine résistance ; les dernières décisions prises font partie d’une feuille de route conçue ,avec l’appui de spécialistes probablement étrangers et leur mise en pratique obéit à un agenda précis ;
    la seule inconnue dans cette équation est d’ordre sanitaire bien que tous les moyens du pays sont mobilisés pour y faire face ; le pouvoir veut survivre à la mort et là réside son point faible :Feraoun aussi a pensé ainsi ;

    mode d’emploi pour s’imposer à vie :

    limiter ses biens à ce qui est licite
    travailler dans l’intérêt du peuple
    lutter contre EL FASSADE
    corriger ses injustices et admettre l’avis contraire
    éviter l’autoritarisme tout en étant autoritaire en tout lieu et espace
    être juste même avec ses proches
    éviter certaines pratiques propres aux monarchies
    admettre que tout être se trompe
    faire confiance à ceux peuvent dire NON
    Allah YOUSTAR BILAD ACHOUHADA




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    Touil
    17 septembre 2013 - 9 h 47 min

    La catégorie « peuple » est une
    La catégorie « peuple » est une notion abstraite qui ne permet pas l’analyse. Cette notion doit être décomposer en classes et couches sociales en luttes pour défendre leurs intérêts propres, afin de comprendre les enjeux du moment et les rapports de force entre ces composantes.




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    Abou Stroff
    17 septembre 2013 - 9 h 41 min

    moi, la seule question qui me
    moi, la seule question qui me tracasse est celle relative aux entrevues successives qu' »octroie » notre bienaimé fakhamatouhou national à gaïd salah et à sellal. de quoi parlent ils et pourquoi n’entend on jamais leur voix? le reste, tout le reste n’est que cinéma pour aveugles confirmés.




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