Le jeu est fermé

Par Kamel Moulfi – La scène politique est toujours dominée par l’opacité la plus déroutante et les analystes en sont réduits à décortiquer tout ce qui vient du sommet, les petites phrases des uns et les déclarations des autres. En fait, on a l’impression que tous attendent les signaux émis d’en haut et, pour le dire clairement, veulent savoir si Bouteflika va se présenter ou non pour un quatrième mandat. Comme si cette donnée commandait toute l’évolution des événements et, particulièrement, le déroulement de l’élection présidentielle. Voilà une échéance d’une importance capitale pour l’avenir du pays, et, pourtant, elle ne mobilise réellement que les partis politiques associés au pouvoir ou liés, d’une façon ou d’une autre, à lui, et qui militent évidemment pour que «ça continue». Le reste de la classe politique offre l’image de spectateurs qui attendent la suite d’un film dont ils ignorent tout du scénario et ne peuvent intervenir sur les péripéties de l’histoire, ni encore moins influer sur son issue. Les regards sont tournés vers ce que font le président du Sénat ou celui de l’APN, ou les ministres autorisés à dire quelque chose sur les prochaines présidentielles, sous forme allusive ou plus explicitement. Et les autres réagissent. Il est vrai que le comportement du pouvoir, à travers l’administration, est déterminant dans les élections dans notre pays, mais le plus grave est que la classe politique qui se place dans l’opposition, semble se complaire dans cette situation et la considérer comme une fatalité. Aucun prétendant à la magistrature suprême n’a eu la force d’engager une démarche autonome à l’égard du système. Un groupe de petits partis (appelé groupe des 14) rejoint par des personnalités a tenté une telle démarche mais a vite rebroussé chemin face à la riposte du pouvoir exprimée par le refus du ministre de l’Intérieur d'accepter la proposition de constitution d’une commission de surveillance de élections, indépendante de l’administration et du gouvernement qui la commande. On ne peut pas dire que le jeu est ouvert.
K. M.
 

Comment (7)

    Chemlal
    8 décembre 2013 - 18 h 22 min

    Bouteflika ne se représentera
    Bouteflika ne se représentera pas, s’il obtient des décideurs
    ,des garanties, pour lui et sont clan, qu’il n’ y aura pas de
    poursuites, concernant les affaires de corruption, a défaut; il restera au pouvoir, jusqu’à la fin de sa vie.




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    Anonyme
    2 décembre 2013 - 18 h 24 min

    Abou Stroff ,toujours à la
    Abou Stroff ,toujours à la pointe!
    c’est grave de penser un instant que Boutef ne va pas se présenter pour peu qu’il puisse apparaitre à EL YATIMA dans une position scientifiquement étudiée et balbutier quelques mots ;si cela n’est pas possible ,un autre « représentant » du clan lui succèdera dans les mêmes conditions;prononcer




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    Abou Stroff
    2 décembre 2013 - 10 h 31 min

    mon commentaire posté hier
    mon commentaire posté hier sur ce sujet n’a pas été publié. dois je conclure qu’il y a une forme de censure qui ne dit pas son nom? en effet, je n’ai fait qu’avancer l’hypothèse vérifiable par n’importe quel analyste que le système basé sur la distribution de la rente ne permet ni l’émergence d’une société civile qui imposerait la forme de pouvoir qui lui sied le mieux ni l’émergence du citoyen conscient de ses droits et de ses devoirs et capable, par là-même de faire le choix idoine quant il s’agit de défendre ses intérêts. en définitive, dans le système basé sur la distribution de la rente, ceux qui contrôlent la distribution contrôlent aussi bien l’algérie que les algériens (ces derniers, dans leur grande majorité sont réduits à des clients de l’état qui leur sert des miettes de rente, action qui les infantilise et les réduit à des tubes digestifs ambulants). c’est d’ailleurs pour cela que la même clique est au pouvoir depuis, au moins, l’indépendance. quant à la fermeture du jeu, en tant que tel, je persiste et signe: le jeu est fermé si boutef se présente pour une quatrième mandat et le jeu est fermé s’il ne se présente pas. en effet, vu la logique du système, celui qui sera « désigné » président n’aura besoin que de la complicité de la bureaucratie de l’état et d’un coup de pouce de ceux (militaires ou civils) qui nomment et dégomment les « responsables » algériens à tous les niveaux. quant aux électeurs, il faut être d’une naïveté absolue pour croire qu’ils participent effectivement à l’élection de leur fakhamatouhoum.




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    chaoui67
    2 décembre 2013 - 2 h 19 min

    j ai jamais cru au 4eme
    j ai jamais cru au 4eme mandat, mais même si c’était le cas, n oublions pas qu une grande démocratie comme l Angleterre autorise les mandats sans limitations, l Algérie a le droit aussi.




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    Mahmoudi
    1 décembre 2013 - 21 h 10 min

    Personnellement, je ne pense
    Personnellement, je ne pense pas que le jeu soit fermé.
    Même s’il le voulait Bouteflika ne pourrait pas se représenter car il est très malade.
    L’ANP, qui ne lui a pas appliqué l’article 88 alors qu’elle pouvait le faire aisément l’a persuadé de rentrer chez lui en lui donnant quelques garanties pour protéger ses arrières.
    Des indices forts pour soutenir cela : la réserve de Bensalah et de Louisa Hannoune et les hommages qui lui sont rendus ici et là par ses obligés, comme Messahel à Constantine, Sidi Said, Ghoul ou Amara Benyounès.
    La sagesse a apparement triomphé sur la folie de Said Bouteflika et Saadani.




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    Inspektor TAHAR
    1 décembre 2013 - 17 h 09 min

    Le jeu est fermé….Le jeu ne
    Le jeu est fermé….Le jeu ne sera ouvert qu après le deces du President Abdelaziz Boutefika. Apres son deces, les responsables de l armee supporteront un seul Parti et son Boss. Et ce Boss sera le nouveau President de l Algerie. L armee a la beau jeu avec la situation trouble dans le Sahel. Elle se presentera toujours comme le garant de la stabilite au pays et les citoyens n auront d autres choix que d embarquer avec ce que l armee decidera. Les pays occidentaux ne reussiront point par leurs critiques, conferences, declarations, promesses etc…L Algerie fait parti de ce monde de dictateurs arabo musulmans avec comme fournisseurs des pays puissants comme la Chine, la Russie….Lorsque les voisins de l Algerie auront implante un systeme democratique…l Armee algerienne sera plus faible et sera oblige d abtiquer le pouvoir militaire au pouvoir politique decide par le people. En attendant, jouissons de la paix en Algerie et faisons de notre mieux pour contribuer surtout a la paix et a la prosperite…chaque chose a son temps




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    qu'importe
    1 décembre 2013 - 14 h 56 min

    les opposants il faut pas
    les opposants il faut pas grand chose pour les décourager! Des pleutres se faire élire ? Le pays a besoin de dirigeants courageux pas de couards.




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