Les frondeurs du FLN envisagent une présidence collégiale

Après la dénonciation, les frondeurs du FLN se remettent au travail. Selon des sources sûres, des sorties sur le terrain ont été effectuées notamment à l’intérieur du pays où la base s’élève contre les attaques acides d’Amar Saïdani contre le Département du renseignement et de la sécurité (DRS). Ces sorties visent, selon les mêmes sources, à expliquer aux militants la véritable position du FLN sur la question et les assurer que les propos d’Amar Saïdani n’engagent que lui. Outre cette opération de mobilisation des troupes, les frondeurs multiplient les contacts et les réunions pour préparer le terrain à une éventuelle autorisation du ministère de l’Intérieur de la tenue d’une session extraordinaire du Comité central. La demande a été déposée il y a une dizaine de jours avec les signatures de plus des deux tiers des membres, comme l’a déjà indiqué Abderrahmane Belayat, chef de file de ce mouvement qui vise à destituer Saïdani. D’après notre source, les différents courants qui se sont dressés contre Saïdani et sa courte gestion du parti, qui a déjà occasionné beaucoup de dégâts, se seraient ainsi mis d’accord sur une présidence collégiale qui se chargera à la fois des affaires courantes du parti et de la préparation du 10e congrès qui devra avoir lieu dans moins d’une année. L’absence d’un consensus autour d’un cadre du parti aurait poussé les opposants à Saïdani à opter pour ce compromis qui remettrait sur les rails le FLN et mettrait un terme aux dérives politiques de son responsable actuel dont la dernière salve contre le DRS a eu l’effet inverse. Le feuilleton du FLN, qui a commencé en été 2009 et qui a pris un nouveau tournant avec la destitution d’Abdelaziz Belkhadem en janvier 2013, se poursuit donc avec ses effets néfastes sur la vie politique nationale. Le sort de Saïdani devra être fixé dans les prochains jours.
Sonia B.
 

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