Pression insoutenable

Par Kamel Moulfi – D’un côté, le risque d’être embarqués par la police, sur ordre du pouvoir, et, de l’autre, celui d’être «caillassés» par des provocateurs infiltrés parmi les opposants, les journalistes algériens ne sont sans doute pas surpris de connaître le sort réservé à leur profession dans ce moment particulièrement chaud de la vie politique que traverse notre pays. C’est la preuve qu’ils sont au cœur de l’événement. Ils ont, comme toujours et partout dans le monde, pour tâche d’informer et les obstacles à leur liberté de le faire restent nombreux. Le contexte politique, dans les circonstances particulières de ce scrutin et de la campagne électorale qui le précède, est chargé de pressions sur les journalistes et cela ne favorise pas du tout leur travail. Or, jamais, peut-être, le besoin d’informations sur les affaires du pays, portant sur des questions qui les concernent directement, n’a été aussi ressenti par les Algériens, dans une situation compliquée par les interférences de la dimension régionale et internationale. L’avantage des journalistes algériens est dans leurs capacités à travailler dans les plus mauvaises conditions. Les plus «anciens» qui sont encore en activité ont, dans les années 1990, fait face aux assassins, tout en affrontant la censure, et en étant contraints à la plus grande vigilance pour éviter la manipulation. Faut-il le rappeler : le climat de terreur a été pratiquement intenable et le stress vécu dans ces moments indescriptibles, sans que l’exigence de qualité à l’égard des journalistes en soit atténuée. La même exigence est posée aujourd’hui par le public qu’il s’agisse des lecteurs de journaux ou de ceux qui suivent les informations quasiment en instantané sur les sites électroniques ou sur les chaînes privées de télévision. La responsabilité qui pèse sur les journalistes est plus lourde, mais ils bénéficient non seulement de la sympathie, mais aussi du soutien des Algériens qui n’admettent pas que l’on s’en prenne à «leurs» informateurs.
K. M.

Comment (15)

    Safiya
    10 avril 2014 - 21 h 13 min

    Hier, mercredi 9, à 20h30,
    Hier, mercredi 9, à 20h30, j’ai assisté, à l’IMA, à l’avant-première du film « Paroles d’Algérie » de Bruno Ulmer qui aurait été impulsé par le « grand amour » que portent son réalisateur ainsi que sa productrice, Badinter (j’ai oublié son prénom) à l’Algérie et aux Algériens…

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    Il y avait là un énergumène, qui se targuait d’être journaliste et qui ne mérite même pas d’être qualifié de journaleux, qui officiait de la plus ignoble des manières dans son rôle d’algérien –(la minuscule est voulue car ce type ne mérite qu’un « a » en bas de casse selon le jargon usité dans le pré-presse et, qui ici, revêt un autre sens, celui de la bassesse dont il a fait montre au cours du débat)– de service.

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    Ce nullard qui projette sa propre nullité et sa propre vénalité sur l’ensemble de la jeunesse algérienne et sur tout le peuple m’a écoeurée si profond que je renonce à l’abstention et le 17 courant, je voterai BENFLIS. Je ne sais pas encore où car jusqu’à présent, je n’ai reçu aucune convocation du Consulat d’Algérie à Paris. J’irai donc au bureau le plus proche soit au CCA et si là il me sera impossible de la faire, j’irai rue d’Argentine.

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    P.-S. : Quant au film, ce qui ressortait le plus c’est encore et toujours taper sur notre armée et sur notre DRS. Tout le reste n’était servi que comme « entrée » et « dessert » au plat de résistance. C’est fou ce que l’Armée algérienne et les services de Renseignements restent un os en travers de la gorge de beaucoup.




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    GHEDIA Aziz
    10 avril 2014 - 20 h 11 min

    A B.H
    Ya akhi el aziz,

    A B.H
    Ya akhi el aziz, permettez-moi de vous faire une petite remarque. Je crois que vous vous êtes trompé de cible. Dans cet article, il n’est nullement question de la police ni des services de sécurités algériens d’une façon générale auxquels, du reste, nous sommes reconnaissants pour les sacrifices qu’ils ont consentis durant la décennie noire. Votre texte est donc mal placé, je veux dire qu’il n’est pas là où il fallait. Ici, l’on parle des journalistes. Et, à ces gens-là aussi, à cette corporation, nous ne pouvons qu’être reconnaissant car eux aussi ils ont payé leur dîme lors de la décennie 90. Mais, ce que je demande, personnellement, à cette corporation, c’est d’être un peu plus critique vis à vis du pouvoir actuel qui utilise tous les moyens pour se maintenir.




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    Patrouille à l'est
    10 avril 2014 - 19 h 35 min

    Ce sui est trace est tracé
    Ce sui est trace est tracé que vous voulez ou non … L’Algérie de boutesrika passera par des bouleversements énormes un tsunami attend notre povre pays car boutef a vendu ce bled ce soir OUYAYA est l’invité de Howar de la zéro et pourquoi la momie ne se déplace pas pour sur le peuple puisse voir ce nabot qui veut encore rester melgres lui aux commandes pour que la maffia puisse terminer son travail …PEUPLE réveille ton pays va s’écrouler comme une bête immonde …bouges remues toi !




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    B-H
    10 avril 2014 - 19 h 18 min

    Les attaques contre la DGSN
    Les attaques contre la DGSN ciblent qui ?

    Lorsque des indignés se sont manifestés aux Etats-Unis, en Grèce ou en Espagne, la police de ces pays n’avait pas pris de gants, et personne n’a protesté ou ne s’est indigné de la façon dont les indignés ont été délogés par les forces de l’ordre. Je défie quiconque de me rapporter une seule voix, parlant au nom de la société civile ou des médias, qui s’est élevée lors de ces événements pour dénoncer, ne serait-ce que du bout des lèvres, des cas de brutalité qui ont pourtant eu lieu au vu et au su de tout le monde et devant les objectifs des photographes et des cameramen. J’ose avancer encore, avec la certitude de ne pas être contredit, qu’il y a eu plutôt une sorte d’unanimité, exprimée tantôt crûment, tantôt à l’aide de subtilités, approuvant l’intervention de la police et la libération des places occupées. En aucun moment, la police des pays concernés par les manifestations des indignés n’a été inquiétée par des querelles d’arrière-boutiques comme cela est le cas chez nous, à chaque fois que les éléments de la DGSN sont déployés pour préserver la tranquillité des Algériens. Il est très révélateur de signaler qu’aucun indigné n’a eu le « privilège » de s’exprimer à travers les grandes chaînes de télévision. Or, aucun son n’est sorti pour crier à la répression ou à la confiscation de la parole à des jeunes gens réclamant une meilleure distribution des richesses nationales. Il n’y a apparemment que chez nous où dès qu’un policier hausse le ton ou s’engage à empêcher des groupuscules de manifestants de semer l’anarchie sur la voie publique, les mêmes cercles, connus pour leur extrême hostilité envers tout ce qui n’est pas eux ou qui ne porte pas leur bannière, hurlent à la violation des droits de l’Homme et au viol des consciences. Dans leur hystérie collective, ils jouent l’intox à fond et n’hésitent pas à amplifier des allégations tendancieuses contre l’une des institutions policières arabes qui s’est le mieux adaptée à la gestion des mouvements de foules dans le plus strict respect des droits humains. J’ai eu récemment l’occasion d’évoquer ce sujet avec des personnalités et des journalistes italiens et espagnols, et croyez-moi, leurs propos sont aux antipodes de ce que pensent certains Algériens de leur police. Je dégage ma rancœur et je garde mon sang-froid ! Dégagés de toute obligation de réserve pouvant réduire leur marge de manœuvre, ces ressortissants étrangers ont exprimé leur opinion en toute liberté et reconnu sans la moindre contrainte d’ordre protocolaire que la police algérienne a réellement atteint un degré de compétence et de capacité professionnelle qui la place au niveau des polices de certains pays développés. Personnellement, ce témoignage ne m’a aucunement surpris dans la mesure où je n’ai jamais douté ni du caractère foncièrement républicain de notre police, ni de l’esprit humaniste inculqué à nos policiers durant leur formation et mis en pratique pendant l’exercice de leurs fonctions. Les « pleureuses » de l’ex-rue d’Isly qui n’arrivent toujours pas à prononcer correctement le nom de Si Mohamed Larbi Ben M’hidi, malgré le développement de la phonétique moderne, peuvent dénigrer à satiété la DGSN et son patron, le général-major Abdelghani Hamel. Le peuple algérien qui a versé des larmes de sang durant une décennie meurtrière qui a vu la police sacrifier ses meilleurs éléments pour sauver l’Algérie d’un désastre programmé ne sera pas trompé par les larmes de crocodile. A tous ces gens qui veulent se faire de la publicité sur le dos de la DGSN, il leur demande surtout d’arrêter de se prendre trop au sérieux et de se considérer comme le nombril de la nation. Nos commissariats ne sont pas des palaces cinq étoiles ; ça aurait été une incitation indirecte à la débauche pour tous ceux qui désirent se la couler douce aux frais de la police. Mais ils sont loin d’être des « repaires » de supplices occupés par des tortionnaires déshumanisés. Que ce soit à Ghardaïa ou ailleurs, des dépassements ont eu lieu ; et la réalité a prouvé que ce sont des cas isolés dont les auteurs ont été sévèrement sanctionnés. Point barre ! Avant de mettre un point final à mon édito, j’attire l’attention de nos « amis » objecteurs sur cette mésaventure arrivée à un professeur américain de Harvard, Henry Gates, arrêté pour trouble à l’ordre public au moment où il tentait de forcer la porte de sa demeure. L’officier qui l’a arrêté n’a rien voulu entendre en embarquant au commissariat le professeur qui a eu la malchance d’oublier les clés de sa maison ! http://www.eldjazaircom.dz/index.php?id_rubrique=324&id_article=3615




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    massinissa
    10 avril 2014 - 18 h 22 min

    La prestation de cette
    La prestation de cette journaliste d’el nahar face à Benflis ne fait pas honneur à la profession!




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    GHEDIA Aziz
    10 avril 2014 - 17 h 02 min

    Naguère, on disait que la
    Naguère, on disait que la presse représentait le 4ème pouvoir et qu’elle pouvait faire tomber des personnalités politiques de haut niveau. Rappelez de l’histoire du Président américain Richard Nixon qui a été, en 1974, poussé à la démission par un jeune journaliste d’investigation du nom de Bob Woodward. Qu’en est-il aujourd’hui ? Cette presse est-elle toujours apte à jouer ce rôle de quatrième pouvoir ? Dans les pays à tradition démocratique de longue date peut-être. Elle jouit encore d’un certain prestige. Par contre, en Algérie, loin s’en faut. Quand on voit nos médias publics qui soutiennent sans réserve la candidature du président-sortant (et probablement réélu haut la main) alors que, pour un être de normalement constitué, mentalement parlant, ce 4ème mandat est un non-sens, le doute est permis. Je dirai même plus que ça. L’on reste sceptique. Notre presse ne constitue même pas un « quart de pouvoir » pour paraphraser ce candidat qui est entrain de mettre l’Algérie sens dessus-dessous. Par ailleurs, les journalistes se contentent de rapporter l’information telle qu’elle, sans essayer de la commenter ni de l’analyser de façon objective avec un esprit critique. Or, le lecteur a besoin de savoir, aujourd’hui plus que jamais, ce qui se passe réellement dans le pays, particulièrement en cette phase cruciale de son histoire. Dire, par exemple, que Abdelmalek Sellal a été très mal accueilli à Bejaïa ou à Ghardaïa, que son cortège a été « caillassé » ou qu’il a, lui-même, été interpellé pour des problèmes réels du quotidien des populations auxquelles il a rendu visite, est une information événementielle brute. Par conséquent, elle n’est pas vraiment d’une grande utilité au lecteur qui, souvent, a envi d’en savoir plus. De ce fait, je crois qu’il est demandé si ce n’est exigé du journaliste qui rapporte cette information d’essayer de l’enrober, si j’ose dire, d’une explication psychosociologique de tels comportements. Est-ce trop demandé ? En Algérie, aujourd’hui, le ras-le-bol est général, les gens ont perdu tout espoir de voir leur pays évoluer comme un pays « normal », comme diraient nos jeunes. Mais, ceci est une autre histoire.




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    qu'importe
    10 avril 2014 - 15 h 50 min

    je doute fort que les
    je doute fort que les journalistes ,quels qu’ils soient, puissent influer de beaucoup sur le sort des élections , ni même sur la ligne politique du gouvernement. je ne pense pas que qu’ils puissent peser dans l’immédiat mais à la longue sûrement par l’influence sur les électeurs ce qui suppose qu’il faut tenir la distance




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    Anonyme
    10 avril 2014 - 15 h 47 min

    Dès le début j’ai soutenu
    Dès le début j’ai soutenu Benflis malgré les affirmations justes de ceux qui étaient persuadés que les jeux sont faits car je ne perdais pas espoir.
    Hier en voyant l’exhibition de Benflis à l’ENTV face à cette horde déchaînée de journaleux vulgaires, incompétents, serviles, des mercenaires de la plume qui font honte à la famille des journalistes honnêtes et compétents, j’ai su que je n’avais pas tort de faire ce choix et que l’avenir me donnera peut-être raison.
    J’espère que beaucoup d’abstentionnistes vont rejoindre le camp de celui qui incarne aujourd’hui l’Algérie de demain, l’Algérie du changement, de la prospérité et du progrès; celle où l’Algérien, enfin libre et heureux, relèvera la tête et pourra exercer ses talents et espérer enfin vivre dans son pays libéré des chaînes de la corruption, de la médiocrité et des injustices.




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    Anonyme
    10 avril 2014 - 15 h 01 min

    RASSUREZ VOUS ON A DE TRÈS
    RASSUREZ VOUS ON A DE TRÈS BON JOURNALISTES.
    J’EN SUIS CERTAIN.




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    ELHOUR
    10 avril 2014 - 12 h 18 min

    Merci a vous je retiendrai le
    Merci a vous je retiendrai le terme de journaleux dorenavent.




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    Anonyme
    10 avril 2014 - 11 h 16 min

    @Par Bazbouza (non vérifié) |
    @Par Bazbouza (non vérifié) | 10. avril 2014 – 8:07
    exact,répondre à ces journaleux effrontés par la pareille!!!




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    Antisioniste
    10 avril 2014 - 11 h 03 min

    Salamou 3likoum
    Il y’a

    Salamou 3likoum

    Il y’a journalistes et journaleux, les premiers son noble et mérite aussi bien notre respect que notre soutient sans aucun doute possible. Mais les second que par Barbouza et par ELHOUR ont cité à titre d’exemple, ils/elles sont aussi journalistes que BHL est philosophe, et ils/elles méritent le même respect que le monde a pour cette raclure sioniste.




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    ELHOUR
    10 avril 2014 - 7 h 43 min

    JE N’AI PAS VU DE
    JE N’AI PAS VU DE JOURNALISTES SUR LA TV PUBLIC FACE A M. BENFLIS MAIS UN COMITE DE SOUTIENT A BOUTEF HAINEUX ET TRES MEDIOCRE. JE SUIS UN PARTISAN DU BOYCOTT ET JE NE SOUTIENT DONC AUCUN CANDIDAT MAIS JE RECONNAIS A BENFLIS DE GRANDES QUALITES MORALES DE L’EXPERIENCE ET UNE GRANDE CONNAISSANCE DE SES DOSSIERS. J’AI VRAIMENT EUT HONTE A LA PLACE DE LA « PRESENTATRICE » POUR DON PARTI PRIS SANS GENE ET LA  » JOURNALISTE  » HABILLEE EN ROUGE POUR SA BASSESSE, SES PROCEDES MESQUINS, ET SA HAINE QU’ELLE , N’ARRIVAIT PLUS A DISSIMULE DE SON VISAGE. LE CLOU C’EST QUAND LA « PRESENTATRICE » OSA DIRE A M. BENFLIS QUE CEUX QUI VEULENT S’EXPRIMER PEUVENT LE FAIRE AILLEURS QUE SUR DON PLATEAU ET IL EXISTE DES CHAINES PRIVES POUR CELA. CECI PROUVE LEURS MENTALITES CAR ILS PENSENT QUE LE SERVICE PUBLIC LEUR APPARTIENT ET ILS LE REVENDIQUE SANS HONTE EN DIRECT DEVANT LE PEUPLE ALGERIEN.




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    Anonyme
    10 avril 2014 - 7 h 13 min

    la seule menace qui pese sur
    la seule menace qui pese sur la profession est l ANEP et la masse financiere distribueé illegalement (l opium (carrotte) ou le baton……..)conditionnant une clientele au reflexe de pavlov




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    Bazbouza
    10 avril 2014 - 7 h 07 min

    M. Moulfi, j’espère que cet
    M. Moulfi, j’espère que cet édito n’est pas dédié aux journalistes d’Ennahar qui ont reçu la tannée, il y a quelques jours ? Ils l’ont bien mérité parce que ce sont des voyous aux services de l’Etat et non des journalistes !!




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