Mais qui va travailler ?

Par Kamel Moulfi – Le ministre de l’Education nationale, Abdelatif Baba Ahmed, aura beau s’en défendre, c’est un bac plutôt spécial qu’il promet aux lycéens algériens qui se présenteront à cet examen le 1er juin. Un bac généreux, même, quand on l’entend annoncer, sur la chaîne publique de la télévision algérienne, que «les questions seront faciles !». Du jamais vu depuis que cette épreuve existe dans notre pays. Si tout est fait pour enlever à cet examen sa fonction de sélection, à quoi sert le bac alors ? Par cette démarche qui privilégie la facilité – autant dire la paresse – au détriment de l’effort, l'Etat encourage la médiocrité. Une telle démarche ne peut s’expliquer que par le populisme et la crainte de soulèvements des lycéens au cas où les résultats du bac donnaient un taux massif d’échecs. C’est, en fait, un bac «politique», dans ses moindres aspects, y compris purement pédagogiques, que le secteur de l’éducation a décidé d’organiser, depuis plusieurs années, dans notre pays. En témoigne également la préparation d’une deuxième session, d’abord envisagée pour 2015 mais qui pourrait se tenir dès cette année, pour permettre de repêcher les candidats qui, malgré les «questions faciles», n’auront pas pu se hisser à ce niveau pourtant bas fixé par les autorités pour passer le cap. A la volonté manifeste du pouvoir d’asseoir la paix sociale, grâce aux augmentations consenties aux salariés, s’ajoute celle de chercher à tout prix la «paix scolaire», en offrant carrément le bac aux jeunes. Même cet examen jadis prestigieux n'a pas échappé à ce système qui en a fait un moyen de «corruption» des jeunes, au détriment de leur intérêt réel et de celui du pays : argent facile, à travers le dispositif de l’Ansej, accès facile aux études supérieures pour les résultats qu'on sait… Cette tendance a été démontrée et confirmée lors de la campagne électorale où Sellal gavait les citoyens d'utopies : vous serez tous logés, tous augmentés, tous employés. Mais qui va travailler, alors ?
K. M.

Comment (11)

    Anonyme
    26 avril 2014 - 22 h 24 min

    Lire…Lire….Lire, première
    Lire…Lire….Lire, première instruction de Dieu apportée à l’être humain, malgré cela Chez nous, nos gouvernants trouve le moyen de tricher?




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    Anonyme
    26 avril 2014 - 20 h 43 min

    C’est tout simplement
    C’est tout simplement incroyable ! Un ministre qui promet la facilité !




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    Anonyme
    26 avril 2014 - 20 h 42 min

    C’est tout simplement
    C’est tout simplement incroyable ! Un ministre qui promet la facilité !




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    Laetizia
    26 avril 2014 - 20 h 00 min

    Quel manque de courage ! Quel
    Quel manque de courage ! Quel manque de vision ! C’est rageant, scandaleux, anti productif, destructeur, criminel !
    Le niveau ne cesse de dégringoler depuis 30 ans soit depuis l’avènement de l’arabisation généralisée, et nous en sommes arrivés ce jour à ce qu’un prétendu « ministre » déclare sans vergogne veiller à ce que les « questions » (les sujets du baccalauréat) soient « faciles ». Notre pays est fichu, l’arabisation à outrance a fabriqué des analphabètes dépersonnalisés juste bons à singer les arabes d’orient, ou des intégristes qui veulent détruire notre peuple, notre foi, nos coutumes, notre histoire. J’en ai mal au cœur ! Quelle peut être la proportion d’algériens possédant un esprit équilibré, imprégné et fier de sa culture régionale ou nationale, au sujet desquelles il est apte à communiquer avec des étrangers, un individu algérien qui soit critique, cultivé, curieux, ambitieux et qui sache s’exprimer parfaitement en algérien, en amazir et en français comme jadis et jusque dans les années 1980. A vue de nez 8 à 10 %.
    C’est évident, l’école algérienne s’assigne le rôle inverse à l’accès à la connaissance, inverse à l’esprit des lumières dont on aimerait voir imprégnés nos jeunes. Son rôle : abrutir, dépersonnaliser, détruire, détruire, détruire l’Algérie.




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    Anonyme
    26 avril 2014 - 19 h 20 min

    Bac spécial cette année, Bac
    Bac spécial cette année, Bac « Batal » Oualah c’est du n’importe quoi… Au lieu de relever le niveau on s’amuse avec l’avenir des enfants du peuple, encore de la démagogie remplir les bancs universitaires jusqu’à ce qu’il n’y aurait plus de places comme par le passée, pendant que leurs enfants sont envoyés à l’étranger.




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    mellah hocine
    26 avril 2014 - 18 h 25 min

    Alger, 14/05/2000 (aps) – Le
    Alger, 14/05/2000 (aps) – Le président de la république, M. Abdelaziz Bouteflika, a accorde une interview a la revue « politique internationale »,
    LIRE,RELIRE ET COMPRENDRE
    Question :

    La majorité de la population algérienne a aujourd’hui moins de trente ans. Pensez-vous connaître et comprendre la jeunesse algérienne ? Vous surprend-elle ? Qu’aimeriez-vous lui proposer ?

    Réponse :

    Vous savez, le premier poste que j’ai occupé dans le premier gouvernement de l’Algérie indépendante, a été celui de ministre de la jeunesse. Et mon attachement a la jeunesse demeure entier, car elle signifie vitalité, dynamisme, ouverture d’esprit, imagination, créativité, liberté et optimisme, en somme, tous les ingrédients indispensables au succès de mon programme.

    Ce sont des qualités que l’on essaie de garder intactes en dépit des limites qu’imposent l’expérience, le réalisme et le possible. Je comprends l’aspiration et l’impatience de la jeunesse algérienne a une vie meilleure et je suis révolté contre la triste situation dans laquelle on l’a plongée. Cependant, je demeure surpris par son absence d’idéal ainsi que par le fait qu’elle veuille tout et tout de suite, au détriment de l’effort et du labeur. Cela peut-être du au matérialisme de notre époque. Je lui demande d’avoir davantage de rêves, d’aller de l’avant, de vaincre ses peurs, de dépasser les archaïsmes, d’être conquérante pour bâtir l’Algérie de demain. Je compte sur son exceptionnelle vitalité et sur sa volonté indomptable de s’en sortir, pour m’aider à remonter la pente du renouveau.

    L’Algérie va irrémédiablement vers un avenir qui est celui de cette jeunesse. De deux choses l’une, ou elle s’attelle a créer les conditions d’un avenir meilleur, ou elle attend la manne céleste et l’état providence. Dans le premier cas, le pays a besoin de l’effort de chaque Algérienne et de chaque Algérien. Et commençons d’abord par ceux qui travaillent. La qualité du travail, l’engagement, l’abnégation contribueront très rapidement a faire renaître l’enthousiasme et recréer les liens de solidarité nationale. Le monde vers lequel nous allons est un monde de compétition impitoyable.

    Franchement, je n’ai pas d’autres choses a dire a la jeunesse que, de la même manière que les aines ont libéré le pays et créé l’état national, dans des conditions qui étaient enviables pour la jeunesse algérienne par rapport a d’autres pays du monde. De la même manière, le pays, aujourd’hui, qui va inéluctablement appartenir a cette jeunesse, attend d’elle qu’elle lui donne quelque chose. Et dieu sait si avec un peu moins d’individualisme et un peu plus de générosité, dieu sait si elle n’a pas beaucoup a donner.




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    Patrouille à l'Est
    26 avril 2014 - 17 h 14 min

    Ça sera un BAC paraplégique !
    Ça sera un BAC paraplégique !




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    salim
    26 avril 2014 - 14 h 28 min

    L’enseignement n’arrive pas à
    L’enseignement n’arrive pas à enseigner aux élèves en maintenant un niveau élevé.

    Ils savent que le jour de l’examen du BAC c’est le fiasco. Et tout se saura

    Et c’est connu que le niveau de l’élève et le taux de réussites donnent le niveau et la valeur des professeurs et par là la valeur et la réputation de l’école qui enseigne.

    Ce bac généreux est une façon d’acheter les élèves et de cacher la honte qu’est le niveau scolaire.

    L’école a formé des ânes. Il suffit de voir la majorité des chômeurs, sans qualifications professionnelles.

    Tout ce qu’ils savent et peuvent faire. Travailler dans une société de gardiennage ou faire chauffeur dans une société.

    Une honte pour ce pays et ses responsables. et la palme revient au ministre précédent qui est resté 20 ans sans rien donner.




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    Lemdigouti
    26 avril 2014 - 13 h 22 min

    La clochardisation de
    La clochardisation de l’université Saad Dahlab n’a pas suffit …il fallait que l’ex-recteur de cette université passe à l’échelle de responsabilités nationales pour rééditer ses exploits locaux blidéens : accès aux magistères sans concours, postes distribués grâce au copinage, au favoritisme et au Ouled-bladisme.
    Déjà que le bac. DZ ne vaut pas un clou en terme d’équivalence…voila nos futurs bacheliers avec une attestation de réussite qui ne vaudra plus une roupie, un pet de lapin kima gal lakhor…UN BAC ENTAA NANAHE.
    La crainte de voir les lycéens dans les rues fait faire n’importe quoi au clan….UN BAC POLITIQUE….mais attention !!! il ne donne pas accès à la filière sciences Po.




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    Abou Stroff
    26 avril 2014 - 13 h 14 min

    « Mais qui va travailler? »
    « Mais qui va travailler? » dixit K. M.. a quesion directe, réponse directe: les « autres », pardi! en effet, il n’est pas nécessaire de sortir de Harvard pour comprendre la « mécanique » du système basé sur la distribution de la rente qui domine la formation sociale algérienne. quand on décompose le prix du pétrole, ce dernier fait apparaitre une portion importante (la rente) qui représente de la valeur produite en dehors de l’économie domestique (le pétrole est valorisé au niveau mondial), c’est à dire par du travail d’autrui. cette rente est accaparée par la marabunta qui nous gouverne et qui squatte toutes les institutions de l’Etat. la marabunta est, ainsi, autonome vis à vis de la société et n’a pas besoin de mettre cette dernière au travail (comme le ferait une classe bourgeoise pour accaparer la plus-value). la marabunta n’a donc pas besoin d’une économie performante en général et encore moins d’un système éducatif performant et compétitif. bien au contraire, plus l’économie est archaïque et plus le pouvoir de la marabunta est immunisé contre la remise en cause (impossibilité d’émergence d’une classe bourgeoise qui remettrait en cause le pouvoir de la marabunta) et plus le système éducatif produit des abrutis incapables de réfléchir et plus le pouvoir de la marabunta se raffermit (les abrutis, en règle général ne pense pas à la révolution). moralité de l’histoire: le système éducatif algérien produit essentiellement des tubes digestifs ambulants parce que ces derniers sont le meilleurs remparts contre tout tentative de renverser l’ordre rentier. ces tubes digestifs ambulants sont, en général, grâce au système éducatif et à la pédagogie qui y domine, de parfaits abrutis. est il possible de concevoir une remise en cause de l’ordre rentier par des tubes digestifs ambulants doublés d’abrutis confirmés?




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    SNASCO
    26 avril 2014 - 10 h 53 min

    Au fait, on en est ou avec le
    Au fait, on en est ou avec le DRONE made in Algeria?
    Le pétrole a rendu notre peuple paresseux, 23heure de dormiture et 1 heure de réveil pour remplir la panse.

    Combien sont-ils les étudiants recalés surtout dans les filières techniques, sachant que les cours sont dispensés en langue étrangère pour ne pas dire le Français, pour un arabisant pur, alors que tout les pays de la planète utilisent l’ANGLAIS comme langue d’études, du savoir et de la communication, nous on est encore avec Victor Hugo contre NAPOLEAN III, le renard et le corbeau, on ajoutant les milles et une nuits, la danse du ventre, on va droit sur un mur en béton, le réveil sera dure, et la chute brutale, pire que la vidéo du jeune étudiant manifestant trainé comme une charogne (JIFFA, aucun respect pour l’être humain pour de l’argent.

    En une semaine la jeunesse Algérienne à subi les affres de la dictature, du terrorisme, de la manipulation, que reste t’il à nos jeunes dans ses conditions pareilles, le radeau comme appât pour la sardine de la méditerranée surement, on a surement mangé la chair de nos enfants sans se rendre compte pour 500 DA le Kg, la Moussiba!




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