Masochisme ?

Par Meriem Sassi – L’indice de confiance des chefs d’entreprise, tous secteurs d’activité confondus, évolue dans la zone négative depuis une année. Un état de fait que le FCE, l’organisation patronale, explique par «l’existence d’un climat morose persistant». Pourtant, Réda Hamiani, qui a encore une fois béni la réélection de Bouteflika, a toujours mis en exergue la clairvoyance de Sellal, son pragmatisme et l’orientation économique de son Exécutif. Il a, en effet, maintes fois déclaré sa sympathie pour le gouvernement. «Nous voulons affirmer sans ambages que l’approche de M. Sellal nous paraît être la bonne. Elle est pragmatique, réaliste, éclairée par les avis des professionnels et porteuse de progrès économique pour notre pays», avait clamé Hamiani peu avant la réélection de Bouteflika pour un quatrième mandat. En abandonnant son rôle, en tant que dirigeant d’une entité de concertation et d’orientation des chefs d’entreprise censés créer des richesses et de l’emploi, Hamiani a entraîné le FCE dans une véritable impasse. Il a, par là même, donné carte blanche au régime de Bouteflika pour poursuivre sa politique d’importations tous azimuts, favorisant un marché informel toujours plus distendu, se nourrissant de corruption et de trafics en tous genres, au détriment de l’émergence d’une base économique pouvant sortir le pays de sa lourde dépendance aux hydrocarbures. Alors que les investissements locaux et étrangers sont au point mort, malgré les promesses de Bouteflika, que les recettes du pays tirées des hydrocarbures s’amenuisent du fait d’une conjoncture économique mondiale difficile, Hamiani fait le choix incongru de se fourvoyer dans un soutien politique au quatrième mandat, faisant jouer au FCE le rôle d’une simple organisation de masse et achevant d’engluer le secteur économique dans la gadoue, livrant ainsi le pays aux prédateurs locaux et étrangers. Le silence des puissances occidentales et leur soutien tacite à la réélection de Bouteflika ne sont qu’un indice parmi d’autres sur les risques qui guettent l’Algérie. Dans un tel climat délétère, notre pays risque de découvrir, dans les années qui viennent, que les scandales Sontarach et la gabegie de Khelil n’étaient rien face aux transactions qui se nouent déjà à l’ombre du nouveau mandat.
M. S.

Comment (10)

    Anonyme
    10 mai 2014 - 17 h 48 min

    @ Par mellah hocine (non
    @ Par mellah hocine (non vérifié) | 10. mai 2014 – 18:10

    une recession ? toi, tu connais pas encore les histoire des conteneurs jetés à la mer ou dans le desert !

    tant qu’il y aura l’argent du petrole et du gaz, des conteneurs continuront a debarqués puis a etre jeter à la mer ou dans le desert, les « intermédiaires’ continueront à recevoir leurs rétrocommissions occultes et à acheter de luxueux appartements a neuilly-sur-seine à leurs copains sur place.

    Les « consommateurs » algériens ne sont meme plus dans cette equation. Ils n’ont aucune influence sur ce systeme de spoliation scientifique. boycott ou pas, pauvreté ou pas, ca ne changera rien pour ses « gangsters ».




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    Lemdigouti
    10 mai 2014 - 17 h 36 min

    Le seul indice pour les
    Le seul indice pour les goinfres du FCE consiste à mesurer la distance et le rapprochement qui peut être fait avec le seul Saïd Bouteftoufa…. le reste n’obéit à aucune loi économique…même pas celle de bazar…
    La préoccupation immédiate : l’enrichissement rapide, sans cause réelle et sérieuse.




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    mellah hocine
    10 mai 2014 - 17 h 29 min

    Une leçon politico-économique
    Une leçon politico-économique à Mr HAMIANI, qui semble ignorer le terrain d’évolution de nos hommes d’affaires,OUI hommes d’affaires et non INDUSTRIELS.
    La bourgeoisie nationale, qui prend le pouvoir à la fin du régime colonial est une bourgeoisie sous-développée.
    Sa puissance économique est presque nulle, et en tout cas, sans commune mesure avec celle de la bourgeoisie métropolitaine à laquelle elle entend se substituer. Dans son narcissisme volontariste, la bourgeoisie nationale s’est facilement convaincue qu’elle pouvait avantageusement remplacer la bourgeoisie métropolitaine.
    Mais l’indépendance qui la met littéralement au pied du mur va déclencher chez elle des réactions catastrophiques et l’obliger à lancer des appels angoissés en direction de l’ancienne métropole.
    Les cadres universitaires et commerçants qui constituent la fraction la plus éclairée du nouvel état se caractérisent en effet par leur petit nombre, leur concentration dans la capitale, le type de leurs activités : négoce, exploitations agricoles, professions libérales.
    Au sein de cette bourgeoisie nationale on ne trouve ni industriels, ni financiers. La bourgeoisie nationale des pays sous-développés n’est pas orientée vers la production, l’invention, la construction, le travail. Elle est toute entière canalisée vers des activités de type intermédiaire. Etre dans le circuit, dans la combine, telle semble être sa vocation profonde. La bourgeoisie nationale a une psychologie d’hommes d’affaires non de capitaines d’industrie. Et il est bien vrai que la rapacité des colons et le système d’embargo installé par le colonialisme ne lui ont guère laissé le choix.




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    mellah hocine
    10 mai 2014 - 17 h 10 min

    Mr HAMIANI, a oublié une
    Mr HAMIANI, a oublié une chose trés importante, que ce sont les citoyens qui sont consommateurs et NON Mr SELLAL.
    Quand on connait le fossé (gouffre) qui existe entre les gouvernants et les gouvernés, alors on comprend que le soutien du FCE à BOUTEFLIKA ne peut que déboucher sur une recession économique qui se traduit par une industrie publique et privée moribonde, des activités agricoles contrariées par un environnement commercial et financier hostile, le pouvoir d’achat des revenus fixes détruit par des prix alignés sur l’importation et une monnaie anormalement dévaluée, tout cela se traduisant par l’affairisme nocif, le creusement des inégalités et la multiplication des drames sociaux .
    Aujourd’hui, le champ politique est fermé et l’Etat livré à la ruse improductive des clans, à l’ambition sénile, à la déchéance sous toutes ses formes.




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    Anonyme
    10 mai 2014 - 15 h 03 min

    le FCE a soutenu le 4 ème
    le FCE a soutenu le 4 ème mandat,il demande la contrepartie ;
    A quand le boycott des produits commercialisés par ces souteneurs?




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    Anonyme
    10 mai 2014 - 14 h 14 min

    @Par Abou Stroff (non
    @Par Abou Stroff (non vérifié) | 10. mai 2014 – 13:55

    « au fait, que produisent des fameux chefs d’entreprise, à part quelques boissons gazeuses? du vent? »

    Le FCE regroupe les entrepreneurs du diabète, on l’appelle « la diabète connection », cette « diabète connection » aide la « pharmacie connection » a s’enrichir et il y a aussi « l’automobile connection » qui aide les diabètiques a aller récuperer leurs medicaments chez la « pharmacie connection » et ils ont tous de luxueux appartements a neuilly-sur-seine à coté de sarkozy.




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    MACIZEL
    10 mai 2014 - 13 h 01 min

    @MS:
    « FCE joue le rôle d’une

    @MS:

    « FCE joue le rôle d’une simple organisation de masse » à vous lire, une association de malfateurs patrons représente des masses, c’est prendre ses rêves pour des réalités, le fce ne reprente qu’un réseau de malfaiteurs qui font plus de mal à l’économie nationale qu’a son divertissement, on n’est pas parce que on importe un produit en vrac pour le conditionner par la suite, soit en ajoutant de l’eau et un mixer et de l’emballage perdu qu’on retrouve sur nos routes, on appel pas ça des patrons messieurs.

    Un patron doit s’occuper de son entrprise pas de la politique, certes il ya toujours des relations politique chef d’entreprises mais ses derniers doivent arracher des concessions aux pouvoir en place et non pas soutenir un président, l’entrprise ne doit pas être l’otage d’un président ni d’un monarque ainsi soit-il?




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    Abou Stroff
    10 mai 2014 - 12 h 55 min

    apparemment, le sieur hamiani
    apparemment, le sieur hamiani n’a pas encore reçu les miettes de rente qu' »on » lui a promis. quant au fce, il faut être taré pour croire que nous avons des entrepreneurs dans le sens où le grand Shumpeter a désigné les capitaines d’industrie du sytème capitaliste. hamiani et cie ne sont que de petits rentiers, clients (ou accrochés aux basques) des grands rentiers qui constituent la marabunta qui nous gouverne et dont le parrain est notre bienaimé fakhamatouhou national. au fait, que produisent des fameux chefs d’entreprise, à part quelques boissons gazeuses? du vent?




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    Allilou
    10 mai 2014 - 12 h 15 min

    L’allégence aveugle, bête et
    L’allégence aveugle, bête et méchante rend masochiste.
    C’est le cas de Hamiani, qui s’est vendu à son beauf officieux.




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    Laetizia
    10 mai 2014 - 11 h 45 min

    Vous devez être très souple,
    Vous devez être très souple, la contorsion que vous exécutez est digne du meilleur des gymnastes chinois !




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