Prêchi-prêcha

M. Aït Amara – Ahmed Ouyahia a entamé ses consultations pour la révision de la Constitution en dépit du refus de la majorité des personnalités nationales influentes et des partis politiques, qui ont exprimé leur opposition au quatrième mandat, d’y prendre part. C’est donc avec ses seuls partisans et soutiens que le président Bouteflika s’est résigné à discuter sur la Loi fondamentale de la République. Au rythme où vont les choses, il va de soi que ces consultations, que conduit le directeur de cabinet de la Présidence, aboutiront à la validation définitive de la mouture «proposée» par le président de la République, avec quelques menues retouches qui donneront l’impression d’une approbation de l’avis des invités à ces rencontres purement formelles. Persévérant dans sa logique de pouvoir sans partage et s’accommodant volontiers des gesticulations d’une opposition sans base populaire qui créent l’illusion d’une démocratie effective, Abdelaziz Bouteflika substitue à ses adversaires d’aujourd’hui les ennemis de la République d’hier, appelés à la rescousse pour sauver un ersatz de dialogue national pour la confection d’une nouvelle Constitution qui, en tout état de cause, ne survivra pas au système en place. Les efforts que va devoir déployer l’ancien chef de gouvernement pour mener à terme cette mission illusoire sont moins intellectuels que physiques. Car Ahmed Ouyahia prêchera des convaincus avec lesquels il échangera des salamalecs, des congratulations et des remerciements à M. le Président «pour tout ce qu’il fait pour le pays», le tout saupoudré d’un prêchi-prêcha sur tout l’intérêt que portent ces discuteurs au bonheur des Algériens. A la fin de ces rencontres qui n’auront intéressé que leurs initiateurs et ceux qui y auront pris part, le président de la République sollicitera l’avis de ses électeurs – très peu nombreux – dont seule une partie acceptera de se prêter encore au jeu de l’isoloir. D’élection en référendum, à force de persister à faire croire au peuple que sa voix compte dans le processus de prise de décision, le pouvoir en place hypothèque ses chances de gagner en crédibilité et asseoir sa légitimité au crépuscule de son règne. Les chiffres des participations aux élections, qui suivent une courbe descendante vertigineuse depuis l’avènement de Bouteflika au pouvoir en 1999, en sont la preuve irréfutable.
M. A.-A.

Comment (10)

    mellah hocine
    2 juin 2014 - 17 h 54 min

    Pour attiser l’incertitude et
    Pour attiser l’incertitude et le pessimisme au sein de l’opinion en général mais,il existe cependant une autre caste de jeunes branchés, « lettrés » et « diplômés ».
    Cette catégorie qui se trouve partiellement un peu partout dans les rouages de l’Etat, administrations et entreprises publiques fait fonction de nègre.
    On leur oppose à chaque fois, leur inexpérience, leur tiédeur ou leur candeur. La promotion éventuelle ne leur est qu’un rangement dans l’obséquiosité presque religieuse du chef sectoriel.
    Si dans certains cercles d’autorité, la fonction supérieure n’a comme élément de sélection que l’appartenance régionale, ould bled ou ould flen, que diront ces jeunes cadres parqués dans la réserve de la république ?
    On leur dira, plutot, que vous êtes compétents , on a besoin de vous là où vous êtes,résultats pas de promotions.




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    mellah hocine
    2 juin 2014 - 17 h 33 min

    Pour Patriotique | 2. juin
    Pour Patriotique | 2. juin 2014 – 13:49
    Ce n’est ni une suite arithmétique ni une série dans l’ensemble des réels, chez Zyriab.
    La complication d’un raisonnement sert au détournement de l’opinion loin des enjeux et priorités réelles, telle la démonstration d’une absurdité non justifiée,par une complicité aux gouvernants dans les délits commis par des « algériens » traitres qui s’accaparent les biens publiques et entretiennent les réseaux de l’imbroglio.
    L’intox médiatique dirige la sape sociale en nourrissant l’ingratitude et le sentiment de mal-vie; alimentant le commérage amplifié sur des sujets de controverse pour attiser l’incertitude et le pessimisme au sein de l’opinion.




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    boujongo
    2 juin 2014 - 14 h 09 min

    on vien de devoiler la liste
    on vien de devoiler la liste des partis et les personalites politiques qui validerons la constitution bien cousu par des styliste chouvroner dans la ruines et le collage des nations,on contre partie il benificerons d’un passage ala telé de 2 minute et titre de chakhsia watania .une prime allah aalam combient ou un poste de responsabilte .
    allah yarham les martyrs de congre de la soumam et long vie pour les vivant .ABAN .KRIM .KHIDER ET AUTRE………..




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    Patriotique
    2 juin 2014 - 12 h 49 min

    @Zyriab : « 52 /64 parti qui

    @Zyriab : "52 /64 parti qui ont accepté donc81% et 30 sur 32donc 90% DES PERSONALITES et 12/ 12 universitaires cela dirait 100 %". Vous semblez maîtriser les mathématiques plus que la politique… Merci pour le cours quand même, M. le professeur.
    M. A.-A.




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    nel-kantara
    2 juin 2014 - 12 h 35 min

    Une constitution pourquoi
    Une constitution pourquoi faire ?




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    Afalou
    2 juin 2014 - 12 h 24 min

     » Nous entrons dans l’avenir
     » Nous entrons dans l’avenir à reculons  » ( Paul Valéry )




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    Antisioniste
    2 juin 2014 - 11 h 44 min

    Salamou 3alikoum
    Par Zyriab

    Salamou 3alikoum

    Par Zyriab (non vérifié) | 2. juin 2014 – 10:16

    Très intéressante réflexion, et excellente contribution qui me pousse à remercier, en plus d’AP de l’avoir laisser, son auteur que je salue pour ca pertinence très constructive.




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    mellah hocine
    2 juin 2014 - 11 h 29 min

    La situation, dérisoire, du
    La situation, dérisoire, du climat politique débouchera ineluctablement sur une proposition d’une constitution hybride
    qui comprendra « l’officialisation de la langue AMAZIGH », ce qui équivaut à une « vente concomitante » d’un produit (constitution) qui n’interresse personne.
    Le projet prévoit donc la constitutionnalisation de l’Amazigh comme langue officielle également. Il s’agit d’une initiative qui constitue le couronnement du processus de réhabilitation de l’Amazigh, comme patrimoine commun à tous les ALGERIENS, dans une ALGERIE UNIE ET UNIQUE.




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    selecto
    2 juin 2014 - 9 h 23 min

    Un grand salut au Roi Juan
    Un grand salut au Roi Juan Carlos qui vient d’abdiquer pour des raisons de santé, il n’a pas des frères a protéger.




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    Zyriab
    2 juin 2014 - 9 h 16 min

    Très intéressante conception
    Très intéressante conception des mathématiques On m’avait toujours appris que la majorité c’est tout ce qui dépasse 50% Alors que l’on m’explique comment 52 /64 parti qui ont accepté donc81% et 30 sur 32donc 90% DES PERSONALITES et 12/ 12 universitaires cela dirait 100 % A moins que les concepts changent au gré des apprentis politologues comme en Occident quelques homosexuels ont décidés que c’est eux les représentants de la société et que tous ceux qui ne sont pas d’accord avec le mariage pour tous sont des racistes antisémites Toutes ces manipulation prouvent à quel point nous sommes aliénés incapables de concevoir nos propres valeurs ou du moins débattre sereinement de notre projet de société . Suffit de voir comment quelques énergumènes ont sans raisons aucune se sont attaqués à la Ministre des l’Education Nationale et toute la presse malgré les inepties et autres stupidités laisse faire sans parler de cette presse qui encourage ce type d’ânerie Pour permettre à une certaine presse occidentale à se gausser de l’Algérie et de son Peuple




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