L’agence officielle marocaine publie des analyses commandées sur les événements de Ghardaïa

L’acharnement du Makhzen contre l’Algérie est devenu obsessionnel. Son seul souci est de détourner l’attention du peuple marocain des problèmes internes liés notamment au surendettement et à une crise sociale endémique. Le recours à des «experts» étrangers pour tenter de soigner l’image du royaume est la dernière trouvaille d’une monarchie aux abois. Ainsi, en l’espace de deux jours, l’agence officielle marocaine MAP s’ouvre à deux «experts» anti-algériens sur deux thèmes qui constituent le nouveau terrain de prédilection du Makhzen dans sa campagne d’hostilité contre l’Algérie : la drogue et les événements de Ghardaïa. D’emblée, l’agence accuse le gouvernement algérien d’être «derrière la répression sanglante» contre la population de la vallée du M’zab et d’«instrumentaliser les divisions entre les minorités arabes et mozabites, et faire régner la terreur dans le but de s’imposer comme l’ultime sauveur» et ce, en s’appuyant sur les déclarations superflues d’un certain Jeremy Keenan, un Britannique connu pour son acharnement contre l’Etat algérien. Sur la même lancée, ce nouveau bouffon de la cour royale, présenté comme étant un «chercheur britannique et professeur à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres», atteste que «le régime d’Alger a depuis toujours eu tendance à créer la terreur et la division pour les exploiter à son avantage». Plus zélé que le rédacteur de l’agence lui-même, il estime que «cette politique est appliquée sur le plan régional, notamment au Sahel, et à l’intérieur du pays». Reprenant des formules stéréotypées et usitées par la presse marocaine en général sur ce vieux conflit interconfessionnel qui a ressurgi à Ghardaïa, Jeremy Keenan tient les services de sécurité algériens responsables des affrontements dans cette région. La dépêche de MAP appuie ensuite les arguties du mercenaire britannique par des articles et des écrits parus dans des sites d’information algériens qui, eux-mêmes, se nourrissent de manipulations et d’intoxication de l’opinion, en essayant à chaque fois d’exacerber le conflit ou de lancer de messages appelant à la haine et à la discorde. L’agence repend également une analyse tendancieuse d’une «chercheuse» allemande nommée Susanne Kaiser qui abonde dans le même sens. Elle considère que «les clashes qui ont eu lieu à Ghardaïa sont le fruit de la marginalisation sociale et politique des minorités». Usant des mêmes raccourcis et faisant montre d’une connaissance tout à fait élémentaire de l’Algérie et de son histoire, cette autre bouffonne du roi écrit que «depuis l’indépendance de l’Algérie, les minorités berbères ont été réduites à un simple rôle folklorique», estimant encore que «les revendications de cette minorité ont été toujours considérées comme une trahison au système établi et imposé par le régime». Plus alarmiste, l’analyste allemande juge que «les conflits en cours dans cette ville du Sud algérien signifient que la situation sociale et politique en Algérie demeure largement explosive», arguant que l’avenir de l’Algérie reste «enveloppé par l’incertitude en raison des tensions qui ne cessent de s’accentuer à tous les niveaux dans ce pays», conclut-elle.
R. Mahmoudi
 

Pas de commentaires! Soyez le premier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.