Un citoyen raconte ses déboires à l’aéroport international d’Alger

Le 20 août 2014, j’accompagne mes enfants à l’aéroport d’Alger où ils doivent prendre l’avion à destination de Frankfurt, à 10h30. Dès 8h du matin, des queues interminables se sont constituées devant les guichets pour l’enregistrement. Les voyageurs venaient de tous les côtés tels des essaims d’abeilles, dans une anarchie totale. Aux cris de tous, surtout des enfants malmenés, s’ajoutaient les engueulades des passagers, dont certains, impatients, en arrivaient presque aux mains. Trois heures de queue réelle pour arriver au guichet, derrière lequel se rajoutait une queue que je qualifierais de virtuelle. En effet, les queues derrière les guichets sont plus importantes que celles, réelles, qui se trouvaient devant. Un véritable parcours de combattant avec mes enfants pour arriver devant le guichet, et là, l’attente et l’énervement font monter l’adrénaline, car je vois des agents d’Air Algérie ou des agents de l’ordre, plutôt du désordre, défiler derrière les guichets avec cinq voire dix passeports à la main pour le «check» de la mort pour celui qui attend avec des centaines de personnes dans la vraie queue. A la vue du chef des opérations (la soixantaine, petite moustache, 1,70 m), soi-disant manager des guichets, venant avec un tas de passeports à valider devant moi, alors que mes documents de voyage avaient été pris par le préposé au guichet, je lance un cri d’alarme : «C’est infect ce que vous faites», m’adressant au préposé du guichet. Ce chef n’écoutait même pas mes propos, il s’en foutait éperdument. Après presque une heure d’attente devant le guichet, le «check-in» accompagné des engueulades et des insultes du préposé au guichet (un homme de 45 ans) qui voulait montrer sa loyauté à son chef. Je lui ai rétorqué que c’était un comportement malheureux de sa part, mais je pense qu’il devait le faire s’il tenait à son poste. Pour ensuite rajouter que «l’avion de toute façon va partir avec tous les passagers là derrière, bien sûr avec du retard au vu de la très mauvaise gestion, mais la fin de votre carrière (de votre compagnie) est certainement proche». Nous sommes dans un pays géré par de grossiers personnages, des incapables, qui n’ont ni le respect d’eux-mêmes ni de ceux qui les paient (les voyageurs), occupés qu’ils sont à chercher ou créer des problèmes. Je propose de boycotter cette compagnie afin de mettre fin aussi à tous les trafics au niveau des aéroports internationaux pour soutirer quelques euros aux voyageurs pour quelques kilos d'excédent de bagages.
Hamid Aït-Mansour
 

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