L’Etat encourage la gabegie

Par Kamel Moulfi – Les hôpitaux ne paieront pas leurs dettes. L’information a été donnée de la façon la plus laconique par l’agence officielle au point où elle a été «zappée» par la presse. Ce n’est pourtant pas une mince affaire, puisqu’il s’agit d’une somme qui s’élève à 25 milliards de dinars, et bénéficie à 622 établissements de santé. A peu près, en moyenne, 4 milliards de centimes par unité, mais la répartition est peut être inégale. On n’en sait rien. Il y a matière à s’interroger légitimement sur cette décision prise par le gouvernement et annoncée par le ministre de la Santé, hier à Tipasa. Se trouvera-t-il un député pour demander au ministre quelques petites explications. ? A qui va profiter l’assainissement de la situation financière des hôpitaux ? A quoi correspondent ces dettes et sur combien d’exercices sont-elles étalées ? Est-ce qu’il s’agit de factures concernant les services publics de base comme l’eau, l’électricité, le gaz ? De dépenses liées à la cantine, aux consommables utilisés dans l’administration, pour l’hygiène…? Ou bien les gros achats d’équipements et de matériels médicaux ? Le budget global alloué au secteur de la santé est considérable, près de 8% du PIB, mais, tout comme l’information sur l’effacement de l’endettement, ce budget est décidé, aux dires des professionnels eux-mêmes, dans l’opacité, aussi bien pour ses objectifs que pour sa finalité. Résultat : selon l’avis de praticiens, l’argent est gaspillé dans l’achat irréfléchi d’équipements pour lesquels, parfois, il n’y a même pas le personnel formé pour les utiliser et encore moins pour en assurer la maintenance. C’est sans doute une des raisons de l’inefficacité d’une telle politique de financement qui ne donne aucun résultat satisfaisant. Le constat est unanime chez tous ceux qui ont eu à approcher un hôpital. Les soins sont gratuits, mais les conditions de prise en charge sont totalement dégradées pour celui qui n’a pas un appui dans le corps médical ou paramédical. Les signes de mauvaise gestion sont flagrants. Mais personne n’aura à payer. Alors, on efface tout… et on recommence ? Tout porte à le croire.
K. M.
 

Comment (6)

    Knew kid
    9 décembre 2014 - 15 h 55 min

    L’Etat encourage la gabegie.
    L’Etat encourage la gabegie. Alors procédons comme suit ;

    Gabegie ; renommé ministère de la santé.
    Dilapidation : ministère susnommé mines et Hydrocarbures.
    Dépense : ministère du commerce et de l’industrie
    Déprédation ; MAE
    Perte ; ministère de l’économie
    Déficit ; prénommé ministère des finances
    Galvaudage ; APN
    Prodigalité ; doit être le FLN sous le drabki




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    Anonyme
    9 décembre 2014 - 14 h 04 min

    Voici un exemple de la
    Voici un exemple de la promotion des bras cassés, des corrompus et des sanguinaires:
    Publié par le Matin:

    « Au secours, Madani Mezrag, le criminel, est de retour ! »

    Il parait que ce sanguinaire veut faire un parti politique?? Au lieu qu’on le jette en prison pur les crimes commis contre les Algériens, il sera récompensé en lui donnant une promotion; Chef de parti des sanguinaires.

    C’est ça l’Algérie 2014, de (…)




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    selecto
    9 décembre 2014 - 14 h 03 min

    Le repris de justice Cheb
    Le repris de justice Cheb Mami non plus ne payera pas les frais de ses procès en France qui s’élevaient à plus de 300.000 € payé du Trésor public par le clan de voleurs et traitres.




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    kahina
    9 décembre 2014 - 13 h 50 min

    On dirait que la RAHMA-2 à
    On dirait que la RAHMA-2 à l’égard des voleurs est bien rentrée en vigueur/Application.

    Il faut pas chercher ailleurs, le grand problème de l’Algérie est l’incompétence de ses dirigeants corrompus( et surtout les Ministres).Ils sont ni fiables ni compétents. Nous n’avons pas les HOMMES qu’il faut à la place qu’il faut.
    Ils n’ont aucune connaissance dans la gestion des projets et des budgets, car ils passent leur temps à innover dans les méthodes de détournement et de pillage.
    On sent pas de leur part un intérêt pour développer le pays.Ils manquent de conscience professionnelle et de ferveur patriotique pour l’Algérie.
    Ces dirigeants ( ministres) ne se sentent pas concernés. On se demande d’ailleurs c’est quoi leur rôle au juste: L’échec des projets, le pillage et le gaspillage des biens publics est devenu un fait normal qui est rentré même dans leur mentalité et dans leur façon de penser.

    D’autre part, qui va jugez qui…Nous avons un pouvoir corrompu de A jusqu’a Z. Qui va oser jugez l’autre??
    Un voleur ne jugera jamais un autre voleur.




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    Anonyme
    9 décembre 2014 - 12 h 24 min

    C’est ce qu’on appelle
    C’est ce qu’on appelle encourager la mauvaise gestion!
    Cette décision est demandée par les différents hopitaux qui sont il faut le dire dans des situations invraisemblables. ON efface les dettes mais que fait-on après? Il faut peut un vrai diagnostic pour SAVOIR COMMENT ET POURQUOI ON EN EST ARRIVE LA. Pour chaque hopital et centre de soins, on doit savoir le nombre d’actes médicaux défini par le professionnels d’optimum. Sachant que chaque acte de soin est chiffrable on peut définir un bugdet qui se tient. On fait bien une loi de finances, un budget prévisionnel d’entreprise ou institution pourquoi on navigue a vue dans le secteur public celui la mais aussi probablement les autres, les écoles, les universités, le Ministère des anciens moudjahidines etc… Les Algériens ne savent pas où va tout l’argent mobilisé et distribué comme un bien vacant donc sans propriétaire.




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    Abou Stroff
    9 décembre 2014 - 10 h 26 min

    « Alors, on efface tout… et on
    « Alors, on efface tout… et on recommence ? Tout porte à le croire. » conclut K. M.. et j’ajouterai: ce n’est pas la première fois. en effet, l’exemple-type de « l’efffaçage-suivi-du-recommencement » est l’amnésie que nous a imposé notre bienaimé fakhamatouhou national, cette dernière se résumant à oublier que les tangos islamistes (pléonasme?) qui ont endeuillé des centaines de milliers de familles se sont métamorphosés en notables du coin, se consacrant à fructifier le produit de leur racket et se permettant, entre autres, d’organiser des « universités d’été » sous la protection des services de sécurité. moralité de l’histoire: la vie en algérie est un éternel recommencement. d’ailleurs, une société qui se reproduit, non pas grâce au travail productif, mais sur la base de la distribution de la rente (produit du travail d’autrui) peut elle être autre chose qu’un éternel recommencement? et cette société, peut on la considérer comme étant une partie intégrante de l’humanité qui s’humanise en humanisant son environnement?




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