L’effet In Salah

Par Kamel Moulfi – Pressés par la contestation anti-gaz de schiste qui agite In Salah, les responsables du ministère de l’Energie et ceux de Sonatrach se sont réveillés et se bousculent sur les plateaux des télévisions et les studios des radios pour tenter de rattraper le retard dans la communication qui s’avère maintenant être un lourd handicap dans la réalisation de leurs projets d’exploitation de cet hydrocarbure non conventionnel. Aidés par des experts plus ou moins qualifiés, ils concentrent leurs arguments tantôt sur des aspects techniques, concernant la fracturation hydraulique, inaccessibles à la masse des Algériens, tantôt sur des données concernant les réserves et les besoins en gaz du pays, qui laissent les gens indifférents, habitués aux discours sur l’Etat providence et qui constatent, dans la vie de tous les jours, des dépenses publiques à tort et à travers. Pis, des ministres s’évertuent à démontrer que la chute des prix du pétrole ne risque pas d’affecter le pays et d’autres responsables ne ratent aucune occasion pour affirmer que l’Algérie a encore du gaz et du pétrole pour longtemps. Pour la première fois, depuis des lustres, des débats contradictoires ont été organisés sur les chaînes publiques de la télévision algérienne. Ils ont fait apparaître le fossé qui existe entre les pouvoirs publics et la société sur la question du gaz de schiste et l’impréparation des cadres de l’Etat à cet exercice. A la question «pourquoi aller vers le gaz de schiste ?», leurs réponses n’ont à aucun moment été convaincantes, tout simplement parce que cette question était inimaginable dans leur esprit façonné par une culture qui ne donne aucune place à la population dans l’élaboration des politiques et des décisions. Dans le schéma de «gouvernance» appliqué dans notre pays, on trouve, «en haut», le pouvoir qui décide, et «en bas» la population qui applique et subit. Depuis In Salah, il y a comme un changement et les ministres et les cadres qui sont sous leurs ordres sont bien obligés de se conformer à l’exigence du débat avant de prendre toute décision qui touche la population.
K. M.
 

Comment (16)

    Mère-patrie
    16 janvier 2015 - 10 h 38 min

    Le paternalisme politique
    Le paternalisme politique va-t-il encore payer cette fois-ci ?
    Pourquoi le gouvernement infantilise toujours les citoyens comme si ces derniers à leur âge ne savent pas encore ce qui leur convient et ce qui ne leur convient pas. Ne faut-il pas laisser le peuple voler de ses propres ailes comme partout dans le monde surtout celui dit démocratique.
    Le gouvernement ne doit-il pas d’abord gagner la confiance perdue, il y a belle lurette, entre lui et le citoyen au point où la relation entre les deux risque d’être rompue, avant de tenter par tous les moyens de le convaincre d’une nouvelle situation politique soi-disant d’intérêt général, mais qu’il refuse, mieux que de la lui imposer avec toutes les conséquences graves qui peuvent en découler !




    0



    0
    Anonyme
    16 janvier 2015 - 10 h 32 min

    Excellent M. BISON. Votre
    Excellent M. BISON. Votre analyse nous éclairés sur les méfaits de ce gaz et de son exploitation. Tous les spécialistes ( Ingénieurs, Professeurs d’universités toutes spécialités confondues) sont de votre avis et ne cessent d’attirer l’attention des politiques sur les dangers de ce gaz.




    0



    0
    Mohamed l'Algérien
    15 janvier 2015 - 23 h 37 min

    @ BISON (non vérifié) | 15.

    @ BISON (non vérifié) | 15. janvier 2015 – 13:17

    Bravo. Je partage, comme des millions d’Algériens dignes de ce nom, totalement votre avis.

    Aux USA, en plus de ce que vous avez cité, à juste titre, l’eau usée et des matériaux légèrement radioactifs, très dangereux sont utilisés dans l’exploitation des gisements de gaz et de pétrole de schiste.

    Juste un mot, pour enrichir d’avantage le débat.

    Selon une député Européenne ( voir lien ci-contre :

    http://www.enerzine.com/12/13883+une-etude-qui-fait-trembler-lindustrie-des-gaz-de-schiste+.html ) :

    « L’étude qui a porté sur la partie centrale des Etats-Unis démontre l’intensification de séismes à proximité des puits utilisés pour se débarrasser des eaux usées et polluées suite à leur utilisation lors d’opérations de fracturation hydraulique. Dans les années 1970, seuls 21 tremblements de terre par an se produisaient dans les régions centrales des Etats-Unis. Or depuis l’intensification de l’exploitation des gaz de schiste dans les années 2000 les chiffres ont explosé: en 2009 il y a eu 50 séismes, 87 en 2010 et 134 en 2011. »

    « Par accumulation et à grande profondeur, la pression exercée par les eaux usées dans les nappes souterraines provoquerait donc des secousses sismiques. Une industrie qui génère des déchets doit être à même de les traiter, mais comme toujours cela coûte cher d’être exemplaire. L’absence de solution efficace pour traiter les eaux usées (polluées aussi par des matières radioactives présentes en profondeur) a poussé les industriels à recourir à cette solution de facilité qu’est la réinjection. C’est pourquoi j’appelle la Commission européenne à s’intéresser vivement aux résultats de cette étude et à en tirer les leçons nécessaires. »

    La député a indiqué ses sources (en anglais), accessibles par les liens ci-dessous,
    qui confirment ses propos.

    Citations du rapport en ligne. Lien :

    http://stateimpact.npr.org/pennsylvania/2012/04/04/u-s-geological-survey-links-man-made-earthquakes-to-gas-drilling/

    Explications plus amples au sujet de la réinjection des eaux usées et leur lien avec les secousses sismiques. Lien :

    http://stateimpact.npr.org/pennsylvania/tag/drilling-waste/

    Informations très importantes au sujet des déchets de l’industrie de gaz de schiste qui contiennent les éléments radioactifs très dangereux.

    En voici un extrait extrêmement court, à ce sujet, selon le journal Américain Pittsburgh Post-Gazette.

    EXTRAIT
    Les déchets de l’industrie du gaz de schiste, de l’état de Marcellus (USA) déposés dans les décharges, ont alarmé au plus haut degré, la population. Les détecteurs de matériaux radioactifs se sont déclenchés immédiatement lors des vérifications de ces déchets, suite à cette panique provoquée au sein de la population. Le journal rajoute que 10 000 camions transportant 15 769 tonnes de déchets contenant des matériaux radioactifs ont été arrêtés durant l’année 2010.

    Pour plus de détails, voici le lien en Anglais:

    http://stateimpact.npr.org/pennsylvania/tag/drilling-waste/

    Ce ne sont pas des histoires, CE SONT LES FAITS.

    La décision du gouvernement Algérien, par laquelle il a autorisé sournoisement l’exploitation des gaz de schiste, est contre nature, TOTALEMENT IRRESPONSABLE ET ANTI-ALGERIENNE.
    L’Algérie et la Terre Algérienne sont blessées exactement comme au temps du colonialisme barbare et cannibale Français.

    Les explication du pdg de sonatrach, du ministre de l’énergie ont montré l’étendue de l’incompétence inqualifiable en matière de gaz de schiste , notamment, de ce gouvernement.

    En dehors des USA, qui ont une technologie très dangereuse pour l’environnement et la vie tout court, aucun pays au monde, y compris la France, ne maîtrise cette technologie. Soyons francs et claires.

    Qu’on ne me dit surtout pas, que le gouvernement Algérien, totalement incompétent, maîtrise la technologie d’exploitation des gisements de gaz de schiste, par fracturation hydraulique !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Le gouvernement et le clan présidentiel ont cédé aux pressions du lobby sioniste qui contrôle la France et qui l’utilise pour ses seuls intérêts.

    Plusieurs témoignages de personnalités Algériennes, publiés sur le web, le corroborent.

    Un grand journal Algérien s’est interrogé au sujet du clan présidentiel en publiant un article très instructif à ce sujet, qui s’intitule :
    « Et si le clan présidentiel était notre « daesh » ? » (voir lien ci-contre :

    http://www.lematindz.net/news/14959-et-si-le-clan-presidentiel-etait-notre-daesh.html

    Dans un accident, les premiers soins sont vitaux et sauvent souvent la vie.
    Notre pays est dans cette situation et nos compatriotes de TAMANRASSET, d’IN SALAH et de toutes les régions du SUD ALGERIEN, qui ont tout compris, sont en train de sauver l’Algérie et l’avenir des générations futures.

    Je suis très fier de nos DIGNES ET HONORABLES compatriotes de TAMANRASSET, d’IN SALAH et de toutes les régions du SUD ALGERIEN.
    Que dieu les bénissent tous.

    TOUS LES ALGERIENS DOIVENT SORTIR POUR SOUTENIR NOS VALEUREUX COMPATRIOTES DU SUD. ON EST DE TOUT CŒUR AVEC VOUS.




    0



    0
    selecto
    15 janvier 2015 - 20 h 17 min

    @Par Anonyme (non vérifié) |
    @Par Anonyme (non vérifié) | 15. janvier 2015 – 19:55

    Analyse pertinente est très juste, merci.




    0



    0
    New kid
    15 janvier 2015 - 19 h 04 min

    Les chiens aboient, la
    Les chiens aboient, la caravane du gaz de schiste étrangère passe sous le couvert de nos corrompus.
    Seules les morsures canines pourront l’arrêter !
    Alors mesdames et messieurs montrez vos dents !




    0



    0
    Anonyme
    15 janvier 2015 - 18 h 55 min

    Ce gaz de schiste est une
    Ce gaz de schiste est une véritable catastrophe pour les pays qui l’exploite, dans le cas de l’Algérie qui a encore du gaz conventionnel à en revendre, l’exploitation du gaz de schiste n’a aucune justification logique, puisque les prix de hydrocarbures est en chute libre, et tous les pays qui avaient des projets importants d’investissement dans le pétrole et le gaz conventionnels, ont renoncé à ces projets coûteux et non rentables à longue échéance étant la chute du prix du pétrole. Bouteflika et son clan n’ont qu’un seul soucis : appliquer les ordonnances des puissances étrangères qui voient en l’Algérie une alternative au gaz russe, et par conséquent ruiner la Russie d’où la pression de la France sionisée sur l’exploitation du gaz du schiste en Algérie qui seraient une alternative aux importations du gaz russe en Europe, ces décisions se sont faites au Vale de Grâce, en contrepartie le clan d’Oujda reste au pouvoir et échappe à la justice algérienne pour trahison, corruption, gaspillage, pillage du pays. Je pense que ce gaz de schiste algérien a un lien direct avec le gaz russe importé par l’Europe. Je pense aussi que la pression étrangère sur le gaz de schiste algérien est motivée par des questions économiques européennes, sans revenu suffisant des ressources pétrolière, l’Algérie et d’autres pays seront obligés de réduire massivement leurs importations. Les traitres au pouvoir en Algérie ont fait un deal avec les puissances étrangères, produire du gaz de schiste en Algérie pour maintenir les importations algériennes.




    0



    0
    selecto
    15 janvier 2015 - 18 h 18 min

    @Par Anonyme (non vérifié) |
    @Par Anonyme (non vérifié) | 15. janvier 2015 – 14:49

    Alors RAIS la balance toujours là pour défendre tes complices ?

    Les fainéants c’est ceux qui vivent du trésor public, mis a part le vol et la traitrise vous ne savez rien faire.




    0



    0
    Anonyme
    15 janvier 2015 - 17 h 55 min

    c’est trop tard!
    la décision

    c’est trop tard!
    la décision d’exploiter le schiste est prise (par fafa);
    fakhamatouhou l’a ordonné en mai dernier ;
    le ministre de l’énergie comme son pdg de sonatrach ont déclaré que cette option est « incontournable  » ;
    de plus l’encadrement de sonatrach ,habitué à décider seul ,n ‘est pas prêt à justifier  » son aventure ;
    les « experts maison » tel cet ancien chef de sonatrach qui croit
    tout savoir et que la « décision » serait passée comme une lettre à la poste si elle avait été « enrobée  » ;;;;;;
    en fait le problème se situe au niveau de la légitimité des décideurs actuels disqualifiés pour ce genre de décision ;le fameux « QUARARNA » de feu Boumedienne n’est plus d’actualité .




    0



    0
    anonyme
    15 janvier 2015 - 16 h 29 min

    Qu’attend le MAE pour agir
    Qu’attend le MAE pour agir aux scandales qui se déroulent aux consulats de la région parisienne notamment ceux de Paris et Vitry-Sur-Seine ?




    0



    0
    Mouatène
    15 janvier 2015 - 16 h 11 min

    à BISON. Bonjour Monsieur.
    à BISON. Bonjour Monsieur. votre contribution est remarquablement très intéressante. je dirais meme instructive. je vous remercie du fond du coeur.




    0



    0
    Zerrouk
    15 janvier 2015 - 16 h 00 min

    C’est leur TV, ces
    C’est leur TV, ces responsables ne se bousculent pas sur les plateaux des télévisions et les studios des radios, mais occupent la place comme bon leurs semble, les médias lourds sont à leurs disposition, un coup de fil et le tour est joué.
    La langue de bois oblige, ils tentent de diaboliser les manifestants pour passer leurs idées, et leurs bêtises, car le gaz de schiste en est une, l’Algérie est l’un des rares pays à recourir à cette expérience dictée par les grandes puissances, en contrepartie, ils les aident à mater les populations et garder le kourssi roulant.




    0



    0
    Anonyme
    15 janvier 2015 - 13 h 49 min

    Désolé mais la contestation
    Désolé mais la contestation n’a rien d’un acte citoyen qui prendrait la mesure de la réalité économique et écologique. Ceux qui protestent sont nourris de superstitions, c’est juste ça , je vous rassure donc, rien de scientifique…
    nous pouvons dormir tranquille…
    nous sommes toujours un peuple fainéant , (…) !
    rien n’avance tout se détériore…




    0



    0
    Abou Stroff
    15 janvier 2015 - 13 h 10 min

    « L’effet In Salah » a montré
    « L’effet In Salah » a montré plusieurs traits caractéristiques de notre système de gouvernance:
    – les algériens lambda découvrent avec horreur que leurs augustes dirigeants sont, dans leur grande majorité, incompétents (d’ailleurs, nommés parce qu’ils servent, en premier, de serpillère à leur maîtres, ils ne peuvent qu’être incompétents et serviles, n’est ce pas?)
    – les algériens lambda (en particulier, les habitants du sud) découvrent que leur futur proche et lointain se décident dans des bureaux calfeutrés où leur augustes dirigeants complotent en compagnie de leurs maîtres étrangers (les frenchies, en particulier) au profit d’intérêts étrangers. je défie, en passant, quiconque de m’expliquer pourquoi total fore et déflore notre sol et notre sous-sol, tout en étant interdit de forer sur le territoire français.
    – les algériens lambda découvrent avec horreur qu’ils sont dirigés par une marabunta qui n’éprouve que du mépris à leur égard.
    – les algériens découvrent avec fascination, admiration et enthousiasme que la société civile algérienne et que le citoyen algérien existent et que les algériens ne sont pas tous de simples tubes digestif ambulants (comme les qualifie souvent Abou Stroff).
    moralité de l’histoire: L’effet In Salah peut être le prélude au réveil de la société civile algérienne sur tout le territoire algérien et le commencement de la fin de la domination de la marabunta, dont kouider l’assis est le parrain du moment, sur la société algérienne.




    0



    0
    New kid
    15 janvier 2015 - 12 h 41 min

    Je ne suis pas pour le gaz de
    Je ne suis pas pour le gaz de schiste ! Je suis algérien Hor !
    Si l’Algérie a des réserves en gaz et de pétrole pour combien de générations, comme veut ce gouvernement nous faire croire, pourquoi ne pas attendre et apprendre cette technologie dans les universités algériennes et laisser à nos enfants le soin d’extraire ces richesses une fois prêts.
    Cette nomenklatura qui n’a d’yeux que pour les poignées de dollars à se mettre dans les poches, ne pourra convertir le peuple avec des mensonges et des promesses non tenues depuis 15 ans.
    Le peuple algérien souverain rebute les avances de ce clan indécent et grabataire.
    Le retour de manivelle pour cette caste sera irréversiblement leur chute et fracturation!




    0



    0
    BISON
    15 janvier 2015 - 12 h 17 min

    GEOPOLITIQUE/
    La chute est

    GEOPOLITIQUE/
    La chute est due non seulement à des facteurs économiques, comme le ralentissement de la demande mondiale, mais à des facteurs géopolitiques. Avant tout la décision de l’Arabie Saoudite, plus grand exportateur pétrolier mondial devant la Russie, de maintenir haute la production pour que, l’offre augmentant, diminue le prix du brut.
    Quel intérêt l’Arabie Saoudite a-t-elle à effectuer cette manœuvre, qui risque de réduire ses propres entrées pétrolifères ? Celui de frapper d’autres pays exportateurs de pétrole, surtout la Russie, l’Iran et le Venezuela.
    Riad peut se permettre une telle manœuvre parce que les coûts d’extraction du brut saoudien sont parmi les plus bas du monde, 5-6 dollars le baril, alors qu’extraire un baril de pétrole en Mer du Nord, par exemple, coûte plus de 26 dollars.
    L’idée que la manœuvre de Riad soit dirigée contre les USA, où a commencé le boom du pétrole de schiste, n’est pas fondée. À la fois parce que les USA continuent à importer du pétrole saoudien, dont la qualité est adaptée à leurs raffineries, alors que le pétrole de schiste va remplacer celui qui était auparavant importé du Nigéria, d’Angola et d’Algérie. Et parce que la manœuvre sur le pétrole a été établie dans un accord entre Washington et Riad sur la base de la stratégie visant avant tout à affaiblir et isoler la Russie. Dans ce contexte s’insère le boom du pétrole et du gaz extrait, aux USA, des schistes bitumineux par la technique de fracturation hydraulique, c’est-à-dire le broyage des roches dans des strates profondes par de l’eau sous pression contenant des substances chimiques (très dangeureuses pour la santé (cancérigènes) et l’environnement (pollution de l’eau, de l’air et des sol).

    ECONOMIE/
    Cette technique est très coûteuse : selon l’Agence internationale pour l’énergie, extraire du pétrole des schistes coûte 50 à 100 dollars le baril, par rapport aux 10 dollars le baril du pétrole moyen-oriental. Selon les experts, l’extraction du gaz de schiste est intéressante économiquement si le prix international du pétrole reste au dessus des 70 dollars le baril.
    Un banquier haut placé qui garde l’anonymat (ça se comprend et vous comprendrez plus loin les raisons) est d’avis que le fracking (la fracturation de la roche à 4 000 m de profondeur, grâce à une énorme quantité d’eau) est une autre opération d’intox, car ce n’est absolument pas viable. Il ajoute que les investissements en fracking sont un gouffre, et que les liquidités générées par la vente de pétrole ne suffisent pas à financer la croissance nécessaire à cette nouvelle industrie, parce que les puits ouverts par fracking s’épuisent très vite ; pour une production soutenue à un certain niveau, il faut ouvrir constamment de nouveaux puits. C’est indispensable et ne suffira guère qu’à maintenir un niveau de production donné.
    « Ce procédé n’offre pas les avantages de la production traditionnelle de pétrole, qui a été source prodigue de liquidités nettes, servant à l’expansion de la production ou à l’investissement dans d’autres secteurs. Non, le fracking dévore toutes les ressources ; il lui faut des emprunts gargantuesques, et un jour, cela provoquera une crise. Au final, cela s’avèrera être tout juste une nouvelle manœuvre de Wall Street pour attirer les petits investisseurs, qui cherchent désespérément des placements rentables, et se jetteront sur le miroir aux alouettes. »
    Le raisonnement est fort convaincant, d’autant plus qu’Aubrey McClendon, fondateur de Chesapeake Energy, le plus grand producteur de gaz naturel aux US, s’est vu obligé de démissionner, par ses investisseurs, faute de produire des bénéfices, tandis que l’entreprise s’est gravement endettée ; c’est un effondrement financier qui découle de la chute des prix du gaz naturel, et du manque de liquidités !! Voila ce que risque SONATRACH !
    Les pétrogéologues et géophysiciens indépendants qui ont dénoncé le mirage des EUR (estimated ultimate recovery), ont bien entendu été évacués des grandes conférences internationales sur le thème Pétrole et Gaz. Mais la chasse aux sorcières n’a pas suffi à faire taire les sceptiques, et le New York Times a été contraint d’avancer l’idée que peut-être les chiffres de l’industrie gazière étaient manipulés ! L’agence britannique Reuters quant à elle émet des doutes sur le fabuleux secret de l’Utah, les champs miraculeux d’Utica !
    Quoiqu’il en soit, et malgré les faits probants, l’industrie gazière dédaigne les experts isolés qui osent s’en prendre à l’infaillibilité de l’AIE !!
    D’où notre gouvernement préfère passer en force que de discuter et de se voir dans l’incapacité de défendre l’indéfendable !

    SANTE/ENVIRONNEMENT/
    Le mystère entourant l’identification de ces substances chimiques a finalement été élucidé par un rapport rédigé en 2011 par des députés démocrates de la Chambre des représentants des États-Unis siégeant à la commission de l’Énergie et du Commerce, mais révélé simplement récemment. « aux États-Unis, entre 2005 et 2009, les 14 principales entreprises du domaine de la fracturation hydraulique ont utilisé plus de 2 500 produits chimiques contenant 750 composés parmi lesquels 650 contenaient des substances chimiques considérées comme étant des agents cancérigènes ou de dangereux polluants atmosphériques ». Exemple : « le benzène est une substance cancérigène pour l’être humain » et « l’exposition chronique au toluène, à l’éthylbenzène ou au xylène peut également endommager le système nerveux central, le foie et les reins ». Rien que cela !
    Les membres de la commission en ont conclu qu’il « semble que les entreprises du domaine de la fracturation hydraulique injectent de liquides qui contiennent des substances chimiques (même) inconnues (voir tenues au secret) et qu’il leur est difficile de connaître les risques que ces substances présentent pour la santé humaine et l’environnement ».

    CONCLUSION/
    TOUT LES PAYS SOUCIEUX DE LA SANTE DE LEURS CITOYENS AURAIENTT DECRETE UN MORATOIRE (dont la France) SUR LA FRACTURATION HYDRAULIQUE EN ATTENDANT DE DETERMINER SI LE JEU EN VAUT LA CHANDELLE. En bioéthique, cette façon de faire est légitimée au nom du « principe de précaution ».
    MAIS NOTRE EN FAIT-IL PARTIE !? je pense qu’on a pas besoin d’un cerveau carburant au gaz voir au nucléaire pour y répondre, même un cerveau à charbon voir à couscous ferait l’affaire!




    0



    0
    Antisioniste
    15 janvier 2015 - 11 h 30 min

    Salamou 3alikoum
    De part

    Salamou 3alikoum

    De part leurs fonctions de RESPONSABLES, ils/elles sont tenu de répondre aux questions, interrogations, et exigences de leur employeur qui n’est autre que nous tous/toutes c.a.d le PEUPLE .
    Alors soit ils/elles se conforme à cette règle, soit ils/elles vont l’apprendre à leurs dépends, et le payer chèrement.




    0



    0

Les commentaires sont fermés.