Où va la grève ?

Par Kamel Moulfi – L’émotion créée dans le pays par la répression contre le mouvement populaire anti-gaz de schiste à In Salah a momentanément relégué au second plan de l’actualité la tension qui existe dans le secteur de l’éducation nationale. Les syndicats des enseignants ont menacé d’observer une forme d’arrêt de travail qui risque, si la grève marche, de compromettre sérieusement les cours avec un impact sur la préparation aux examens de fin d’année, en particulier le bac. A ce propos, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a soulevé incidemment chez les parents d’élèves une question qui trottait déjà dans leur tête : à qui va profiter réellement cette grève ? Elle y a répondu clairement en lançant une petite phrase lourde de sens : «Ces événements dévoilent une volonté de privatiser le secteur de l’éducation en encourageant les élèves à bénéficier de cours particuliers et à s'orienter vers les écoles privées.» Elle accuse certains enseignants de faire la grève, d'une part, et d’assurer des cours en privé, d'autre part. Inutile d’avoir des arguments supplémentaires pour croire la ministre quand elle parle d’agissements «irresponsables». Au ministère de l’Education, la conviction qui domine est que c’est l’école publique qui est visée par les grèves répétitives et la contestation n’est qu’un prétexte de déstabilisation. Cette situation n’a pas l’air, pour autant, de dérouter la ministre qui vient de lancer une session de formation au profit de 418 inspecteurs. Ce qui laisse penser que l’ampleur du mouvement de grève n’a pas la proportion que lui donne sa couverture médiatique. Dans tous les cas, il va à contre-courant de la priorité actuelle de rehausser le niveau de la qualité de l’enseignement. C’est le seul vrai défi aujourd’hui. Le système éducatif algérien vient de subir, de la part de l’ONU, une critique qui n’honore personne : la qualité de l’éducation est faible en Algérie. Il reste à savoir si le ministère et les enseignants se sont sentis interpellés par ce camouflet qui inquiète les parents d’élèves.
K. M.
 

Comment (14)

    Anonyme
    3 mars 2015 - 8 h 38 min

    A mon humble avis, les
    A mon humble avis, les enseignants ont dépassé les limites de l´entendement, quand on est bon pédagogue, on refuse de prendre les élèves en otage! d´autant qu´ils ont bénéficié d´augmentations conséquentes -le reste n´est que du hef- pour un bilan bien maigre! ils auraient pu au moins faire grève pour le contenu des programmes et s´arranger à ne jamais toucher aux horaires de travail! et oeuvrer pour l´amélioration de l´école, en incluant les propositions des parents, associations avec la tutelle, c´est ce qui se fait ailleurs. Quand ca grince, on ne tombe pas dans la grève, on se met à table et on discute, on peut à la limite arrêter un cours, mais de là à envoyer les élèves dehors, c´est un crime!! l´oisiveté n´étant pas loin! le temps perdu est irrattrapable, ce sont les cadres de demain que vous formez très mal, oeuvrez pour une amélioration du niveau -en commencant par le sien- travaillez pour toujours être à la page, prenez des formations, actualisez vos methodes, vos démarches, signalez des cours dépassés, innovez, réunissez-vous pour des bilans semestriels, discutez des points directeurs, faites au moins semblant de vous intéresser à l´éducation.

    ps/ le fisc ne fait pas son travail, doit traquer ces garages clandestins ou pullulent des cours à la c… qui saignent des parents -parfois smicards- des sanctions radicales doivent tomber, virer du boulot. Celui qui veut faire du trabendo n´a qu´à ouvrir une ´tabla kawkaw´.
    Les élèves aussi doivent ètre conscients de leur droit, quand le prof leur rétorque que celui qui veut comprendre vient me rejoindre dans mon cours particulier, doivent le dénoncer et l´administration doit sanctionner!!
    L’Amour DE LA PATRIE ne peut l´avoir qui veut!!!
    <




    0



    0
    Mohamed l'Algérien
    3 mars 2015 - 3 h 50 min

    A tous nos FRERES D’IN
    A tous nos FRERES D’IN SALAH.

    Tenez bon. Ne cédez à aucune chantage et à aucune agression de certains policiers ripoux et baltaguias du régime illégitime.

    L’affaire du gaz de schiste a montré encore une fois depuis sa poignée de main avec Ehud Barak au maroc, que Bouteflika obéit aux sionistes et à leurs valets Français. C’est un traître. Et il sera jugé pour très haute trahison.

    Chers FRERES D’IN SALAH, vous êtes en train de sauver l’Algérie. Le peuple Algérien sera à vos côtés. Votre courage et la justesse de ce que vous défendez pour sauver l’Algérie et l’avenir des générations futures vaincra le régime lâche criminel et ennemi du peuple.

    Tous les Algériens de toutes les régions doivent sortir, pour soutenir nos FRERES du SUD ALGERIEN.

    Que dieu vous bénisse tous . Tous ensembles, nous vaincrons nos ennemis.




    0



    0
    Ahmed/Rais/anonyme
    2 mars 2015 - 21 h 59 min

    LU…
    ___
    L’école algérienne

    LU…
    ___

    L’école algérienne régresse de deux ans à cause des grèves répétitives
    .
    Par Mourad Arbani | 02/03/2015 | 14:08
    Les grèves répétitives observées par des enseignants au cours de ces dernières années ont causé à l’école algérienne une régression de deux années. Ce recul est marqué surtout par une baisse du niveau de scolarisation des élèves algériens.

    Ce constat d’échec a été dressé, lundi, par l’inspecteur général du ministère de l’éducation nationale, Medjadi Messegem qui s’exprimait sur les ondes de la radio nationale.

    Le même responsable a, également, avancé comme argument de cet échec, « la déficience du modèle pédagogique qui lui a été imposé par les réformes successives ».

    Pour Medjadi Messegem, l’école publique est aujourd’hui « malmenée », en dépit « du règlement des revendications salariales des enseignants », avant de souligner que le retour de la contestation serait un prétexte pour « la déstabiliser » davantage.




    0



    0
    New kid
    2 mars 2015 - 18 h 40 min

    Les problèmes viennent du
    Les problèmes viennent du fait qu’il n’existe pas d’état de droit.
    La vacance existe dans tous les domaines avec ce clan d’Oujda qui ne maitrise aucune des charges qu’il lui incombe.
    Comme dans la justice, l’éducation est au pifomètre !
    Ces syndicats ne veulent pas être reconnus à cause de Sidi Saïd le vendu ! alors on y met des bâtons dans les roues !




    0



    0
    New kid
    2 mars 2015 - 18 h 30 min

    A qui profite le crime ?
    Qui

    A qui profite le crime ?
    Qui peut payer les écoles privées a ses enfants ?
    Les barons, pour les fils à papa !
    Donc s’il y a complot il faut regarder dans la direction des nouveaux bourgeois qui font partie du clan !
    Les rentiers sont jaloux de ce que l’enseignant mal payé peut se faire en donnant des cours privés.
    Ces rentiers ne veulent pas que les enfants des fellahs qui travaillent dur, rattrapent les leurs pour des postes meilleurs !
    Arrêtez vos salades, les écoles privées ne seront ouvertes que pour les fils à papa et les clients de ce gouvernement !




    0



    0
    Anonyme
    2 mars 2015 - 18 h 12 min

    Mme la ministre ,il faut
    Mme la ministre ,il faut appliquer un remède de cheval .
    Amputer le membre avant que la gangrène atteint tout le corps (enseignant) .




    0



    0
    mouradalili
    2 mars 2015 - 18 h 06 min

    Beaucoup de ces responsables
    Beaucoup de ces responsables syndicaux ont été formés par CANVAS cet organisme créé par la CIA ET financé par les sionistes,dans le but de déstabiliser le pays et d’y fomenter des troubles.parmi ces pseudo-syndicalistes,plusieurs ont été à l’origine des événements de Janvier 2011.Heureusement que leur plan n’avait pas fonctionné.CANVAS appelait cela les révolutions 2.0




    0



    0
    Ahmed/Rais/anonyme
    2 mars 2015 - 16 h 38 min

    CES pseudo-syndicats de
    CES pseudo-syndicats de l’enseignement sont noyautés par des éléments actifs qui ont pour objectif de créer le désordre en Algérie!! C’est certains!
    Il s’agit d’un plan fomenté pour noyauter les instituions à caractère social d’envergure national (enseignement, santé etc.) en particulier les syndicats après avoir échoué par les autres moyens (réseaux sociaux, barakat, LADDH)
    L’ÉTAT doit sévir au plus vite et reprendre les choses en mains!!




    0



    0
    Ahmed/Rais/anonyme
    2 mars 2015 - 16 h 25 min

    Elle y a répondu clairement
    Elle y a répondu clairement en lançant une petite phrase lourde de sens : «Ces événements dévoilent une volonté de privatiser le secteur de l’éducation en encourageant les élèves à bénéficier de cours particuliers et à s’orienter vers les écoles privées.» Elle accuse certains enseignants de faire la grève, d’une part, et d’assurer des cours en privé, d’autre part..
    ___

    EXACTEMENT!! C’est la réalité!
    Je connais des enseignants qui profitent, entre temps, pour passer des « vacances » ! D’autres multiplier le cours particuliers qui leur rapportent entre 15 millions et 20 millions par mois
    Ils ne donnent que le minimum dans l’école publique. Si l’élève pose une question durant le cours, il reçoit cette réponse « Tu n’as qu’a venir aux cours particuliers« !!
    .
    L’État doit au plus vite interdire ces « cours particuliers » dans des garages, hangars etc… (60 à 80 élèves par séance!!!)quitte à interdire ces pseudo-syndicats dont des éléments sont membres actifs de milieux qui veulent le désordre en Algérie! Une petite enquête et ils seront débusqués!
    .
    Quand cette honorable Ministre entreprend des réformes c’est la grève! Elle touche à ces pratiques malsaines que les enseignants et leurs « représentants » veulent perpétuer!!




    0



    0
    Quenelle
    2 mars 2015 - 14 h 49 min

    Cette dame dit des sottises !
    Cette dame dit des sottises ! Ses conseillers sont des sots !
    Benbouzid a offert l’impunité à ces syndicats de pacotille, la nation le paye aujourd’hui !
    Tout le monde ment à tout monde, dans ce secteur !
    Beng. vient de commencer avec cette grosse couleuvre !
    Pauvres de nous !!!




    0



    0
    Anonyme
    2 mars 2015 - 14 h 34 min

    Les syndicats de l’éducation
    Les syndicats de l’éducation sont manipulés par le pouvoir,tout comme les manifestants d’In Salah,pour faire lâcher la pression politique.




    0



    0
    Abou Stroff
    2 mars 2015 - 13 h 38 min

    victime d’une nausée avérée
    victime d’une nausée avérée en lisant l’article de K. M., j’ai oublié de répondre à la question posée. ma réponse à la question posée est toute simple. la grève ne va aller nulle part. dans peu de temps, la grève s’arrêtera, les enseignants auront gain de cause, les élèves exigeront la « 3ataba », le taux de réussite au bac sera conséquent et tout le monde sera content bien que l’avenir de notre pays s’assombrira davantage. en fait, dans un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, il suffit de saupoudrer un peu de rente pour calmer les esprits et continuer la descente aux enfers qui engloutira tout le monde, à part ceux qui ont assuré leurs arrières chez fafa la mère nourricière ou dans tout autre havre de paix.




    0



    0
    Abou Stroff
    2 mars 2015 - 13 h 15 min

    le système éducatif algérien
    le système éducatif algérien est le seul secteur qui recrute ses propres déchets. en effet, jusqu’à une date récente, lorsqu’un élève n’arrivait pas à suivre ses études ou échouait à ses examens (BEG, BAC ou licence), il devenait enseignant. moralité de l’histoire: des déchets ne peuvent jamais produire de bons élèves, bien au contraire. d’ailleurs, on peut facilement remarquer que, le bigotisme et les tartufferies ambiants aidant, la plupart des enseignants ont quasiment remplacé leur cours (math, physique, littérature, langues vivantes, etc.) par des séances de prosélytisme outrageant. ceci dit, il semblerait que les enseignants, au lieu d’exiger les conditions de travail optimales afin d’accompagner leurs élèves vers les cimes de la connaissance, se contentent d’exiger qu’ils deviennent tous « chef » alors que la plupart d’entre eux n’ont pas le cv requis. en fait, les enseignants des lycées semblent lorgner sur la situation de leur collègues des universités. en effet, ces derniers, se complaisent dans leur médiocrité (diplômes bidons, laboratoires de recherche stériles, promotion de la médiocrité à tous les niveaux, etc.) mais reçoivent des salaires « indécents » pour fermer leurs gueules.
    moralité de l’histoire: tout ce beau monde singent, en fait, nos augustes dirigeants qui se complaisent dans une médiocrité révoltante grâce à la rente qui permet de cacher toutes les tares de la société. comme chacun sait, le poisson commence à pourrir par la tête




    0



    0
    New kid
    2 mars 2015 - 12 h 41 min

    Education, éducation et
    Education, éducation et encore plus d’éducation, c’est la chose la plus noble que des parents puissent léguer à leurs enfants. Les moyens mis à la disposition de ce secteur non générateur de recettes ont été délaissés et fragmenté par ces soit –disant pères de révolutions mais qui considèrent la nation orpheline et esclave. Qui a l’habitude de fragmenter le peuple, la terre, si ce n’est ce gouvernement décadent !
    Quand la politique reprend le dessus de l’éducation, qui ment a qui comme dans cette affaire de gaz de schiste ?
    L’Algérie marche à plusieurs vitesses et ne peut éviter des accidents. Les semeurs de futures récoltes bénéfiques au peuple sont écartés aux dividendes comme les moins productifs se rassasient avec leurs progénitures à gogo dans cette spirale de corruption.
    Il est absolument indécent de mettre sur le dos des enseignants cette affaire de cours privés.
    La retraite (D’ailleurs bien méritée) de beaucoup d’enseignant laisse un manque d’encadrement. Pourquoi les politiciens eux ne prennent pas leurs retraites à 55 ans ? Peut-être pour se remplir les poches d’avantage. Le peuple préfère avoir des éducateurs de 75 ans que des présidents, des ministres, des députés de 80.




    0



    0

Les commentaires sont fermés.