Sortir du coma

Par Meriem Sassi – Le manque d’anticipation et de clairvoyance du gouvernement se confirme de jour en jour face à la dégringolade sans fin du prix du pétrole qui s’installe durablement sous les cinquante dollars le baril. Une crise qui aurait pu être prévue et préparée, au vu de la manne financière engrangée durant de nombreuses années grâce à un baril fort et des recettes florissantes. Pourtant, il n’en a rien été. Hormis quelques dépenses pour les infrastructures, entourées en plus de scandales financiers – ayant coûté parfois dix fois plus que les montants réels des projets inscrits aux plans quinquennaux –, le gouvernement se complaisait dans un discours fanfaronnant. Telle la cigale lors des beaux jours, il semblait oublier que le prix du baril pouvait flancher aussi vite qu’il avait grimpé au sommet des cotations londoniennes. L’histoire du pays est pourtant jalonnée d’épisodes économiques et sociaux difficiles et douloureux dus à la chute des prix du pétrole, ce qui aurait dû pousser l’Exécutif à anticiper et à consulter ses experts économiques pour bâtir une réelle croissance hors hydrocarbures. Il aurait fallu imaginer des scénarios sur le long terme pour anticiper et se préparer à faire face à une crise similaire à celle des années quatre-vingt qui a tant coûté au pays. Le pouvoir grisé par les ressources colossales tirées en quelques années du pétrole était plongé dans un coma profond. S’attribuant les mérites de ressources tirées de la rente pétrolière, le gouvernement a cru que le pays était prémuni contre les dangers économiques, mais aussi contre la déstabilisation qui touchait, les uns après les autres, nombre de pays arabes. En effet, même les épisodes de ce qu’on appelle «le printemps arabe» n’ont pas poussé le gouvernement à prendre les précautions nécessaires pour consolider son économie et entamer une réelle démocratisation du pays pour permettre à tous les patriotes d’apporter leur contribution et protéger le pays de desseins externes inavouables. Malheureusement, aucune initiative n’a été prise et, aujourd’hui, le danger est plus que jamais à nos portes. Il est à craindre que ce ne soit déjà trop tard…
M. S.
 

Comment (18)

    Anonyme
    12 septembre 2015 - 22 h 01 min

    cirta (non vérifié) | 10.
    cirta (non vérifié) | 10. septembre 2015 – 23:45

    D’accord avec toi, c’est BOUTEF qui a aussi dépensé 780 Mds depuis 1999, pour faire quoi ? J’attends la réponse.




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    omar
    11 septembre 2015 - 7 h 14 min

    LES MEILLEURES
    LES MEILLEURES GARANTIES??

    L’AGRICULTURE!!!

    PERDUE EN PLEINE NATURE!!!

    QUI EST CONTRE TOUTE DICTATURE!!

    UN PAYS COMPRESSE CONTRE LES PURS

    C’EST LA BOUTEILLE TROP PRESSEE QUI EXPLOSE A LA FIGURE!!!

    POURVU QUE CA DURE????

    go




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    Anonyme
    11 septembre 2015 - 6 h 59 min

    Par AK (non vérifié) | 10.
    Par AK (non vérifié) | 10. septembre 2015 – 18:51
    Il faut d´abord reinventer la POTENCE pour tous ces miserables va-nu-pieds!!tous autant qu´ils sont.




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    Anonyme
    10 septembre 2015 - 23 h 07 min

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    cirta
    10 septembre 2015 - 22 h 45 min

    Pourtant c’est Boutef qui a
    Pourtant c’est Boutef qui a pris 4 décisions qui nous servent maintenant

    1/ Payer la dette par anticipation

    2/ Augmenter les réserves de change du pays et ne pas jouer en bourse avec

    3/ Créer le fond de régulation des recettes

    4/ Baser le budget sur un prix du baril de 37$ et non pas 100$

    On ne peut pas dire que le pays n’a rien anticipé

    Grâce à ses mesures, le pays peut amortir le choc pétrolier




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    anonyme
    10 septembre 2015 - 20 h 52 min

    Par Moh62 (non vérifié) | 10.
    Par Moh62 (non vérifié) | 10. septembre 2015 – 19:05
    une croissance des comptes en banque des dits étrangers sûrement! mais une croissance pour le pays çà ça reste à prouver,est ce que la dite ligne de chemin de fer va servir à créer de la croissance ou à transporter gratuitement des chômeurs du matin au soir? that’s the problem…




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    Mohamed el Maadi
    10 septembre 2015 - 20 h 50 min

    Malheureusement il est trop
    Malheureusement il est trop tard mais ils le payeront tôt ou tard.après la dégringolade de ce pays personne ne sera à l’abri même pas leur gosses que si il m’était donné de venger ce pays j’enverrais leur filles dans des tripeaux Africain sans aucun remord ni pitié l’Algérie sera vengé.




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    Anonyme
    10 septembre 2015 - 20 h 10 min

    Qu’attendre quand la (…)
    Qu’attendre quand la (…) intellectuelle et la trahison sont au pouvoir?

    Rien mis à part le chaos qui chaque jour gagne du terrain….




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    Anonyme
    10 septembre 2015 - 20 h 09 min

    @ lhadi
    Tout ça pour dire

    @ lhadi

    Tout ça pour dire rien?
    Bravo.

    Fraternellement.

    ps : je nuance un peu : vous avez enfoncer des portes ouvertes et empilé des évidences…mais en restant vague (  » assainissement économique  » : très bien mais encore? ).




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    kenza
    10 septembre 2015 - 18 h 06 min

    Le drame de l’Algérie ce
    Le drame de l’Algérie ce n’est pas un baril à moins de 50$, mais bien un baril à plus de 100. La situation catastrophique d’aujourd’hui n’est que la conséquence des choix politique et économique durant le règne de fakhamatou3ou. Ce règne rendu possible grâce à la manne pétrolière qui lui a permis d’acheter et de corrompre tout le monde. Avec un baril à moins de 50$, jamais il n’aurait pu tenir aussi longtemps rien qu’en corrompant et en divisant aussi bien le peuple que la classe politique et en anéantissant la société civile.
    La situation catastrophique de notre pays c’est d’avoir mis, voilà plus de 15 ans, un intrigant à la tête du pays et aucunement un homme politique digne de ce nom…et cela a été possible grâce au baril à plus de 100$. Boutef n’aurait jamais pris les commandes du pays tout en sachant que les caisses étaient vides: Lui, il lui fallait des caisses pleines pour les vider et non pas des caisses vides pour les remplir!

    Pauvres de nous…ou plutôt chah fina , car d’une façon ou du autre nous sommes tous complices de cette situation. Je crois que nous payons notre trahison aux chou3ada qui se sont sacrifiés pour que nous vivions libres!
    Le sourire de Larbi Ben m’hidi me fait toujours pleurer. Lui sourit parce qu’il sait que même mort il reste et restera éternellement vivant. Et moi, je pleure parce qu’au fond je me rends compte que même en vie…nous sommes, quelque part, déjà morts!




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    Moh62
    10 septembre 2015 - 18 h 05 min

    C un gouvernement d’apprentis
    C un gouvernement d’apprentis économistes!! En tant que simple citoyen retraité g plusieurs fois émis des solutions: faire comme boumediene des années 70 en incluant le privé dans la substitution aux importations!! C simple. Quant à la croissance g posé cette question à nos experts: exemple on construit une infrastructure( rail) faite par des étrangers qui transfèrent leurs revenus,avec des matériaux et main d’œuvre importés; cela engendre une croissance,n’est ce pas? Mais cette croissance Est elle valable, significative????




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    AK
    10 septembre 2015 - 17 h 51 min

    Il n’est jamais trop tard
    Il n’est jamais trop tard pour bien faire: il faut se débarrasser de l’administration Bouteflika par tous les moyens et le plus vite possible…..

    Il faut créer aussi un grand ministère de la production nationale ou bien une instance nationale de haut niveau qui chapeaute tous les ministères dont l’incidence économique est vitale. Tout doit être audité, production, consommation, contrôle qualité, incitation à la consommation nationale.

    Il faut nommer des experts qui relance l’activité des PMI/PME, en incitant les algériens à entreprendre dans des secteurs vitaux.

    Il faut que l’état investisse dans des grands projets nationaux en récréant un système de financement interne.

    AK




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    Damoclès
    10 septembre 2015 - 14 h 59 min

    Gouverner, c’est prévoir,
    Gouverner, c’est prévoir, n’est-ce pas? Notre gouvernement, fait de responsables « irresponsables » ne semble pas s’en soucier. Grisés par l’embellie financière, ils se sont mis à dépenser sans compter, ou plutôt sans s’assurer de l’utilité et de la conformité de telle ou telle dépense. Ils se sont surpris à rêver en couleurs: de l’argent, il y en avait à gogo, alors servons-nous avant de servir le pays. Il se dit dans les chaumières que tous les contrats signés avec l’étranger ont donné lieu à des commissions: une partie pour la fratrie, une autre pour le ministre signataire, une autre pour le général chargé d’assurer la protection du clan etc, si bien qu’un contrat devant coûter 100 nous revient au final à 200 ou plus. Nous sommes devenus la risée du monde! Si nous étions gouvernés par des gens compétents, alors que nous sommes tellement dépendants du pétrole, nous ferions attention au moindre frémissement du marché pétrolier et nous prendrions des mesures adéquates pour protéger le pays. Dans notre pays, plus ça va, moins ça va. Tout allons tous payer cher le manque de visibilité de nos dirigeants.




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    lhadi
    10 septembre 2015 - 14 h 32 min

    Les prophètes du malheur
    Les prophètes du malheur tablent, dans un avenir proche, pour le recours à l’endettement qui mettra l’Algérie sous tutelle, entre autres, du F.M.I (Fonds monétaire international) et de son armée d’experts qui interviennent dans les pays endettés pour conseiller des politiques qui permettent de redresser les comptes extérieurs : limitation des programmes d’équipement, amputation du pouvoir d’achat, déréglementation ou dérégulation font le plus souvent partie des ordonnances qu’ils prescrivent.

    Sommes nous obligés de subir comme dans le passé récent, le diktat de la banque mondiale, de la banque centrale européenne, du club de paris, de londrès, du FMI et que sais je encore ?

    Evidemment non ?

    Face aux conséquences du choc pétrolier et pour mettre un terme à la nouvelle maladie de l’économie, la stagflation (mélange de stagnation économique et d’inflation accompagnée du chômage), il serait plus judicieux de mettre, avant que l’urgence ne s’abatte sur nous, une politique d’assainissement économique.

    Celle-ci permettra de défricher l’immense maquis où se terrent les godillots du monde politico-économique, soumis à la seule loi de l’argent.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected]




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    Anonyme
    10 septembre 2015 - 13 h 30 min

    S’étant laissé prendre au
    S’étant laissé prendre au piège des fluctuations du prix du baril sur le marché mondial. le pouvoir politique vient de démontrer toute son incohérence, son incompétence et sa médiocrité.




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    Anonyme
    10 septembre 2015 - 12 h 55 min

    Le FFS l’a si bien dit: au
    Le FFS l’a si bien dit: au lieu de s’inspirer des expériences des autres pays comme l’Afrique du Sud, l’ex RDA, la Pologne,le Chili, l’Argentine, le Rwanda…ou la sagesse politique alternée entre devoir de vérité et amnistie a permis aux peuples de ces pays de retrouver la paix, le régime algérien mise par une série de mesures (la corruption, la clochardisation de la société et la destruction des lieux de socialisation) sur l’oubli, pour assurer l’impunité aux criminels. A cela s’ajoute la manipulation de la mémoire, rendue possible grâce aux crimes et aux méfaits commis par la colonisation durant plus d’un siècle d’occupation contre le peuple algérien. Celle ci a souvent tendance à user des stratégies de victimisation, dans la mesure où revendiquer la position de victime place le reste du monde en position de redevable, et de là, la victime apparaît légitime de gouverner à vie, de se plaindre, de protester, de réclamer.




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    Omar
    10 septembre 2015 - 12 h 12 min

    Il ne faut pas s’inquiéter,
    Il ne faut pas s’inquiéter, les prix du pétroles vont bientôt augmenter et de manière astronomique (d’ici novembre-décembre …)
    En attendant, pourquoi ne pas donner des congés sans solde à nos « Députés » et à nos « Sénateurs » et diviser par deux les salaires des Ministres, Walis, Directeurs Centraux et Régionaux, Recteurs, histoire de faire des économies d’ici que les prix du pétrole augmentent…




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    Anonyme
    10 septembre 2015 - 11 h 17 min

    C’est l’arrognace du itre des
    C’est l’arrognace du itre des lieux qui a mis l’algerie dans cette situation et non la chute des prix du petrole.Appelons chat chat




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