Au square, les parasites !

Par Meriem Sassi – Pourquoi autorise-t-on les importateurs à puiser dans les devises du pays pour inonder le marché de marchandises inutiles, voire dangereuses ? La question se pose au vu de la manne financière gaspillée au profit de ces pseudo-opérateurs dont la seule fonction est de remplir des conteneurs de marchandises de rebut au détriment des intérêts des consommateurs et de l’économie du pays. Pourquoi ces «trabendistes» légalisés par la réglementation en vigueur depuis quelques années continuent-ils à prospérer en toute impunité, sollicitant l’argent de l’Etat alors que leur contribution à l’économie nationale est nulle. Pourquoi l'Etat accorde-t-il cet avantage à ces parasites ? Les crédits bancaires ne doivent-ils pas être réservés exclusivement au financement de l’économie nationale ? Autant de questions qui s’imposent au moment où le gouvernement tente de trouver la parade à la situation «économique et sociale difficile qui s’annonce». Certes, les mesures d’austérité prises actuellement pour faire face aux répercussions attendues de la crise qui s’installe dans notre pays, suite à la baisse des prix du pétrole, incluent une réduction des importations, mais une telle action, nécessaire pour équilibrer la balance des paiements, n’empêche en rien que des milliers d’importateurs saignent le pays. Un non-sens au moment où les ressources financières sont de plus en plus rares et que les banques sollicitent la sphère informelle pour renflouer leurs caisses. Celles-ci sont pourtant régulièrement vidées par les trabendistes qui n’ont de cesse de s’enrichir sans chercher à investir leur argent dans des entreprises réellement productives pour apporter une contribution à l’économie du pays et garantir des postes d’emploi. Les Algériens qui ont connu par le passé des épisodes douloureux suite à la chute des prix du pétrole savent très bien se passer de marchandises superflues et de mauvaise qualité de surcroît. Ils ont besoin de voir le pays prospérer grâce à une réelle activité économique. Alors, pourquoi encourager les opérateurs parasites ? Qu’ils aillent donc s’approvisionner en devises au square !
M. S.
 

Comment (12)

    selecto
    14 septembre 2015 - 0 h 25 min

    Comment Saadani a fait sortir
    Comment Saadani a fait sortir des centaines de millions d’euros d’Algérie? En échangeant les milliards de dinar détournés en euros au Square ensuite dans des valises il les a sorti de l’aéroport d’Oran, l’aéroport des voleurs, des Marocains, des filles de harkis et des pieds noirs.

    karimdjazair
    13 septembre 2015 - 18 h 15 min

    Touffik s il avait servi l
    Touffik s il avait servi l Algérie, il n y aurait pas autant de corruption en Algérie. La DRS n implose pas, au contraire elle sera entre de bonnes mains, des algériens intégres et désintéressés si ce n est de servir et protéger leur pays.

    On comprend qu une certaine presse, que la France et les néoharkis s agitent, car cela va dans le sens d une Algérie plus indépendante.

    anonyme
    13 septembre 2015 - 17 h 21 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 13. septembre 2015 – 15:07
    si c’est la france qui a limogé toufik c’est que c’est la france qui l’a placé alors? arrête ton délire de mokoko

    Anonyme
    13 septembre 2015 - 17 h 06 min

    … la spécificité algérienne
    … la spécificité algérienne est une énormité qui découle d’un langage politique qui ne nous append rien sinon de produire et de consommer du vent (…). avons nous été trahis ou mené par le bout de l’oreille là je réponds OUI, mais malgré nous il faut se le confesser entre gens qui lisent, analysent et réfléchissent, le savant n’existe pas chez nous sauf la mythomanie allah ghaleb pour les générations qui arrivent parce que ces générations affronteront les montagnes de mensonges qui se dresseront sur elle !

    El nass!!!!M
    13 septembre 2015 - 16 h 13 min

    Tant que les Algériens el
    Tant que les Algériens el merhadjine achètent ces produits de consommations sans prendre conscience qu ´ils sabotent ainsi l´économie algérienne , ce problème qui se pose n´aura pas de solution. Il faut une campagne de sensibilisation a mon avis . J en ai marre de rabâcher la même chose.

    anonyme
    13 septembre 2015 - 14 h 08 min

    au square ? au trou oui!
    au square ? au trou oui!

    Anonyme
    13 septembre 2015 - 14 h 07 min

    Reprise est pour aller vite
    Reprise est pour aller vite en besogne et pourquoi a ton avis toufik vient de  » quitter  » son a ton avis pourquoi notre escadron l’un des meilleurs au monde vient d’être disloqué hein …l’Algérie est en DANGER….toufik n’est plus tiguentourine non plus les généraux non les plus redoutables dans la lutte anti terro… Hein le dernier des humains sait qu’un complot se trame contre notre pays cette nouvelle vient de s’afficher sur itv a une vitesse inouïe …fafa sait lâ mieu et lâ mieux placée ..hein çe n’est pas elle qui gère les affaires la cité non …les invalides bientôt pour les indigènes …c’est FOUTU…
    Çe n’est pas Bouteflika qui lâ limogé c’est la France de hollande avec tous les va-et-vient de ses émissaires notre colonisateur est toujours et çe sont les francais qui ont b…les 900 milliards de dollars depuis l’arrivée d boutef ou est le peuple mais bientôt l’embrasement …

    karimdjazair
    13 septembre 2015 - 14 h 07 min

    Il est clair que le
    Il est clair que le gouvernement doit cesser son double langage à propos des importations. La politique du tout importation a causé du tort au pays, et a retardé l adoption d une politique plus judicieuse visant à créer de la richesse.

    Il faut donc mettre fin aux importations qui remplit les poches de certains lobbies de l importation, le combat n est pas facile, mais il faut le mener et y mettre fin.

    Il faut assainir la situation, et maitriser, le gouvernement, on ne peut pas lui reprocher non plus de ne rien faire, mais il doit user de toutes les panoplies qui sont en son pouvoir pour réfrener cette frénésie d importations en tout genre.

    Mais Messieurs les Président de la Republique, et Premier ministre, on ne vous le dira jamais assez, la meilleure solution, c est de produire chez nous, ce que nous importons, et nous pouvons le faire, pourvu qu il y ait une veritable volonté politique.

    Anonyme
    13 septembre 2015 - 12 h 32 min

    Le paramètre le plus
    Le paramètre le plus important et le plus ancien, concerne le financement des importations, assuré massivement par les hydrocarbures. L’Algérie n’exporte pratiquement rien d’autre que le pétrole et le gaz. Elle achète tout. Et plus on parle de diversification et d’exportations hors hydrocarbures, plus la situation s’aggrave.

    Le second paramètre concerne la masse des importations, qui atteint le tiers du PIB, alors qu’aux Etats-Unis, par exemple, elle se limite à dix pour cent du PIB. Ceci donne, pour l’Algérie, une consommation très fortement dépendante des importations, alors que les circuits économiques restent très fragiles. Le marché interne est très vulnérable, et peut être facilement perturbé ou manipulé. Les émeutes de janvier l’ont bien prouvé : alors que rien de fondamental n’avait changé dans la structure économique du pays, des émeutes avaient embrasé le pays à cause d’un banal dysfonctionnement des réseaux commerciaux.

    Autre sujet d’inquiétude, l’incapacité établie des autorités à influer sur cette dérive des importations.

    Anonyme
    13 septembre 2015 - 12 h 08 min

    La falsification économique
    La falsification économique est tout comme la falsification politique, les deux marchent ensemble. Des ressources pétrolières qui débordent, un pays de plus en plus riche, une population de plus en plus pauvre, peu de grands travaux. Comment expliquer ces paradoxes ?
    C’est une gymnastique intellectuelle qui semble s’accommoder de la léthargie démocratique. Une absence réelle d’un débat politique ou d’un pouvoir légitime ne peut qu’engendrer toutes ces dérives, quelles soient économiques, sociologiques ou culturelles.
    Le grand écart entre la pluie de pétrodollars et un quotidien plus que difficile fait enrager une partie de la population : barrages routiers, occupations ou incendies d’édifices publics, séquestrations d’élus et de fonctionnaires, manifestations violentes tournant souvent à l’émeute se sont banalisés. Pas d’eau, pas de courant, pas de logement, pas de travail, pas d’égouts, pas de routes, les griefs sont les mêmes d’un bout à l’autre du pays. Les millions de ruraux chassés de chez eux par l’insécurité dans les années 1990 et qui s’entassent dans les bidonvilles ne comprennent pas. Pourquoi l’Algérie est-elle riche et les Algériens pauvres ?

    Anonyme
    13 septembre 2015 - 11 h 38 min

    Cela fait vraiment mal au
    Cela fait vraiment mal au coeur d´assister impuissant, depuis des années, à ce non-sens économique. Des pétrodollards sensés etre utilisés pour le développement du pays participent à engraisser ces importateurs voraces, objectivement ennemis de leur propre pays.
    On assez de jouer aux riches, en important tous ces produits de luxe qui ne profitent qu´aux riches et payés par les devises appartenant aussi pauvres et dont ils ne pprofitent aucunement. la 4×4 pour le riche et la baguette pour le pauvre, voilà où vont nos devises.

    offf
    13 septembre 2015 - 11 h 31 min

    Je pense que la réponse se
    Je pense que la réponse se trouve sur cet article où Benyounes voulait s’attaquer à ce secteur. Quelques temps après il a été éjecté :

    https://www.algeriepatriotique.com/article/commerce-exterieur-benyounes-bombarde-les-importateurs?page=2

    Alors comme ça on doit privilégier le tissu industriel intérieur. Vous parlez des hydrocarbures qui nous sortent des trous de nez ? Non bien sûr de futures probables incertaines entreprises si jamais on daignait investir… Mais qui s’y risquerait encore vu ce qu’il faut lâcher sous la table et vu qu’en finalité on finira par vous bloquer et tout ce que vous aurez investi sera perdu. C’est ça la réalité, surtout si c’est un algérien qui tente l’aventure. Bien sûr les multinationales c’est autre chose. Alors tant que ces soucis ne seront pas clairement posés sur la table, votre économie d’importateurs ou pseudo- économie interne demeurera aux mains des mêmes mafieux.

    Notre pays a fait une erreur en investissant dans des mégas projets industriels à la  » russes » dans l’après indépendance. L’idée n’était pas mauvaise, mais le résultat fût un échec total et des milliards perdus pour plusieurs raisons.

    L’une de ces raisons est encore d’actualité aujourd’hui. Ce qui fait la force d’un pays, de son économie de son industrie ne sont pas les mégas nationales, ni les mégas entreprises. Ceux sont au contraire les petites entreprises professionnelles et qualifiées. Or on remarque que l’accent est toujours mis sur telle ou telle multinationale, acier, automobile etc… Mais Peugeot a dû rappeler à nos libres, trop libres penseurs technocrates, qu’il ne suffisait pas de choisir un emplacement. Il fallait bien étudier le dossier de cet emplacement et des sous traitants, éventuellement des PMEs, afin d’être crédibles. Si j’étais le responsable à qui on avait répondu ça,j’aurais immédiatement donné ma démission pour faute grave.

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