Le piège

Par R. Mahmoudi – La signature de la charte dite de l'éthique éducative «servira à résoudre les problèmes essentiels du secteur», a indiqué hier la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, suite à la cérémonie qualifiée d’«historique» qui a regroupé les syndicats de l’éducation avec la tutelle. Tout le monde s’est réjoui de cet aboutissement d’un long bras de fer qui a sérieusement entravé la bonne marche du secteur. Mme Benghebrit peut se targuer, désormais, d’être la première ministre à avoir réussi la gageure d’instaurer un climat de paix avec des syndicats qu’on croyait irréductibles. Maintenant que les problèmes des enseignants sont en passe d’être résolus, puisque le gouvernement s’est officiellement engagé à respecter toutes les clauses de l’accord, quand viendra l’heure de se pencher sur les vrais problèmes du système éducatif ? Car dans la charte ratifiée hier, les deux parties ont fait peu de cas des problématiques fondamentales qui ont porté atteinte à la qualité de l’enseignement. Avec des programmes archaïques, des méthodologies inadaptées, une formation qui laisse à désirer, notre école ne répond plus aux exigences du monde contemporain dans lequel évoluent notre société et notre économie. La ministre a voulu, au début, secouer le cocotier et a tenu tête aux conservatismes, mais elle s’est vite retrouvée prisonnière des agendas socioprofessionnels inextricables et interminables de ses partenaires. Désabusée, elle a fini par avouer, il y a seulement deux mois, qu’elle se retrouvait à accomplir les tâcher de ministre des Affaires sociales. Il est curieux de constater que les mêmes syndicalistes qui, hier, vilipendaient la ministre à la moindre initiative annoncée pour s’attaquer aux problèmes de fond –langues d’enseignement, modernisation des programmes, etc. –, l’encensent aujourd’hui pour sa «grande souplesse» qui a permis la signature d’un protocole d’entente qui, s’il permet de mettre en veille le syndrome des grèves dans les écoles, ne fera qu’ajourner le train de réformes lancé par Mme Benghebrit.
R. M.

Comment (8)

    Anonyme
    1 décembre 2015 - 15 h 28 min

    Vive les campagnards qui se
    Vive les campagnards qui se serrent la ceinture pour donner une éducation à leurs rejetons car les citadins sous les tours d’ivoires, se prennent pour des dieux de la poêle !
    Sans Passer par Berkeley ou Saint Cyr, ni en allant à oxford, l’intelligence doit prévaloir.
    En son absence, Oum Dounia nous a passé le message suivant Aldjazaier tekfina ou tekfikoum ! Comment voulez-vous que ses cordonniers fassent de nous des Hommes ?
    Les salafistes nous apprennent comment égorger comme le jour de L’aïd avec la formule Allah Akbar devrait nous suffire avec cette certification. Depuis 62 l’Algérie dort sur ses deux oreilles.
    Tant que les Val de Grace existeront, nous ne sortirons de l’auberge et de l’état d’éthylisme !
    Ce que l’Algérie possède, ce ne sont pas des écoles, mais des hangars ou les bancs servent à user les fonds de culottes achetées à la friperie importée !
    Comme l’importation pour remplir les tubes digestifs afin que les « shkaras » se remplissent afin de s’offrir un appartement avenue de la Grande Armée !
    Voilà le rêve de la nomenklatura en assurant sa progéniture de la relève !




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    Anonyme
    1 décembre 2015 - 5 h 08 min

    les enseignants doivent
    les enseignants doivent choisir entre le public ou le privé.
    Ces enseignants malhonnêtes qui donnent des cours dans des garages, des salles, des les maisons à prix fort. Alors, ils ne font pas leur travail dans l’école publique alors qu’ils sont payés par l’Etat.
    Arrêtons votre délire chers enseignants.
    Vous gagnez beaucoup d’argent alors au moins cotiser à l’ETAT pour sauver notre pays……..

    Penser à ces pauvres familles qui ne peuvent pas financer des cours pour leur enfants et qu’ils ont que cette école publique.

    Faites votre travail




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    Anonyme
    30 novembre 2015 - 21 h 52 min

    Confusion dans l’esprit d’un
    Confusion dans l’esprit d’un participant qui nécessite d’être soulignée : « les wahhabites ne lacheront pas.. », suivi de l’amalgame  » charlatans, zaouiates, drebki » ! Une soupe incomestible de termes et aphorismes contradictoires et antagonistes qui pointe vers une chose, son ignorance profonde du sujet abordé et, à un stade avancé, son égarement culturel teinté de haine islamophobe.




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    lhadi
    30 novembre 2015 - 19 h 13 min

    J’insiste sur le fait qu’une

    J’insiste sur le fait qu’une reforme de l’enseignement doit surtout se traduire par des changements dans les attitudes et les mentalités, ce qui ne peut être obtenu uniquement par des lois ou des mesures organisationnelles.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    s bensaid
    30 novembre 2015 - 14 h 19 min

    La réforme nécessaire de
    La réforme nécessaire de l’école ne se fera pas contre les intérêts du personnel de l’éducation et particulièrement du personnel pédagogique. Elle se fera donc avec eux pour sortir du marasme idéologique imposé par les tenants des archaïsmes et du statu quo.
    La signature de la charte constitue le premier rassemblement de tous ceux (syndicats, parents d’élèves et tutelle) qui s’engagent à construire patiemment et dans la durée une école ouverte aux savoirs et à la connaissance, une école qui assure à chaque enfant les moyens de libérer toutes ses capacités et de construire, accéder et s’approprier sa citoyenneté. La tache est certes titanesque, elle mérite en cela un engagement sans faille de la communauté de l’éducation et pas seulement.
    C’est en cela que les signataires de cette charte méritent le soutien et l’encouragement le plus large possible et en premier lieu de la communauté de l’éducation nationale pour ce noble objectif qu’est le savoir et la connaissance de nos enfants qui seront demain les citoyens conscient du destin de notre chère Algérie




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    Anonyme
    30 novembre 2015 - 12 h 57 min

    Les wahhabites ne lâcheront

    Les wahhabites ne lâcheront jamais le morceau facilement.
    Vous voulez hausser le niveau scolaire en développant le contenu des programmes archaiques falsifiés. Il ne faut pas rêver
    Mais non, nous avons besoin des charlatans et des Zaouiyates pour que Drebki puisse former son front de prédateurs. Il faut qu’il y’est des futurs DREBKI et des futurs Haddad. Il faut irriguer la relève de l’obscurantisme. Qui sait, ça peut servir au 20-eme mandat.




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    ouled bahloul
    30 novembre 2015 - 8 h 06 min

    Bravo Madame le ministre, je
    Bravo Madame le ministre, je vous soutiens depuis votre nomination à ce poste et je souhaite que vous puissiez mener à bien votre mission concernant l’education nationale. Vous êtes une vraie patriote et une vraie dame algerienne.




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    Anonyme
    30 novembre 2015 - 7 h 56 min

    En fait le corps des
    En fait le corps des enseignants c’est un « soft daech »!




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