Le spectre de la rue

Par Houari Achouri – La levée de boucliers contre la loi de finances 2016, à cause de son contenu antisocial, a amené le gouvernement à multiplier les déclarations visant à rassurer la population sur sa démarche en essayant de lui faire croire que «rien ne changera». Aux partis politiques et aux syndicats qui avertissent que cette loi va brader les entreprises publiques et «affamer le peuple», le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et le ministre des Finances, Abderahmane Benkhalfa, répondent, l’un, que les secteurs stratégiques, à l’exemple de Sonatrach et Sonelgaz, ne seront pas touchés par la vague de privatisation annoncée et, l’autre, qu’aucune mesure d’augmentation des prix n’a été prise. Les informations sur la corruption qui touche certaines entreprises publiques montrent clairement où se situent les failles à corriger, c'est-à-dire essentiellement dans les actes de mauvaise gestion qui restent impunis. La relance du dossier de l’accession à l’OMC confirme les appréhensions non seulement dans la classe politique et chez les quelques syndicats qui remplissent réellement leur mission de défense des droits des travailleurs et de l’intérêt national, mais également au sein d’une grande partie de la population qui constate déjà que son pouvoir d’achat a subi une dégringolade inquiétante et, visiblement, cette érosion n’en est qu’à son début. Le refus du gouvernement d’écouter les critiques exprimées sur la loi de finances 2016 et d’en tenir compte autrement que par des paroles d’apaisement, jugées trompeuses par les opposants à ce texte, risque de porter le mécontentement dans la rue. C’est l’éventualité à laquelle se préparent ces derniers qui ont annoncé la création d’une structure de coordination pour mener, légalement, ont-ils précisé, la lutte contre cette loi. La crise est déjà là, ses effets commencent à se faire sentir et pour y remédier, le gouvernement cherche le moyen d’imposer des mesures d’austérité qu’il ne veut pas appeler par leur nom, mais dont les couches vulnérables qui forment la plus grande proportion dans la population seront la cible inévitable, d’où le risque du retour au déséquilibre social de la charnière fin des années 1980-début des années 1990.
H. A.

Comment (29)

    Anonyme
    22 décembre 2015 - 2 h 11 min

    Depuis toujours, les
    Depuis toujours, les gauchistes tels que monsieur Achouri , ont menés les travailleurs à la défaite .




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    anti fainéants
    21 décembre 2015 - 22 h 52 min

    que chacun fasse de son mieux
    que chacun fasse de son mieux et on s’en sortira bien , attendre un providentiel zorro ne nous avancera à rien parce qu’il n’existe pas !




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    keze
    21 décembre 2015 - 20 h 34 min

    Oui nous avons besoin d’un
    Oui nous avons besoin d’un grand changement. Que toute cette équipe au pouvoir disparaissent pour que les algériens reprennent confiance et retrouvent leur fort nationalisme d’antan.Il nous faut un homme providentiel comme président.
    Cet homme, à mon avis, n’est autre que le général Toufik.
    Mon général nous sommes avec vous pour redémarrer notre chère Algérie sur des valeurs saines portées par de vrais algériens et non ces charognards.




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    M. Bekaddour
    21 décembre 2015 - 19 h 13 min

    @
    Par Anonyme (non vérifié) |

    @
    Par Anonyme (non vérifié) | 21. décembre 2015 – 19:33

    Les travailleurs algériens ne sont pas féneants, mais révoltés,(…)
    En cas de changement a la tête de l’État, avec un président valide, intègre et engagé, un gouvernement de ministres compétents, croyez moi, l’Algérie sera transformé dans les 6 mois.A défaut, se sera, le chaos a grande échelle, parce que le peuple, refusera d’être le ‘dindon de la farce)Saidani, Ghoul, Khellil, Tiba, oust, fichez nous la paix, allez rejoindre, votre mère la France.
    —————————————————————-
    Ce peuple, dans sa complexité, a besoin à la tête de l’Etat d’un président soudé à une équipe qui sait TOUT du peuple, et lui parle, parle, tous les jours, de ses qualités ET de ses défauts, un état pédagogue, un président et une équipe exemplaires, que les biens de ce bas monde éphémère n’ont pas vaincu, qui aiment, leurs femmes pour commencer, leurs enfants, et surtout leurs père et mère, bref d’Algériens vrais, qui ont horreur des rois, des vices royaux, mais comment rendre possible l’avènement de ce président inconnu et de son équipe ??? Car le connu n’inspire pas confiance, et reproduit le mal honni…




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