La ruse de «l’Etat civil»

Par R. Mahmoudi – Certains commentateurs, parmi lesquels des «experts militaires», persistent à dire que le parachèvement de la restructuration des services de renseignement, qui s’est traduit par la création d’une nouvelle structure à la place du DRS, participe d’un projet, initié et longtemps mûri par le chef de l’Etat, devant accoucher d’un «Etat civil». Un leitmotiv lancé par Amar Saïdani et répété machinalement, après lui, par tous les thuriféraires du Président et de son programme. L’argument le plus employé dans ces commentaires est que Bouteflika a retiré les différentes directions de l’ex-DRS du ministère de la Défense nationale pour les rattacher, dans leur forme innovée, à la présidence de la République. Traduction : l’armée perd ainsi son bras politique qui lui permet de garder la mainmise sur la société civile. C’est l’image que les décideurs veulent précisément renvoyer, surtout à une opinion internationale nourrie de clichés sur l’Algérie, en donnant l’impression qu’un pas de géant a été franchi dans le sens d’une «démilitarisation» du pouvoir. Tout cela pour que, en fait, le même pouvoir reste en place. Or, la vérité est que, par une parade subtile, le chef de l’Etat n’a fait que récupérer les quelques directions ou services qu’il avait ordonné de rattacher momentanément à la Défense nationale et d’en geler l’activité jusqu’à nouvel ordre. Cette manœuvre est bien la preuve que le DRS ne relevait pas des Tagarins avant l’annonce de ces nouvelles mesures. Pourquoi n’ose-t-on pas avouer que les services spéciaux ont toujours relevé de la présidence de la République ? Qu’est-ce qui est politiquement plus profitable ? Se targuer d’avoir réorganisé les services de renseignement de son pays ou d’avoir «neutralisé» un contre-pouvoir ?
R. M.

Comment (19)

    Anonyme
    26 janvier 2016 - 20 h 33 min

    On a un grand problème de
    On a un grand problème de civisme chez le peuple
    On ne réagit pas, et une fois on réagit c’est l’étrange défoulement incontrolé
    La moindre panique, le moindre problème et c’est la violence, la casse
    Les vols, les agressions, les incendies des biens des personnes innocentes

    Comment veut-on construire une société civile avec d’étranges gens?

    Nos représentants politiques, économiques, culturels, et sociales de nos institutions ne sont pas exemptes de reproches, et de laxismes condamnables




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    Az65
    26 janvier 2016 - 19 h 17 min

    Etat civil ou Etat si vil ?
    Etat civil ou Etat si vil ? la réponse ne souffre hélas d’aucune ambigüité !
    Les algériens continuent de réagir à des décisions prises par une caste au pouvoir qui n’a aucune légitimité historique ou populaire pour administrer le peuple.
    Ces gens là ne s’embarrassent d’aucun état d’âme, d’aucun scrupule, d’aucune gêne pour modifier les lois et la constitution du pays comme bon leur semble dans leur intérêt bien compris et dans l’intérêt des puissances qui les soutiennent et qui leur procurent l’immunité sur le plan international.
    Et ce n’est ni la tendre opposition, ni la presse, appelée ailleurs le quatrième pouvoir, incroyablement docile et indifférente aux grands enjeux nationaux qui feront reculer ce pouvoir affreux.
    Mais qu’a t on donc fait au bon dieu pour survivre et regarder notre cher pays sombrer lentement mais surement dans les abimes par la tenace volonté d’un légume et de quarante artichauts.




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    New kid
    26 janvier 2016 - 18 h 44 min

    Les clowneries d’un régime
    Les clowneries d’un régime bannanier
    Hélas, depuis le 5 juillet 1962, Les algériens n’ont connu que la matraque. Comme durant l’époque coloniale. L’état civil a toujours existé, Mais aussi la répression et l’injustice. La différence est dans la concentration du pouvoir ou si vous voulez du siège de l’autorité, qui n’a pas changé d’un iota de la métropole a un gouvernorat ou à un parti unique ou les décisions se font par décrets.
    L’APN des béni oui oui, ou un sénat de beni-amiss, ou encore le conseil de je ne sais quoi, qui distribue le degré de corruption a certains étoilés suivant les années de soutien.
    A l’heure actuelle, lorsqu’un fantôme dicte la marche à suivre a des 3azraien, les opposants qui veulent nous vendre soit aux yehoudiens, soit à momo 6, c’est à dire au diable, la seule voie ouverte pour le chaab ; le suicide ou la harraga ou devenir un membre du systeme D ; cad. un hallabas
    Tharawi, thabarwi, fathma ourthakil argaziss !




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    Anonyme
    26 janvier 2016 - 18 h 37 min

    Le système politique algérien
    Le système politique algérien a sa propre logique qui provient de l’histoire du pays. C’est l’ALN qui a créé l’Etat national, et l’ANP a voulu que cet Etat soit au service du peuple. Elle a interdit la politique pour empêcher les classes bourgeoises de diriger l’Etat au profit du capital. Elle préfère nommer des civils qu’elle choisit à des postes politiques. Elle désigne le président, elle suggère des noms pour les ministères, elle filtre les candidats aux élections législatives et municipales et surveillent les fonctionnaires des différents ministères. L’armée ne s’occupe pas directement de ces tâches, mais elle a créé un service dont c’est le travail, c’est la police politique, le DRS. L’armée joue le rôle de « Velayat el Fakih » en Iran. Elle est le guide suprême, avec cette différence qu’en Iran le guide suprême est une personne et en Algérie c’est plusieurs généraux.




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    Anonyme
    26 janvier 2016 - 18 h 32 min

    Question à un dinar : est-il
    Question à un dinar : est-il raisonnable de jeter en pâture ses propres services secrets sur l’autel des appétits politiciens ? Abstraction faite des méfaits du DRS qui a totalement régenté la société algérienne depuis deux décennies et retardé la démocratisation du pays, il est tout de même irresponsable de le livrer comme un vulgaire appareil dont l’Algérie pourrait se passer.
    Le régime politique algérien est régi par des institutions informelles. La Constitution n’éclaire pas sur le fonctionnement du régime. Le premier ministre a lui-même dit, que le conseil des ministres ne sert à rien. L’affaiblissement des institutions formelles est tel que les ministres n’ont pas de pouvoir, ils n’arbitrent pas les questions stratégiques.
    Il n’y a aucune volonté de démocratisation.
    Tout le monde a constaté le vide sidéral pendant la maladie du président et a fini par comprendre que le pays est gouverné ailleurs. Présenter un président qui a vaincu la maladie et qui a vaincu ses adversaires les plus redoutables au sommet du pouvoir permet d’alimenter un semblant de vie politique .




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    Anonyme
    26 janvier 2016 - 17 h 53 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 26. janvier 2016 – 7:56

    Pendant ce temps, le pays va mal.
    On a pas dit un mot sur les émeutes de ras ma dans là wilaya de batna.

    …………………………..

    Tu veux dire les exactions de Nouba sur ordre de $aid.
    Pendant ce temps les harkis de l’ouest par village entier continuent le plus normalement du monde à piller l’économie du pays pour enrichir le Maroc tout en important des tonnes de drogues…
    C’est en cela que la neutralisation de Toufik répond. Maté les algériens et couvrir les binationaux marocains en leur disant :  » Allez y tant qu’on est là profitez en pour vous enrichir…On est là d’abord pour vous »




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    fatigué
    26 janvier 2016 - 17 h 10 min

    oyez ! oyez ! bonne nouvelle
    oyez ! oyez ! bonne nouvelle ya ech cha3b, dorénavant vous ne ferez plus la chaîne à la mairie pour retirer votre acte de naissance puisque l’Algérie elle même va devenir un état civil. LOL ! MDR !




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    mohamed el Maadi
    26 janvier 2016 - 15 h 29 min

    Je n’ai rien ajouter tout est
    Je n’ai rien ajouter tout est dit ! Enfin si vous écoutiez Nezzar vous l’auriez su mais non vous en faite qu’à votre tête au pays !




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    Anonyme
    26 janvier 2016 - 13 h 52 min

    Il faut être vraiment naïf,
    Il faut être vraiment naïf, pour croire a l’État CIVIL, version Saidani. Lorsqu’un voleur fait l’éloge d’un autre grand voleur(Saidani dixit Chakib Khelil) qualifié de plus grand ministre qu’a connu l’Algérie.Tant que le rapport émis par les agents de l’ex D R S, lequel met en accusation Khelil et Saïd Bouteflika, personne ne croira un seul traitre mot du clan au pouvoir, changer d’appellation et annoncer que le nouveau D S S sera sous la coupe exclusive du président, c’est une manière de dire » désormais aucune information, sur les activités douteuses du clan, ne sortira de cette Agence du Renseignement, devenue propriété de Bouteflika.




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    Anonyme
    26 janvier 2016 - 13 h 38 min

    Mr Sid Ahmed Gozali, alors
    Mr Sid Ahmed Gozali, alors Premier Ministre, avait tenté de créer les rudiments (prémices des premiers jalons) d’un Etat civil en réunissant les associations (dans toute leur déclinaison) à « club des pins » en vue de les fédérer sous le label d’une Fédération des associations ; ce fut un pugilat généralisé, un « foutoir » sans nom auquel mit fin, heureusement, notre Gendarmerie Nationale.
    Alors s’il vous plait ne soyons pas « angélique ». Vous connaissez, nous connaissons les comportements et les instincts « grégaires »de nos concitoyens.
    Notre armée, nos services de sécurité restent et demeureront pour longtemps la colonne vertébrale de notre Nation.
    Telle est la réalité.
    Postuler pour une approche alternative en copiant le « made in ailleurs » avec des simulations de navigation dont l’aspect dominant serait fatalement protéiforme et aléatoire, serait une démarche irresponsable :
    – Moyen Orient en situation d’éclatement générant des ondes concentriques dommageables pour le monde entier,
    – incendies d’intensité diverse à nos frontières terrestres (6 886 km).
    -menaces sur notre façade maritime (1 200 km)
    -incertitude économique mondiale (bulletin FMI).




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    Anonyme
    26 janvier 2016 - 12 h 05 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 26. janvier 2016 – 7:56
    Vous avez été induit en erreur par AP que j’ai essayé de corriger en vain,c’est Oued el ma!!!




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    lhadi
    26 janvier 2016 - 10 h 17 min

    Le terme « d’Etat civil », à

    Le terme « d’Etat civil », à mon sens, est un slogan chic pour faire choc.
    .
    Si on considère, d’une part que les États se déclinent en toute une variété de modèles institutionnels et politiques, chacun définissant sa forme de gouvernance (fédéral, unitaire, présidentiel, parlementaire, constitutionnel, démocrate, dictatorial, etc.) et son rapport à la religion (théocratie, laïc, reconnaissance ou non des cultes, etc.). Et d’autre part, que la  » communauté politique » (notion dont les plus anciennes traces se trouvent chez Aristote et terme traduit en latin en « sociétas civilis » par Cicéron), forme une sphère publique lieu d’engagements extra-institutionnels autonome de l’État et en interaction avec lui.
    .
    Il serait plus approprié de mettre l’accent sur l’Etat et la société civile ; condition sine qua non pour l’édification d’un Etat moderne.
    .
    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Citoyen
    26 janvier 2016 - 9 h 54 min

    Ce faut débat sur le DRS, ce
    Ce faut débat sur le DRS, ce qu’il était et ce qu’il devient, n’intéresse qu’une rien q’une petite minorité de nos concitoyens. Par contre, la question que se pose le citoyen lambda est celle qui consiste à savoir comment un président « diminué de ses capacités » a pu mettre au pas tous ces hommes et « surhommes » que l’on disait il y quelques mois à peine qu’ils insaisissables, indéboulonnables et « injugeables ». L’autre question que l’on se pose aussi est: qu’aurait il fait encore ce président s’il était « en possession de toutes ses capacités ». Certains prétentieux et trop bavards devraient se faire des soucis.




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    LOTFI ALN
    26 janvier 2016 - 9 h 42 min

    UN POUVOIR CIVIL FORT AU
    UN POUVOIR CIVIL FORT AU SERVICE DU PEUPLE NE MET PAS EN PRISON UN GÉNÉRAL A LA RETRAITE ET MALADE POUR _AU PIRE_ UNE AFFAIRE DE « DIFFAMATION »!
    UN POUVOIR DÉMOCRATIQUE NE CONDAMNE PAS A UNE LOURDE PEINE UN AUTRE GÉNÉRAL POUR UNE « INFRACTION »!
    SOIT CE GÉNÉRAL EST COUPABLE DE HAUTE TRAHISON _VU SES FONCTIONS_ ET IL FAUT LE PROUVER; IL EST ALORS PASSIBLE DE LA PEINE DE MORT!
    ET S’IL S’AVÈRE QUE CET ANCIEN RESPONSABLE EN CHARGE DE DOSSIERS SENSIBLES LIES A LA SÉCURITÉ ET A LA SOUVERAINETÉ NATIONALE A ÉTÉ « NEUTRALISE » PARCE QU’IL GÊNAIT CEUX QUI SONT ENTRAIN DE BRADER NOTRE PAYS?
    SON SUPÉRIEUR HIÉRARCHIQUE A DÉMENTI PUBLIQUEMENT TOUTES LES ACCUSATIONS PORTÉES CONTRE LUI. SANS ÊTRE DÉMENTI!
    L’ENFUMAGE ÉTANT UNE SPÉCIALISTE FRANÇAISE, ATTENDONS NOUS AU PIRE!




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    Adel
    26 janvier 2016 - 9 h 22 min

    La vérité, c’est qu’il ny a
    La vérité, c’est qu’il ny a pas eu d’émeutes, c’est une affaire de contrebandier qui suite aux coups de boutoirs des services de sécurité perdent leur trafic.




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    TheBraiN
    26 janvier 2016 - 9 h 17 min

    Cette notion de l' »état
    Cette notion de l' »état civile » est curieusement apparue avec le printemps arabe !!
    Sachant que même aux USA , les services secrets (et ils ne s’en cachent même pas d’ailleurs) contrôlent et la société et la « politique » il y a de quoi se montrer circonspect !




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    Abou Stroff
    26 janvier 2016 - 8 h 52 min

    en fait, la manoeuvre a
    en fait, la manoeuvre a consisté à neutraliser Mister T en lui enlevant, momentanément, les leviers de son pouvoir.dès lors que mister T fut « mis à la retraite », le « choses » sont retournées à leur état initial.
    quant à cette histoire d' »Etat civil » ou d' »Etat militaire », il n’y a que les niais qui croient qu’il y aurait une différence entre les deux. en effet, dans un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, ceux qui contrôlent la distribution contrôlent et l’Algérie et les algériens. par conséquent, que ceux qui contrôlent la distribution de la rente portent une casquette ou un képi ou une kippa ou laissent leur cheveux au vent ou cachent leur calvitie par divers stratagèmes, en quoi le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation serait il « géré » différemment?
    moralité de l’histoire: en algérie, la diversion tient lieu de politique et les algériens, dans leur grande majorité, vivent en plein délire en attendant un messie qui les enfoncera plus profondément dans la m…. dans laquelle ils semblent se complaire




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    Anonyme
    26 janvier 2016 - 6 h 56 min

    Pendant ce temps, le pays va
    Pendant ce temps, le pays va mal.
    On a pas dit un mot sur les émeutes de ras ma dans là wilaya de batna.




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    Anonyme
    26 janvier 2016 - 5 h 59 min

    le parachèvement de la
    le parachèvement de la restructuration des services de renseignement, qui s’est traduit par la création d’une nouvelle structure à la place du DRS, participe d’un projet, initié et longtemps mûri par le chef de l’Etat, devant accoucher d’un «Etat civil». Un leitmotiv lancé par Amar Saïdani et répété machinalement, après lui, par tous les thuriféraires du Président et de son programme. Dites-vous Monsieur le journaliste?
    —-
    Vous savez très bien que Saadani est un escroc, preuve à l’appui, dénoncé dans les colonnes de la presse internationale. Et vous osez donner de l’importante à cet escroc doublé d’un traître au service des service de la France, contre les intérêts de l’Algérie, preuve à l’appui. Même la justice Algérienne l’a condamner à de la prison ferme. Ce qu’ont fait les Bouteflika est une très haute trahison. Ce sont les pires ennemis de l’Algérie au même titre que le colonialisme Français.

    Tous ceux et toutes celles qui ont choisi la mangeoire et le silence sont des lâches. La lâcheté est devenue une première nature, comme le prouve ce silence lâche.




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