Attention au glissement !

R. Mahmoudi – Après les émeutes réprimées d’Oued El-Ma, la semaine dernière, un nouveau cycle de violence urbaine commence à prendre forme depuis quelques jours un peu partout dans le pays et agit comme une vague de fond. De Béni-Amrane, dans la wilaya de Boumerdès, où règne une tension permanente depuis plusieurs jours, à Tizi Ouzou, où les étudiants manifestent périodiquement contre l’insécurité dans leurs résidences en affrontant les forces du maintien de l’ordre, à Bologhine, où des échauffourées entre supporters déchaînés et policiers ont failli, cette semaine, déborder dans la rue en émeute, les foyers de tension se multiplient. Cette vague de contestation s’amplifie de semaine en semaine, pendant que la classe politique, pouvoir et opposition, s’englue dans un simulacre de débat autour de la révision constitutionnelle. Une constante dans tous ces mouvements de protestation : l’administration laisse s’accumuler les problèmes jusqu’à l’explosion, obligeant ainsi les forces de sécurité à «tout faire» – c’est-à-dire à réprimer encore et toujours – pour éviter une contagion qui risque de prendre de l’ampleur et d’être «exploitée» par des aventuriers politiques. Pour pallier cette absence d’autorité politique – ou de «police politique», pour certains –, on charge les forces antiémeutes de redoubler de répression pour mater les manifestations. On est, là, loin du dogme cher au directeur général de la Sûreté nationale sur «la gestion démocratique des foules». En effet, nos dirigeants ne savent pas que, de cette façon, ils sont en train de se discréditer aux yeux de la communauté nationale et de conforter dans leur démarche ceux qui veulent accélérer l’avènement d’un «printemps arabe» en Algérie, en creusant le fossé, qui est déjà assez profond, entre l’Etat et la population et en maintenant vive la braise de la discorde : les révisionnistes de tous bords, les salafistes, les revanchards. Et, surtout, les zélateurs du «qui tue qui» qui annoncent leur retour d’exil, l’un après l’autre.
R. M.

Comment (35)

    Anonyme
    6 février 2016 - 9 h 32 min

    le contrat algerie-bouteflika
    le contrat algerie-bouteflika considéré à tord comme un contrat décideurs -bouteflika ne peut plus être renouvelé ;
    le pouvoir absolu exigé par ce président ne peut être assumé par un homme impotent ,et surtout isolé dyu pays et de ses habitants ;
    la contrepartie de ses « sacrifices » en « daignant accepter la charge » est catastrophique :
    corruption démocratisée pour justifier les détournements colossaux
    régionalisme frisant le racisme pour « neutraliser » toutes les institutions et l’État qui a laissé place au clan au détriment de l’intégrité et de l’engagement ;l’allégeance n’a plus de limite:tout est possible ;
    la recherche effrénée de soutiens extérieurs a sacrifié la souveraineté du pays qui rappelle la régence turque précédent 1830
    les députés et sénateurs qui adopteront demain la constitution du zaim ne mesurent pas le danger qu’ils créent en répétant le crime politique de 2008.
    ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas et qu’ils étaient contraints par le pouvoir qui les a désigné.




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    RAMO
    5 février 2016 - 23 h 47 min

    L’Algérie il lui faut un
    L’Algérie il lui faut un super Méga printemps Algérien, Désolé de vous le dire car c’est une pure vérité et le constat est la pour le prouver, si le peuple ne participe pas, ne décident pas et que les autres le font a sa place sa serre a quoi de vivre,surtout avec ces nouveaux colons d’un genre nouveau qui bradent le pays a tout va,ni éducation;ni justice ni santé rien wallou,la glissade elle est bien la et c’est tant mieux si elle se réalise.




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    fatigué
    5 février 2016 - 21 h 14 min

    il y a une constance chez
    il y a une constance chez nous:
    les séismes
    les émeutes
    même la révolution de 1954
    tout cela se passe en automne
    séisme d’orléanville ( el asnam) sptembre 1954
    révolution algérienne ( 1er novembre 1954)
    séisme d’El asnam octobre 1980
    émeutes nationales ( octobre 1988)
    et ainsi de suite
    actuellement nous sommes en février
    donc il faut s’attendre à un tsunami social en septembre ou octobre 2016




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    Anonyme
    5 février 2016 - 20 h 41 min

    Qui vous dit que pour le
    Qui vous dit que pour le système, le glissement ne constitue pas son plan B.




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    Anonyme
    5 février 2016 - 20 h 05 min

    Vingt deux ans en arrière, on
    Vingt deux ans en arrière, on devait comprendre ce qui pouvait arriver à ce pays.
    Mercredi 25 janvier 1994. Le jour se lève à peine sur Alger lorsque le général Liamine Zeroual, ministre de la Défense, quitte sa résidence à bord d’une voiture blindée, escortée par une garde rapprochée.
    Assis à côté de lui, Chérif Belkacem, ancien ministre sous Houari Boumediene dans les années 1960-1970. Les deux hommes sont chargés d’une mission de haute importance.
    Après quelques minutes de route, le petit cortège arrive devant un immeuble plutôt chic, entouré de hautes végétations : le domicile d’Abdelaziz Bouteflika, ex-ministre des affaires Etrangères. La mission de Zeroual et Belkacem? Tenter de convaincre Bouteflika d’accepter le poste de chef d’Etat.
    Si Bouteflika reçoit les deux hôtes avec courtoisie, l’entretien s’avère très vite une pure formalité. Il durera moins d’un quart heure. Tout juste une quinzaine de minutes, pas plus. C’est que Bouteflika a déjà pris sa décision, et il ne reviendra pas dessus.
    «Je ne fais plus de politique. Je ne veux plus faire de politique. Je jure de ne plus faire de politique»




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    mohamed el Maadi
    5 février 2016 - 16 h 01 min

    Un glissement dangereux qui
    Un glissement dangereux qui peut déboucher et je ne l’espère pas vers une radicalisation et peut mener le pays au chaos.
    Cela fait des années que des observateurs avertie tire la sonnette d’alarme en vain.




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    Anonyme
    5 février 2016 - 15 h 15 min

    Par selecto (non vérifié) |
    Par selecto (non vérifié) | 5. février 2016 – 14:28

    @ Par amal (non vérifié) | 5. février 2016 – 11:58

    Il est certain que les harrkis sont mécontents à cause de l’article 51, alors ils ne vont pas lâcher un filon propice à servir de mèche.
    Appliquons l’rticle 51 et restons vigilants.
    Si un algérien résidant à l’étranger veut se présenter à la magistrature suprême, il n’a qu’à le savoir dix ans auparavant et s’y préparer en algérie.
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    Non RAIS les harkis ne sont pas concernés par l’article 51 car ils n’ont que la nationalité française depuis 1962, ils rentrent et sortent en Algérie depuis les années 2000 comme ils veulent depuis que vous avez retiré leurs fiches des ports et aéroport, décision prise depuis la dernière visite de Bouteflika en France.
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    Fils de Lévy a détruit l’Algérie




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    Anonyme
    5 février 2016 - 14 h 59 min

    Le premier projet de
    Le premier projet de Bouteflika en Algérie.
    Dés son installation, il a envoyé tous les artistes Algériens ( Chanteurs) à la Mecque.
    Même Chaba Azahwanya a fait le Hadj.

    Il a montré sa couleur dés son arrivée.

    Mais d’autres part, ils invitaient les putes libanaises et Égytiennes pour venir chanter en Algérie. Payées en Chakarates.

    Quel massacre.




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    Anonyme
    5 février 2016 - 14 h 51 min

    le clan ne peut plus jouer la
    le clan ne peut plus jouer la carte de la reconciliation contre l’éradication ;les algeriens savent aujourd’hui comment le pays a été mis à feu et à sang et par qui ;ils savent aussi que cette situation ne pourra plus exister de nouveau ;
    l’exemple du « printemps arabe » qui n’a pas marché en algerie est du à la population et non au clan qui a exploité la peur des algeriens pour se maintenir au pouvoir ;
    le peuple sait aussi que le clan boutef a « bien voulu » gérer le pays en contre partie de l’exercice d’un pouvoir total absolu caractérisé par des règlements de comptes inutiles ,une corruption généralisée pour couvrir les détournements colossaux et une gestion des ressources humaines jamais réalisée tant la compétence ,l’intégrité et l’engagement sont des critères combattus pour le compte de la seule allégence ;
    l’Etat a été dissous au bénéfice du pouvoir qui s’est accaparé sans scrupule aucun de tous les rouages des institutions ;
    les réactions multiples et aussi violentes que la répression des soldats de hamel ,de tartag et de merad vont se généraliser à mesure que les problèmes économiques et sociaux prennent de l’ampleur ;le trésor ne pouvant plus faire face à tous les besoins des populations grandissants sans cesse et à
    l’enrichissement de la nomenklatura devenue plus gourmande et plus importante ;
    le contrat de « mercenariat » du clan ne peut plus être renouvellé car la solution alternative est à portée de main des institutions fussent elles illégitimes :anp,apn,sénat,partis du pouvoir et opposition,conseil constitutionnel,police,darak,dss,cnes,justice,wilayate,apc
    avec la bénédiction de fafa et de l’oncle sam.




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    Anonyme
    5 février 2016 - 14 h 49 min

    @Par Anonyme (non vérifié) |
    @Par Anonyme (non vérifié) | 5. février 2016 – 15:00

    Anonyme (non vérifié) | 5. février 2016 – 13:21
    Ce sont ces généraux de pacotilles qui nous ont foutu dans la grosse M, pour sauver leur peau il ont fait rentrer au pays Bouteflika le marocain et son clan, ces généraux n’ont rien vu venir, ils ne voient pas plus loin que leur bout du nez. Si nous sommes dans cette grosse M c’est à cause des ces généraux pour lesquels je n’ai plus aucun respect, ils ont livré l’Algérie et son peuple aux serpents Bouteflika allié des sionistes de la France, vu ses origines juives, tout le monde le sait qu’il n’est pas algérien ni musulman. Les généraux devait terminer leur travail par l’éradication de l’islamisme et faciliter le pays à une transition démocratique pacifique progressive.

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    On se demande bien comment un conseiller des Wahhabites ( pays du Golf) a pu devenir président en Algérie.
    La wahhabisation de l’Algérie en douce.




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