Une opposition en panne

Par R. Mahmoudi – L’opposition a du mal à avancer dans un climat politique de plus en plus violent et parasité par des discours qui, comme ceux débités périodiquement par un Amar Saïdani missionné, ne font que discréditer toute action politique aux yeux des Algériens. Cette opposition ne peut rien faire, non plus, devant un système de clientélisation qui n’a jamais mieux fonctionné que depuis l’ouverture du débat sur la révision de la Constitution. Il y a tant d’autres facteurs objectifs qui font que les partis et les personnalités regroupés autour de la CLTD ou de l’ICSO (Instance de coordination et de suivi de l’opposition) ne sont pas encore parvenus à s’imposer sur la scène et à mettre sur les rails un mouvement de changement. Mais il faut dire aussi que ces mêmes partis sont trop occupés à se positionner séparément, en prévision des futures élections et, de plus, la plupart d’entre eux ne se sont pas départis de leurs dogmes idéologiques respectifs et de leurs calculs étriqués. On imagine mal, par exemple, comment un parti comme le MSP peut se soucier de l’avenir d’une plateforme d’opposition commune et y apporter une contribution efficace, lorsque tous ses efforts et ceux notamment de son chef sont focalisés sur l’Internationale islamiste – Abderezzak Mokri se réunit plus souvent avec ses «frères» à Istanbul ou à Kuala Lumpur qu’avec ses partenaires de la CLTD à Alger –, appliquant hardiment un agenda étranger et forcément anti-algérien. On imagine mal qu’un parti d’opposition comme le RCD, qui a pourtant fait des sacrifices pour siéger dans le même concile que d’irréductibles islamistes, peut y être d’un quelconque secours, alors qu’il est lui-même absorbé par une dissidence interne qui risque de lui être fatale et dont certaines attitudes s’apparentent à de la barbouzerie. D’autres formations de cette structure ont un pied dans l’opposition et l’autre au pouvoir. Le révolutionnisme de salon d’Ali Benflis et les envolées lyriques de Sofiane Djilali sont assurément insuffisants pour faire redémarrer un projet aussi ambitieux.
R. M.

Comment (16)

    Anonyme
    14 mars 2016 - 17 h 52 min

    Dieu ! Que certains hommes
    Dieu ! Que certains hommes peuvent paraître proches. Proches, d’une proximité dont l’ancrage profond ne se dévoile crûment qu’avec leur disparition. De leur vivant on les croit éternels et chaque jour qui passe nous égare un peu plus dans l’impossible présomption qu’ils sont faits pour ne pas mourir. Aussi, La survenue de leur trépas sonne comme une soudaineté maléfique, une fin absurde, fruit de la volonté divine dont on refuse d’accepter la fatalité. Feu Aït Ahmed fait partie de ces hommes. De ces hommes d’action et de réflexion voués à l’éternité et dont la présence rassure, car éclairante face aux périls et dérives que les forces obscures et malfaisantes s’échinent à disséminer, au gré de leurs intérêts égoïstes et de leurs insalubres ambitions, sur la voie des braves. Il est de ces hommes /sentinelles que l’on peut côtoyer sans qu’il soit nécessaire de les connaitre personnellement car persuadé : que leur abord ne peut qu’être à l’image de ce qu’ils représentent, que leur personne ne peut qu’être conforme à ce qu’ils symbolisent ( Amour, rectitude, humilité, générosité, compétence).
    Sa conception de la pratique politique repose avant tout sur le dialogue et le respect de toutes les opinions. Un crédo opposé à la violence qui ne convenait pas à ceux pour qui le pouvoir est une finalité qui justifie l’usage de tous les moyens y compris le crime. Ne voyant pas d’issues avec un FLN dévoyé il créa le FFS, premier parti d’opposition auquel il insuffla une morale, une tradition, un objectif.
    Hypocrisie ou reconnaissance tardive, peu importe : l’histoire retiendra que son refus catégorique des honneurs officiels n’a d’égale que la sincère ferveur avec laquelle ce peuple, duquel il est issu et en qui il avait une confiance absolue, l’a accompagné à sa dernière demeure. Jamais hommage ne fut aussi entier, aussi franc, aussi significatif à travers tout le territoire National comme pour faire un pied de nez à ceux qui ont, de tout temps, voulu le ghettoïser dans sa Kabylie natale. Dans sa mort, comme dans sa vie, Aït Ahmed donne l’exemple d’un être exceptionnel qui refuse de s’auto-honorer, se «contentant» des majestueux honneurs que lui réserve le peuple. Il est décédé en grand homme et aussitôt renaît en symbole rassembleur pour le peuple algérien, particulièrement sa jeunesse. Nos vieillards, qui nous servent de responsables politiques et militaires, même si l’espoir est infime, devront s’en inspirer.




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    Anonyme
    13 mars 2016 - 21 h 13 min

    Comme disait ma grand-mere
    Comme disait ma grand-mere (Allah yerhamha):

    « Ki Sidi Ki Lalla »




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    Anonyme
    13 mars 2016 - 20 h 50 min

    C’est une opposition faite de
    C’est une opposition faite de bric et de broc, dont le trait saillant est l’inconsistance.
    L’aspect inflationniste de l’expression politique (60 partis ou plus) ainsi que les pérégrinations politiques qu’on colle à cette opposition, à tord ou à raison, ont rendu son message politique inconséquent.
    Le CNTLD aurait pu se fondre en un seul parti sur la base d’un accord programme cohérent sur le court, le moyen et le long terme.
    Le discours politique autour de ce programme pour démontrer, persuader convaincre aurait eu alors un écho voire un impact sur les différentes couches de la population.
    Mais il est difficile d’imaginer un seul instant le MSP se départir de son programme comme il est illusoire de croire que les plus en vue de cette opposition puissent faire fi de leur ambition personnelle au profit d’une démarche consensuelle.
    Un chef de file à la tête d’un cabinet noire comme en Angleterre !! Un rêve impossible.
    Mais il n’est pas interdit de rêver.




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    Anonyme
    13 mars 2016 - 20 h 01 min

    Non M Mahmoudi,c pas
    Non M Mahmoudi,c pas l’opposition qui est en panne,c le peuple! Une opposition sans militants ne peut ruen. Contrairement à ce que dit saadani et benyounes,l’opposition a non seulement un projet économique mais un programme détaillé publié par M Benbitour,il y’a celui de nabni,d’autres ecoerts! En fait le programme est tout simple M Mahmoudi,c sur le plan politique la démocratie et la liberté de se réunir,de créer un parti..,or les partis de l’opposition ont du mal à trouver des salles pour leurs meetings! Sur le plan économique,c libérer les investisseurs privés des obstacles: réécoutez les plaintes de rebrab,de slim,et même de gens du fce qui dénoncent la bureaucratie même en étant pro pouvoir!! Le langage de l’opposition n’est pas percutant,oui c vrai,j’apprécie celui de Mokri qui axe son discours sur les échecs de ce pouvoir depuis 16 ans malgré un pouvoir absolu et des centaines de lilliards$!! C ça le discours que devrait tenir l’opposition! Que c gouvernants qui échouent après 4 mandats de suite et mènent à la faillite quitte!!




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    Anonyme
    13 mars 2016 - 19 h 44 min

    Notre pays est très malade et
    Notre pays est très malade et puis dirige squatte par des malades des fous qui sont capable de nous emmener dans une impasse dans un endroit de non retour …car ils n’ont rien à perdre rien …
    Sinon comment s’acharner sur un ton fil jadis lion devenu subitement un chat …non notre pays est en danger car des signes de l’extérieur se font sentir pour pousser ce pays dans l’abîme …et ces gens qui le font pousser ne possèdent aucune fibre de nationalisme..povre de nous !




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    Mohamed le Maadi
    13 mars 2016 - 17 h 08 min

    Il n’y a pas d’opposition au
    Il n’y a pas d’opposition au pays et il n’y en aura jamais.
    C’est le système qui est vicié est tout le monde veut en faire partie

    A quoi bon changer les fenêtres et les portes quand il faut reconstruire c’est a dire détruire avant tout la base.




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    karimdjazairi
    13 mars 2016 - 16 h 44 min

    Une opposition qui ne sait
    Une opposition qui ne sait que critiquer et ne se presente pas comme une force de proposition, comment s étonner qu elle soit en panne.

    Il faut dire aussi que la conjoncture actuelle n est pas propice à l opposition, mais à une union politique, compte tenu des dangers qui guettent notre pays, on peut saluer quelque part, la maturité des algériens, leur lucidité, il n est pas question d en rajouter une louche sur le plan intérieur.

    L opposition, quelqu elle soit, aura son role à jouer après les futures elections legislatives.




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    raselkhit
    13 mars 2016 - 16 h 35 min

    Comme il aurait été
    Comme il aurait été nécessaire d’avoir une opposition forte intelligente et surtout patriotique 25 après son explosion le PGS continue à s’entredéchirer ‘ s’invectiver à s’insulter les uns les autres et pourtant la plus grande masse des militants et des dirigeants de ce parti c’était des cadres de la nation et des intellectuels .Que pouvons nous attendre aujourd’hui d’une opposition constituée d’analphabètes et d’ignorants ?? L’opposition comme les parti au pouvoir est le reflet de notre société l’immense majorité sans réalité ni buts idéologique se battent pour des intérrêts personnels Si le FLN était constitué en 1954 de simple militant mais convaincu de la justesse des buts aujourd’hui malheureusement ce sont des fanatiques ignorants (rappelons nous la masse des militants et activistes du FIS et de l’AIS et du GIA .Malgré les efforts de l’état algérien pour former les habitants par l’augmentation des écoles CEM Lycées et établissement universitaire l’immense majorité à la fin de leurs études continuent à croire que la vie est gérée par des « DJNOUNS et autres houriettes .suffit de faire un tour dans n’importe quelle université et de discuter avec les étudiants de 5ème année de médecine ou de n’importe quelle école d’ingénieurs Tout le monde connait internet et face book mais très rare sont ceux capable de comprendre la portée de cette toile et d’en faire une analyse




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    Wind of change
    13 mars 2016 - 16 h 27 min

    A anonym 8h25
    Exact, pour

    A anonym 8h25

    Exact, pour preuve AP vient de publier une contribution du docteur Mabtoul qui doit nous interpeller tous

    Mes respect docteur Mabtoul




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    Anonyme
    13 mars 2016 - 16 h 12 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 12. mars 2016 – 17:23

    quand on ignore royalement le peuple lorsqu’il s’agit de décisions importantes telle que la révision constitutionnelle et autre ,on ne devrait rien lui demander quand les problèmes de gouvernance se posent ;
    le peuple veut la rente sans le pouvoir
    le pouvoir veut le pouvoir et la distribution de la rente
    GARE à une distribution de la rente qui mettrait en colere le peuple;
    mais pas de panique ,il y a pour le statut quo
    les réserves de change encore importantes
    les réserves de 173 tonnes d’or
    pour le changement ,la CNL TD et l’ISCO ont un programme imparable soutenu par les puissances extérieures qui ont le choix entre le clan et l’opposition.




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    zeghmot
    13 mars 2016 - 16 h 09 min

    Si effectivement l’opposition

    Si effectivement l’opposition dans sa diversité et ses antagonismes n’est pas exempte de reproches, Il y a lieu tout de même de reconnaitre que le régime actuel ne s’inscrit dans aucune perspective d’alternance pacifique sur la base de projets de sociétés et de respect de la volonté populaire librement exprimée et respectée. Le pouvoir a depuis longtemps verrouillé le champ d’expression politique et a très clairement fait savoir qu’il n’est disposé a aucun dialogue et a aucune concession a qui que ce soit.Pour se maintenir dans le statu quo actuel il est capable du pire. Que reste t il alors a l’opposition? persévérer dans son état actuel et espérer mieux (d’où?) ou l’affrontement. Dans les deux cas ce sont l’Algérie et la démocratie qui seront perdantes.




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    Anonyme
    13 mars 2016 - 12 h 53 min

    Une opposition en
    Une opposition en panne
    ___

    Bien-sûr!
    Quand nous avons des Benflis, des Djilali qui trouve même dans le 8 mars une matière à fustiger le « pouvoir » et des Hamrouche qui vient de sortir de son trou!




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    lhadi
    13 mars 2016 - 10 h 34 min

    .
    Le principal problème à

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    Le principal problème à surmonter pour permettre au système démocratique de s’ancrer est d’avoir des Partis politique suffisamment représentatifs de la société et une alternative politique crédible.
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    Or, ce n’est pas encore le cas.
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    La faiblesse de son enracinement social réel, le caractère parfois squelettique du nombre de ses militants, la pauvreté éventuelle de sa doctrine ou de son programme, ne peut conférer à cette opposition émiettée un brevet initial de représentativité.
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    Une alternance sans alternative est source d’ambitions personnelles qui induisent au Césarisme.
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    Cette conception concoure à réduire la vie politique à sa plus simple expression d’où leur image auprès de l’opinion s’avère médiocre car très peu se revendique d’une envergure nationale.
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    La seule manière, donc, de légitimer la volonté du leadership d’arriver au pouvoir, est d’expliquer au peuple algérien pourquoi la politique suivie est mauvaise et qu’une alternative aux erreurs, aux insuffisances, aux échecs stigmatisés, est nécessaire.
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    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Abou Stroff
    13 mars 2016 - 9 h 38 min

    si on admet l’hypothèse que
    si on admet l’hypothèse que la formation sociale algérienne se reproduit essentiellement grâce à la distribution de la rente et à la prédation et certainement pas grâce au travail productif (travail générateur de plus-value), alors, on peut comprendre la « stérilité » de l’opposition.
    en effet, contrairement aux formations sociales qui se reproduisent par et dans le travail qui structure la société en classes et couches sociales antagoniques (ces dernière étant représentées par des partis qui s’affrontent au sein de l’arène politique), la formation sociales algériennes est essentiellement divisée en deux grands ensembles. le premier (le patron) monopolise la distribution de la rente et s’impose comme seul agent créateur de richesses et le second (le client) reçoit des miettes de rente et soutient le premier en tant que démiurge de la réalité (le client peut même croire que ce qu’il reçoit de la part du patron est un don de DIEU).
    moralité de l’histoire: au sein de la formation sociale algérienne et au regard de son mode de reproduction, il n’y a aucune place pour une quelconque opposition en dehors de celle qui émergerait au sein même du premier ensemble (celui qui monopolise la distribution de la rente). en d’autres termes, les soi disant partis qui se positionnent en tant qu’opposition ne peuvent point susciter l’adhésion des algériens lambda puisqu’ils n’ont rien à offrir.
    conclusion provisoire: l’Algérie a besoin d’un visionnaire (d’un homme d’Etat) qui ferait fi du déterminisme économique et qui tracerait la voie vers une destruction systématique du système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, système qui nous avilit et qui nous réduit à des infra-humains.




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    Anonyme
    13 mars 2016 - 8 h 03 min

    Une opposition qui ne fait
    Une opposition qui ne fait jamais de proposition , qui là juste pour critiquer le gouvernement , cette opposition n’est pas crédible devant le peuple.




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    Anonyme
    13 mars 2016 - 7 h 25 min

    S’il n’ y a pas l’implication
    S’il n’ y a pas l’implication de tous les patriotes pour faire bouger les choses, dans ce cas là ça sert à rien de parler de l’avenir de l’Algérie qui sera sombre.

    Il faut absolument que nos intellectuelles prennent la plume et de donner leurs avis sur la situation sociale, Economiques et financière au lieu de rester dans un coin et critiquer tout…….

    Le temps de la critique est terminé si vous voulez sauver ce pays et ses enfants, il faut agir dans la constructive.

    PENSER UN PEU A L’AVENIR DU PAYS ET LAISSER DE COTÉ VOS ENVIES PERSONNEL.




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