Prêcher dans le désert ?

Par R. Mahmoudi – Aussi louable soit-elle sur le principe, l’instruction donnée à tous les imams à l’échelle nationale de consacrer le prêche de la prochaine prière du vendredi aux «menaces sécuritaires» auxquels notre pays est exposé et à sensibiliser les citoyens sur le danger qui nous guette à nos frontières risque d’être sans aucune incidence. D’abord, la question telle qu’elle est présentée est trop vague, trop politique pour qu’un simple citoyen puisse se sentir directement concerné. Comment l’Algérien peut-il concrètement se mobiliser pour faire face à une menace dont il sait pertinemment qu’elle vient de l’extérieur ou des fins fonds du désert ? Comment lui expliquer exactement son rôle dans pareil cas ? Quelles sont les orientations qui vont être relayées par ces imams ? Le ministre des Affaires religieuses, dans sa directive, n’en dit pas plus, mais connaissant le conformisme de nos imams, on ne s’attend pas à un travail d’ijtihad (effort personnel) dans ce domaine. Au mieux, les prêcheurs pourront s’étaler sur l’hérésie de la violence pratiquée au nom de la religion et rappeler la vraie signification du djihad, au sens large du terme, c'est-à-dire le devoir religieux et non pas la guerre sainte. Au pire, ils pourront sombrer dans un discours de propagande à la gloire du président de la République qui leur aura inspiré ce dars (leçon de morale). Ce prêche n’aura de sens que s’il porte très clairement sur l’exhortation de la jeunesse, par des fatwas tout aussi précises, à se détourner des idées colportées par les organisations qui prônent la violence, en leur inculquant la culture de la paix, de la tolérance, du respect de la différence et des valeurs communes à l’humanité. Il n’aura de sens que s’il suggère une voie susceptible d’empêcher une radicalisation accrue d’une partie de cette jeunesse livrée à elle-même et qui, comme toujours, devient la proie facile des groupes terroristes. Or, pour mener un tel travail, un seul prêche ne suffira certainement pas.
R. M.

Comment (28)

    Anonyme
    23 mars 2016 - 14 h 04 min

    Prêcher dans le désert ?
    Un

    Prêcher dans le désert ?
    Un titre d’une importance capitale, car prêcher pour qui et pourquoi ?
    Le désert est un espace inerte, constitué de milliards de grains de sables inertes, où la vision est illimitée et l’écho d’un appel ou d’un cri est nul. Alors pour qui prêcher ?
    De ce souci de protéger notre population, nos jeunes, nos cadres et nos…soldats empêtrés dans de sales missions ?
    Qu’en est-il aujourd’hui du droit à l’autodétermination du peuple algérien, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ? La tragédie, c’est que jamais ce pouvoir n’envisage « l’Etat de droit en construction » et autres promesses qu’il nous ressasse de crise en crise sous un angle réellement politique, c’est-à-dire prenant en compte la société. Il préfère nouer et dénouer dans les villas des hauteurs d’Alger des alliances éphémères entre compères d’égale duplicité.

    Anonyme
    23 mars 2016 - 13 h 31 min

    L’unité se fait par le
    L’unité se fait par le patriotisme de son peuple et non avec la religion, Bouteflika tente d’instaurer l’islam politique par tous les moyens au sein de la société, ce sont bien les Bouteflika qui tablent sur leur pérennité ou le chaos, c’est ce choix macabre qu’ils imposent au peuple algérien. Le retour du grand gangster traitre au service des américains en l’occurrence Khellil l’ami intime des Bouteflika n’augure rien de bon pour l’Algérie il faut s’attendre au pire. Bouteflika a choisi de se maintenir lui et son gang à la tête du pays avec l’aide de la France ce qui fait courir le risque au peuple algérien de subir une autre décennie noire ou pire. Les Bouteflika doivent partir au plus vite, pour que l’unité du peuple se fasse et se consolide. Il faut réhabiliter tous les patriote jeté en prison par le clan marocain d’Oujda, et chasser ce clan maudit et le juger.

    Anonyme
    23 mars 2016 - 12 h 59 min

    Par raafd (non vérifié) | 23.
    Par raafd (non vérifié) | 23. mars 2016 – 9:20
    Toz y a el maroki
    l’Algérie n’a jamais été un pays d’immigration elle appartient seulement à son peuple multimillénaires.
    L’unité du peuple se fera avec le départ des parasites marocains du clan d’Oujda et à leur têtes les frères Bouteflika jamais élus du peuple, le salut de l’Algérie et l’unité du peuple passe par des élections libres et démocratiques et l’expulsion des marocains et à leur tête les Bouteflika des mercenaires au service de la France. POINT BARRE
    C’est bien Bouteflika qui est au service de la France en se faisant soigner au Val De Grâce et qui a eu le soutien de la France pour un 4e mandat. Bouteflika doit partir avec tout son gang de mafieux mercenaires voleurs marocains. Les traitres internes comme toi le peuple s’en occupera.

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