Produits alimentaires : les prix à l’importation en baisse

Les prix baissent à l'importation, mais ne sont pas répercutés au niveau du consommateur. New Press

Les prix moyens à l’importation des produits alimentaires ont, dans l’ensemble, poursuivi leur baisse durant le premier trimestre 2016 par rapport au même trimestre de 2015, a appris l’APS auprès du ministère du Commerce. Ainsi, les prix moyens à l’importation des matières premières destinées à l’industrie agroalimentaire ont été marqués par des baisses allant entre 4% et 27% à l’exception de l’huile brute de tournesol. Pour les céréales, les prix ont reculé à 345 dollars/tonne pour le blé dur (-25% par rapport au 1er trimestre 2015), à 203 dollars/t pour le blé tendre (-19,1%) et à 179 dollars/t pour le maïs (-14,8%). Les prix ont baissé à 2 469 dollars/t pour les poudres de lait (-19%), à 340 dollars/t pour le sucre roux (-15,2%), à 609 dollars/t pour les huiles brutes pour l’industrie alimentaire (-27,4%). Par contre, l’huile de tournesol a vu ses prix à l’importation augmenter à 839 dollars/t (+7%).

Hausse fulgurante des prix à l’importation du café torréfié

Pour les autres produits de large consommation (produits d’épicerie), leurs prix à l’importation ont connu des baisses oscillant entre 4,7% et 31% à l’exception des prix du café torréfié qui ont augmenté de 447,7% (18 145 dollars/t contre 3 313 dollars/t au 1er trimestre 2015), des pâtes alimentaires à 1 651 dollars/t (+5,2%) et du thé à 2 149 dollars/t (+0,2%). Le prix du café non torréfié a été de 2 102 dollars/t (-12,4%), du concentré de tomate à 1.245 dollars/t (-25,2%), du sucre blanc à 500 dollars/t (-7,8%) et du lait infantile à 6 784 dollars/t (-4,7%). Pour les légumes secs, des baisses ont été observées pour les haricots secs à 914 dollars/t (-37%) et les pois secs à 553 dollars/t (-27%), alors que des hausses ont marqué l’ail à 1 661 dollars/t (+50,73%), les lentilles à 1.051 dollars/t (+9,6%) et les pois chiches à 1 147 dollars/t (+8,62%). Concernant les viandes et poissons, les prix à l’importation ont été de 3 473 dollars/t pour les viandes bovines réfrigérées (-20,7%), de 3.055 dollars/t pour les viandes bovines congelées (-11,5%), de 4.329 dollars/t pour les crustacés congelés (-13%) et de 1.320 dollars/t pour les poissons congelés (-17,3%). Citant également le ciment de construction dans son analyse, le ministère du Commerce indique que son prix moyen à l’importation a affiché une baisse de près de 21% en s’établissant à 61 dollars/t durant le 1er trimestre de 2016. Concernant la répartition des importations par opérateur économique, les deux offices de régulation, Office national interprofessionnel de lait (Onil) et Office algérien interprofessionnel des céréales (Oaic), ont encore dominé les importations de poudre de lait et des blés respectivement. Ainsi, l’Onil a importé 32 752 t de poudre de lait destinées à la transformation durant le 1er trimestre 2016 (41,26% des quantités globales importées), tandis que le reste des importations a été essentiellement réparti entre dix principaux importateurs privés. Les principaux pays fournisseurs de l’Algérie en poudre de lait sont au nombre de 14 dont les 5 premiers sont la Nouvelle-Zélande (28,03% des quantités importées), l’Argentine (23,42%), la France (19,71%), l’Uruguay (9%) et la Pologne (8,86%). Pour les blés dur et tendre, l’Oaic a réalisé la quasi-totalité des quantités importées sur la même période avec l’achat de 2,037 millions t (96,12% de la quantité totale importée).

Pour les huiles alimentaires brutes dont les principaux importateurs sont au nombre de six, une société privée est demeurée en première position avec 60,34% de la quantité totale importée. En matière d’importation de sucre roux, cette même société privée est demeurée dominante en assurant 84,5% du total importé pour une quantité de 370 964 t (124 millions de dollars). Quant au sucre blanc, il est constaté qu’une autre société privée a dominé ce marché à hauteur de 51,3% des importations de ce produit alimentaire effectuées durant les trois premiers mois de l’année 2016. Concernant le café non torréfié, les principaux importateurs sont au nombre de huit avec 50,74% du total des importations, alors que pour le café torréfié, un seul importateur a réalisé à lui seul près de 29% des quantités globales importées pour cette denrée. Pour ce qui concerne les importations de ciment, elles ont été réalisées à hauteur de 59% par huit opérateurs privés dont la plus grosse part est détenue par une société étrangère de fabrication de ciment en Algérie qui a représenté près de 24% des importations globales de ciment.

Bananes et pommes : plus de 80 millions dollars d’importations

En ce qui concerne les fruits frais, il a été importé pour 50,8 millions dollars de bananes durant le 1er trimestre 2016 (contre 48,35 millions dollars au 1er trimestre 2015) et pour 31,3 millions dollars de pommes (contre 37 millions dollars). La facture a été de 6,7 millions dollars pour les amandes décortiquées (contre 4,74 millions dollars), de près de 5 millions dollars de raisins secs (contre 3,88 millions dollars), et de 725 203 dollars d’abricots secs (contre 500 543 dollars), alors que les importations des pruneaux secs se sont chiffrées à 1,14 million dollars (contre 2,56 millions dollars). Il est, par ailleurs, constaté que la facture de l’ail importé a fortement augmenté en passant à 11,17 millions dollars (contre 8,48 millions dollars).

R. N.

Comment (2)

    Anonymous
    4 juillet 2016 - 16 h 44 min

    Quand ils serrent la ceinture

    Quand ils serrent la ceinture, ils pondent de l’argent.
    On voit bien que l’Algérie est gérée de puis 16 ans par des lois maffieuses.
    Ces chakaristes ou ces criquets humains qui ont tout mangé à leur passage.




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    Anonymous
    4 juillet 2016 - 13 h 33 min

    Surfacturations et fausses
    Surfacturations et fausses déclarations illégales, et illicites des produits alimentaires depuis des années et accumulations de richesses illégales et illicites par les barons mafieux des importations qui ont pignon sur rue
    et complicités avec les banques, les douanes, le commerce extérieur, et les institutions de l’état et des gouvernements précédents

    Comment voulez-vous que l’Algérie décolle comme les pays émergents, les dragons de l’Asie,
    la Corée du Sud avec ces Mafias des importations, et leurs complices dans les institutions de l’état:
    Parlement,Sénat, ministères, directions générales, etc,…..?!




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