Erreurs des années 1980, dites-vous ?

Par Hamid B. – La déclaration attribuée au président de la République parlant des erreurs des années 1980 jette un discrédit sur les gouvernants de cette période mais en ne donnant pas de précisions sur ces erreurs. Cela s’apparente à du dénigrement et amène, alors, à se questionner sur la qualité de la gouvernance des années 2000. Beaucoup d’Algériens, sinon la majorité, s’ils pouvaient s’exprimer librement, pensent que cette dernière période est un véritable désastre pour le pays.

Quelques exemples : gaspillage des ressources en devises – les plus élevées qu’ait connues le pays – par des appels inconsidérés aux entreprises étrangères au détriment des entreprises nationales et, donc, perte en emplois et savoir-faire. L’option prise en faveur des infrastructures et logements sociaux s’est faite au détriment des investissements productifs, source de croissance, de richesse et d’emplois. Si au moins ces réalisations avait été confiées à des entreprises nationales et il y avait-eu recours à des fournitures locales au lieu de recourir aux importations, source d’hémorragie en devises et de corruption.

Encourager les importations, c’est encourager la corruption. Imposer le crédit documentaire, c’est favoriser et sécuriser les fournisseurs étrangers au détriment des entreprises locales qui sont, ainsi, obligées de mobiliser des ressources qui auraient pu être utilisées pour les besoins locaux. Qui peut imposer une telle mesure, en dépit du bon sens, sinon au plus haut niveau ? Imposer la règle 51/49 aux entreprises étrangères, c’est les décourager à investir dans le pays, alors que la législation en vigueur permettait déjà de l’imposer au cas par cas, selon les besoins, sans la généraliser et sans, donc, en faire un repoussoir pour les investissements étrangers dont aurait besoin le pays.

Ce sont donc des mesures antiéconomiques qui ont porté un grand préjudice au pays. Il y a aussi le régionalisme affiché dans le choix des cadres, des responsables, des programmes d’infrastructures urbaines. Plus que des erreurs, ce sont des fautes qui resteront dans l’histoire.

H. B.

Comment (57)

    MDAMAR
    29 novembre 2016 - 11 h 06 min

    un point est à soulever en ce
    un point est à soulever en ce qui concerne le recrutement des jeunes diplômés universitaires : au niveau des universités ne passent le magistère et le master que la progéniture des professeurs et assistants des instituts et eux seuls peuvent béneficier de bourses à l’étranger et sans contrainte aucune et avec l’appui du paternel pour étudier en Europe et s’y installer définitivement.un aller sans retour. cet état de fait a été constaté au niveau des facultés de médecine , les fils de toubibs ,et quels toubibs, sont les plus chanceux de décrocher une place à la fac de médecine .un ami m’a raconté une anecdote au niveau de l’usine des pelles et grues de Ain Smara, lors d’un recrutement , un grand nombre de candidats qui se sont présentés avec des dossiers bien ficelés ont été éconduits au profit de garnements sans aucune formation fils d’anciens travailleurs de l’usine. « le recruteur » sans aucun scrupule , mit de coté les proches de l’usine et cria très fort à la face des autres que l’usine n’a plus besoin de recrues. ainsi donc LA PIECE EST JOUEE. Un directeur général d’une institution d’information ,a placé toute sa dechra dans des postes clés ainsi que des « AMIES » sans aucune formation ni connaissance du métier de l’information et du journalisme , idem pour les autres sociétés , sonelgaz, ptt, naftal …. on place des proches et des parents pour des postes sûrs , quant aux autres ,ceux du bas peuple , qu’ils vont laver les toilettes et balayer devant le bureau d’un DG privé ignare que les circonstances et la chkara ont propulsé sur la scène. Ainsi on est bien arrivé à ce qu’ a souhaité notre premier responsable lors de son investiture, en prenant comme exemple l’Egypte , un universitaire peut exercer le métier de serveur dans un café .on est bien arrivé à ce niveau de mépris flagrant.




    0



    0
    mouatène
    1 septembre 2016 - 17 h 23 min

    si vous voulez réellement
    si vous voulez réellement connaitre les vrais raisons de la destruction de l’économies du pays à partir de 1980, par le nombre abdelhamid BRAHIMI, ministre de la planification et ensuite chef du gouvernement, il faudra prendre contact avec deux anciens wali . si khélifa et si kaddour. et bien sur lala h’lima. les anciens ministres en savent quelque chose. et bien sur la complicite a touché le sommet de l’état. ça !!! c’est la vérité !!! si non askout !!!!!!




    0



    0
    Anonymous
    30 août 2016 - 10 h 37 min

    Erreurs des années 1980,
    Erreurs des années 1980, dites-vous ? = Cumuls des luttes au sommet de l’état
    Depuis le coup de force de 1962
    Erreurs des années 1980, dites-vous ? = Système corrompu, policier, répressif, tout sécuritaire, depuis 1962
    Erreurs des années 1980, dites-vous ? = Marginalisation du peuple,
    Et de ses élites civiles,nationalistes,intègres, pacifiques
    Et compétentes
    Erreurs des années 1980, dites-vous ? = Luttes de classes inégales
    Entre une classe bureaucratique militaire, incompétente
    Issue du clan dictatorial militaire de Oujda
    Et des classes naissantes pauvres,défavorisées, disparates,
    Et non homogènes pour qu’ils puissent constituent une force civile
    Démocratique, d’opposition pacifique,instruite, à la dictature militaire
    Incompétente

    Ceux ci pour l’honneteté intellectuelle, et historique, pour tirer les leçons des échecs, et des malheurs du passé
    Dramatique, et sanglant de l’Algérie, par manque cruel surtout de Justice, et de Démocratie, et de respect pour la dignité du pauvre citoyen algérien piétinée par les dépassements, et les débordements incontrolés des responsables
    Grands Hommages au G.P..R.A civil, éclairé,pacifique, et sage
    Cela ne m’empeche pas de dire الله يرحمهم و الله يغفر لهم للجميع اءمين




    0



    0
    hamida
    30 août 2016 - 0 h 28 min

    en 80 c’est d’abord l
    en 80 c’est d’abord l’université qui a été détruite par l’arabisation et la doctorisation (phd de 60 pages quand il existe) de non bacheliers, production de douctours qui sont nuls sans titres et occupent les postes de recteurs et de doyens pour bien casser le peu qui reste.




    0



    0
    Anonymous
    29 août 2016 - 9 h 07 min

    1979-1992: incompétences, et
    1979-1992: incompétences, et manques d’autorités pour asseoir les bases du développement économique

    1999-2016: Corruptions, démagogies, mensonges, gaspillages, dépenses, et scandales de malversations qui se sont bien exportés à l’étranger pour avoir en retour un discrédit total sur les institutions algériennes

    Malheureusement c’est le pauvre peuple algérien qui va payer cette mauvaise situation par une austérité de plus en plus sévère, et surtout injuste – le retour de la manivelle sur sa figure –




    0



    0
    TheBraiN
    29 août 2016 - 9 h 03 min

    D’abord vous avez bien raison
    D’abord vous avez bien raison de préciser qu’il s’agit d’une déclaration attribuée au président .
    Ensuite, et sur le fond , il s’agit d’une tactique politicienne bien connue et utilisée partout , y compris dans ce que certains appellent par « les démocraties » .
    S’il s’agit de faire un bilan des 2 périodes en question (Chadli , Bouteflika) , il faudra le faire avec un maximum d’honnêteté intellectuelle en tenant compte des différents contextes y afférant .
    Comme nous sommes en 2016 , et en toute honnêteté , je me permettrai juste de faire un mini-bilan de la période 1999-2013 (l’année ou le président Bouteflika a cessé de « diriger ») avec 2 points essentiels , l’un positif , l’autre négatif.
    Le point positif à mettre au crédit du président Bouteflika aura été la façon dont a été évité le traquenard destructeur du « printemps arabe » .
    Le point négatif aura été l’amplification exponentielle de la corruption !




    0



    0
    Anonymous
    29 août 2016 - 8 h 56 min

    1979-1992: La non maitrise
    1979-1992: La non maitrise des processus de développement économique, du stade des investissements
    Au stade de la production en masse pour le décollage économique, et l’exportation du surplus des richesses
    à cause d’un système bureaucratique – sécuritaire incompétent , corrompu, et rigide

    1999-2016: Un système de développement économique calqué sur certains models importés du Moyen Orient
    Basé sur les infrastructures, et batiments (inexportables pour le pays),
    Grands consommateurs (massacreurs) des terres agricoles fertiles
    Sources d’emploi, de production de richesses, et d’exportations de surplus
    Système basé sur la formation d’élites affairistes, opportunistes, et incompétentes,
    Et des activités opaques, sans transparences à cause d’un manque de justice, et de démocratie
    1999-2016: développement flous sans visions, et sans objectifs stratégiques à atteindre
    Pour le décollage économique, et industriel définitifs




    0



    0
    Anonymous
    28 août 2016 - 23 h 52 min

    1999-2016 une véritable
    1999-2016 une véritable calamité économique pour la pauvre Algérie
    Gaspillages inqualifiables des ressources du pays, mal gouvernance, incompétences,opportunisme, Clientélisme, népotisme, manques graves de visions claires, et de stratégies de décollages économiques à L’instar de la grande Corée, de la Malaisie, et meme de la Turquie opportuniste avec les marchés arabes du Golfe, et du Moyen Orient,…..

    Les rigidités du fonctionnement du système (moins souple),l’entetement, le manque de démocratie, et de Justice,et l’arrogance envers le peuple, et ses élites ont couté trop chère, et peut etre d’une façon irréversible, Et irrémédiable au développement, et la sortie de crise de la pauvre Algérie des expériences avec échecs Historiques – la « révolution agraire,…..?! »; « la gestion socialiste des entreprises,…..?! »
    Trop bureaucratisées , trop de lois, trop de paperasses, et trop de temps perdus




    0



    0
    Anonymous
    27 août 2016 - 18 h 04 min

    Ce sont les erreurs des
    Ce sont les erreurs des années 80 qui nous ont laisse organise une seule coupe d’afrique dasn des stades construits par des entreprises locales .Ce sont ces erreurs qui ont commence la realisation du metro de l’autoroute et l’aoroprt d’ALGER et si les finances n’ont pas fait dafut toutes ces realisations seraient terminées aux moidres couts pas comme voyre periode ou les prix ont quadriplé.Chacun defend son propre bilan et celui des années 2000 est indefendable parceque tout simplement inexistant.L’argent depense pour du vent.Le peuple des années 80 mangeait a sa faim avec bien sur viande rouge poissons et produits laitiers et la majorite de la popluation passait des vacances a l’etranger .Maintenant tout ça du luxe pour 90% de la population n »st ce pas Mr Ouyahia qui habitait un F3 et declarait a ceux qui voulaient l’entendre et maintenant…….




    0



    0
    Erdt
    26 août 2016 - 23 h 04 min

    Bravo hamid B. En plein dans
    Bravo hamid B. En plein dans le mille! On ne lance pas des investissements publics qui seront réalisés par des etrzngers!! C le b.a.ba de la théorie de keynésien bien comprise: on lance c travaux pour donner du travail aux sociétés nationales,utiliser les matériaux et personnels locaux,sinon c un non sens. Je suis pas économiste mais c le bon sens! Boumediene était un vrai stratège: avant de lancer c travaux,il a mis le paquet sur les usines,cilenteries, raffineries,sonatrach,sonacome,snmc,sns….y tout y tout…universités,écoles d’ingénieurs inh,ingm,iap…entreprises de réalisations: sonatiba,dnc,sorecal,sonatrach…tous les domaines ont été investis!! Des apprentis qui n’ont rien compris à la théorie de keynes ont détruit tout ça en 78!! On diit:  » quand le bâtiment va,tout va »! Pourquoi? Parceque le bâtiment utilise plusieurs matériaux et personnels à condition qu’ils soient locaux!! Sinon tout va ailleurs mais pas chez nous!! A ceux sui critiquent boumediene et abdeslam de méditer leur erreur! Sous boum toute entrée du pétrole était investi en substitution,seule issue de salut! On ne peut pas s’insérer dans ce qu’ils appellent chaîne des valeurs mondiales,du moins pour les 5,10 ans a venir,on ne sait rien faire ni produire,sinon être esclaves des autres. Small lalmas et un autre expert,mahfoud,je crois,sur ennahar font le constat: » nos exportations hors pétrole stagnent à des sommes insignifiantes,nos entreprises sont familiales de très petite taille… » Mais sans tirer la conclusion évidente,simple et amère: : c qu’en réalité on n’a rien a exporter!!!




    0



    0
      anonyme dégouté
      27 août 2016 - 10 h 26 min

      SI monsieur on donne bien les
      SI monsieur on donne bien les travaux à des entreprises même étrangères qui savent faire et non à des entreprises nationales au gré à gré sans appel d’offres… ! boumediene l’a bien fait parce qu’il savait ce qu’est un investissement sur le long terme et non pas une entreprise nationale qui vous construit une merde qui tombe en ruines 3 mois après! ya monsieur Eftc. il faut comprendre que dans ce domaine seule compte la compétence ! quand on fait un investissement par millions voire par milliards on fait en sorte qu ce soit bien réalisé durable beau solide et résistant construit dans les règles de l’art alors votre patriotisme a deux balles qui a fait de l’algérie un vaste bidonville et qui a enrichi des nuls…gardez le pour vous !




      0



      0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.