Rassemblement samedi à Béjaïa en hommage à Amira Merabet

Précédent sit-in à Constantine en hommage à Amira Merabet. D. R.

La mobilisation se poursuit pour dénoncer l’acte barbare dont a été victime Amira Merabet, brûlée vive à El Khroub, dans la wilaya de Constantine, le 5 septembre dernier. Après de vibrants hommages à Alger, Oran et Constantine, c’est dans la wilaya de Béjaïa qu’aura lieu le samedi 17 septembre un rassemblement à l’appel de la société civile locale.

Des pancartes appelant à une large mobilisation ont été placardées un peu partout dans cette ville côtière. «Venez nombreux avec votre cœur, une bougie, un message, une fleur pour dire non à la violence», peut-on lire sur l’une des affiches. Le rassemblement aura lieu au centre-ville devant la stèle du défunt Saïd Mekbel. L’agression et puis l’assassinat de manière terrible de cette femme ont provoqué une véritable onde de choc à travers le territoire national, et même au-delà.

Le crime a fait le tour du monde et de la Toile. De nombreux médias étrangers l’ont largement traité. Depuis l’annonce de la mort d’Amira Merabet des suites des graves brûlures que lui a infligées son bourreau, la société civile se mobilise pour élever la voix contre la violence à l’égard des femmes et des enfants. A Alger comme à Oran et à Constantine, on demande que les auteurs de tels crimes reçoivent un châtiment exemplaire.

L’assassinat d’Amira Merabet rappelle à de nombreux Algériens un terrible souvenir d’une autre femme qui a été tuée dans une bourgade à M’sila. Toutes les deux ont été victimes de diables humains qui, visiblement, éprouvent de la haine pour les femmes. La mobilisation de la société civile vise, en effet, à adresser un message fort du rejet de la violence contre les femmes. C’est pour les organisateurs une manière de briser le mur du silence afin de combattre ce mal qui ronge la société.

Sonia Baker

Comment (7)

    lhadi
    14 septembre 2016 - 15 h 31 min

    L’héritage de nos coutumes et
    L’héritage de nos coutumes et de nos manières, l’éducation, le malheur, la malhonnêteté du « mâle » s’arrangent pour que la femme algérienne soit une femme ligotée, bâillonnée, enfermée dans les traditions réactionnaires, retardataires et rétrogrades.
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    Dessillons les yeux qui cherchent à échapper à l’emprise de la réalité: L’avènement d’une société, où des femmes toujours plus nombreuses pourront lutter pour une société de non-violence, avec comme compagnons et campagnes de route, des personnes qui ne déprécieront pas leur valeur n’est pas utopique. C’est tous et toutes, ensemble avec une solidarité agissante, que nous lèverons les obstacles considérables qui se dressent ici et là, excluant en grande majorité, nos concitoyennes qui connaissent les conditions de vie infrahumaines.
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    Dans ce dysfonctionnement grave dont les femmes souffrent le plus, les contraintes mettent en jeu des relations de genre selon le mode le plus archaïque et le plus attentatoire à leur liberté et leur dignité.
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    Le gouvernement doit travailler à une loi-cadre pour répondre aux attentes des femmes contre la misogynie, les discriminations, la légalisation de l’adultère source de destruction de la cellule familiale mais aussi pour leurs droits.
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    Un ministère de la condition féminine dissipera cet écran de fumée qui cache une immense hypocrisie.
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    C’est par le désir et la passion de la modernité que ce ministère facilitera la participation de la femme algérienne à la vie économique, sociale, culturelle et politique.
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    Il exigera des lois nouvelles, des mesures concrètes, des moyens matériels afin que la dignité de la femme algérienne soit au moins égale à celle de l’homme.
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    Il mettra en œuvre l’architecture nécessaire pour briser les carcans étouffant leur émancipation en somme leur permettra de développer leur créativité, leur autonomie dans les champs les plus diverses de l’activité humaine.La promotion de la femme n’est pas seulement un acte de justice (…).
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    Élevée par le sentiment de dignité que lui donnera l’exercice d’une réelle égalité, chaque femme aura une chance accrue d’épanouissement qui aura une répercussion heureuse dans la famille.

    La société toute entière bénéficiera ainsi de précieuses capacités, jusqu’ici inemployées, d’intelligence, d’activité, d’initiative.
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    Il ne faut plus qu’il y ait des limites à la parole féminine dans notre pays pour que la femme algérienne puisse assumer dans de bonne condition,ses responsabilités.
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    Qu’on se le dise, la femme algérienne est la clé de voûte de la famille, de la société, du pays. De même qu’une société marquée par la défaillance ne peut nourrir l’espoir.
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    Par voie de conséquences, s’impliquer d’un regain d’esprit et de responsabilité qui doit nous porter par cette nécessité salvatrice d’une doctrine politique qui respecte l’idée d’une société moralisée, est une obligation ardente.
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    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Mohamed El Maadi
    14 septembre 2016 - 10 h 15 min

    Le premier responsable est l
    Le premier responsable est l’Etat qui s’il ne prend pas les mesures necessaires doit etre dénoncé a la communauté international. Il faut que cela cessent sinon garder vos lecons de droits de l’homme qui est une supercherie. Vous etes des malades au pays et de gros misogyne.

    AP vous devez etre en premiere ligne pour denoncer les violences faite au femmes et etre sans concession dans votre engagement.

    Je vous invite a mettres les photos des victimes en medaillons sur votre site avec comme slogan’ ne les oublions pas’




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      TheBraiN
      14 septembre 2016 - 14 h 14 min

      C’est la « communauté
      C’est la « communauté internationale » , aidée par les droitdelhommistes « locaux »qui serait la première à s’attaquer à l’état Algérien s’il prenait les « bonnes mesures » .




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    Lecteur
    14 septembre 2016 - 0 h 49 min

    Les médias algériens ne
    Les médias algériens ne donnent pas l’information et tentent de manipuler les faits ou de les utiliser à d’autres fins. Cela a été fait durant les années 90 et ça continue.

    D’abord, rapporter l’information correcte et préciser au lecteur ce qui c’est réellement passé. Il s’agit d’un fait divers relevant de la recrudescence de la criminalité dans une ville très violente comme El-Khroub. Ensuite expliquer les liens de la victime avec son ou ses assassins.

    Au lieu de cela, on tente encore de mentir et d’orienter à des fins idéologiques.

    C’est décevant!




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      Lyes Oukane
      14 septembre 2016 - 14 h 33 min

      @ Lecteur

      @ Lecteur

      je m’en fout des liens ou pas de la victime avec son bourreau . C’est toi qui cherches à m’orienter vers des futilités . Si la victime avait été de ton entourage tu n’aurais pas eu le même discours bidon . Même si cette pauvre femme avait été l’épouse ou la fille ou la mère de l’assassin qu’est ce que cela aurait changé ? aller vas-y explique moi !

      El Khroub très violente ? pas plus , pas moins que tout le reste du pays !




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    femme martyre
    13 septembre 2016 - 22 h 25 min

    j’espère que les assassins
    j’espère que les assassins seront punis de façon exemplaire ! notre société ne connaissait pas cette violence extrême venue dans les bagages des salafistes wahbites ! l’algérie entière doit identifier le mal qui l’attaque ! l’algérie entière doit lutter contre l’endoctrinement! les assassins sont probablement parmi les terroristes que l’armée traque sans relâche dans les maquis , ils doivent être frustrés de voir leurs casemates détruites leur armement saisi! ils paieront cher ! nous comptons sur l’efficacité de nos services de sécurité




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    Vague De Fond
    13 septembre 2016 - 21 h 04 min

    C’est bien de savoir que
    C’est bien de savoir que Bedjaia aussi se mobilise pour dénoncer ce crime abjecte. Une femme n’est pas un objet qu’on peut posséder à sa guise. Mais, dans notre pays c’est comme ça, et c’est voulu, tout est organisé en fonction de la force brutale, le plus puissant considérant le plus faible comme sa chose et les autres, ceux là qui ont décidé que nous sommes nés pour souffrir se savent tranquilles. Qui pourra nous libérer de ces monstrueux personnages qui tiennent d’une main, notre destin et de l’autre la gorge de Dieu. Arracher la vie d’une femme, l’écraser et lui passer 2 fois sur le corps avec sa voiture comme à M’sila ou l’immoler comme à Constantine pour avoir refuser les avances d’un homme risque de se banaliser s’il n’ya pas de mobilisation durable. C’est pas facile. Et c’est bien que Bgayet comme disent les gens du coin, dénonce ces minables qui se prennent pour des durs. Bgayet qui a donné a donné 2 symboles du courage des femmes, Nabila Djahnine, 29 ans, présidente de l’association Tighri n’Tmetut (cri de la femme), assassinée par le GIA en Février 1995 à Tizi-Ouzou où elle vivait et Katia Bengana, 17 ans lycéenne, assassinée en Fevrier 1994 à Meftah pour avoir refusé de porter le foulard islamique que les assassins du FIS voulaient lui imposer. Reposez en paix, Amira Merabet de Constantine et Razika Cherif de M’sila.




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