L’indice de confiance des patrons au plus bas niveau

L’indice de confiance dans la branche agroalimentaire areculé de 16 points. New Press

L’enquête mensuelle Baromètre des chefs d’entreprise, réalisée par le FCE, a abouti à des conclusions peu encourageantes. L’indice de confiance des chefs d’entreprise, résultat le plus connu de l’enquête, est à son plus bas niveau depuis 2010. Après avoir connu une légère amélioration en juin dernier avec une valeur positive (+1), l’indice de confiance global replonge  dans la zone négative avec une valeur négative (-10), indique-t-on, graphes à l’appui.

Cela représente un recul de 11 points. Cet indice est calculé sur la base des perspectives de production, du volume des commandes et du niveau des stocks. Ce recul de l’indice est dû d’abord au niveau des commandes qui a baissé de 20 points en passant de 2 points en juin à -18 points en juillet. Cette baisse importante s’explique aussi par les prix d’achat des matières premières qui ont augmenté. A cela s’ajoutent les stocks de produits fabriqués qui ont augmenté de 26 points (+1 point en juillet contre -25 juin).

Les réalisateurs de cette enquête n’excluent pas un autre facteur qui a contribué à ce recul : le départ en congé en juillet qui aurait affecté le dynamisme des entreprises et provoqué un ralentissement de leurs activités. Il y a également les arrêts techniques pour la maintenance des équipements qui aurait aussi impacté négativement l’indice de confiance pour tous les secteurs. Le secteur industriel est le plus affecté, particulièrement la branche agroalimentaire dont l’indice de confiance a reculé de 16 points. Celui du BTPH a également enregistré un recul de 12 points en raison notamment de la baisse importante de la commande publique. Le secteur des services connaît aussi une baisse de l’indice de confiance de 8 points en raison de la baisse des rentrées. Toutes les autres industries se trouvent dans la zone négative depuis le mois mars 2016, précise l’enquête du FCE qui souligne qu’une dizaine de contraintes identifiées et classées par ordre d’importance par les chefs d’entreprise. La difficulté de recouvrement des créances se place au premier rang des contraintes.

32,4% des chefs d’entreprises se plaignent de cette difficulté qui affecte souvent le dynamisme de l’entreprise. Autre contrainte : la rupture dans la distribution d’énergie dont souffrent  22,1% des entreprises. Il y a également les problèmes d’approvisionnement en matières premières et enfin la difficulté d’accès au crédit qui représentent respectivement 19,1% et 13,2% des entreprises. L’indice de confiance du FCE en particulièrement en baisse dans la région Centre où se concentre le gros de l’industrie nationale. Cette baisse est un signe de crise que connaît le pays. Une crise qui se traduit par un ralentissement général de l’activité commerciale et économique.

Sonia Baker

Comment (2)

    faiza
    18 septembre 2016 - 19 h 35 min

    cette enquête date d’il y a
    cette enquête date d’il y a un mois, c’est du réchauffé




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      fowzi
      19 septembre 2016 - 12 h 10 min

      peut-être! mais la descente
      peut-être! mais la descente en vrille de l’économie algérienne date de plus de deux ans et c’est une réalité palpable par les sans-dents ».




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